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Roland HUREAUX

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 20:11

 

L’idée de complot n’a pas bonne presse.

Il faut dans ce cas-là assurer ses arrières en revenant au dictionnaire. Complot : résolution concertée secrètement et pour un but le plus souvent coupable (Littré). Le mot de complotisme, habitude de voir partout l’effet de complots, est plus récent.

Pour qu’il y ait complot, il donc faut une action, secrète, à plusieurs   et dans un but   coupable mais pas forcément.

 

Une nouvelle dominance mondiale ?

 

Se répand aujourd’hui  de plus en plus l’idée  que domine  le monde un certain nombre d’hommes , généralement nord-américains  , animés de  la même idéologie : dépassement des Etats, abolition des règles morales traditionnelles en matière de sexualité, fongibilité et indifférence des sexes et des   races, ouvertures des frontières au libre-échange, au mouvements  de capitaux  et surtout aux mouvements migratoires,  volonté d’instaurer un gouvernement mondial  chargé notamment de contrôler le climat et de réduire la population de la planète .

Ils imposent d’autant mieux leurs idées qu’ils ont la main mise directe ou indirecte sur la majorité des médias internationaux. 

Leurs adversaires, défendent à l’inverse le fait national, les frontières, la morale naturelle (dite aussi laïque) , la famille. Loin d’être invités à débattre, ils font l’objet d’anathèmes violents ou d’une  exclusion  médiatique . Le qualificatif qui leur est le plus souvent apposé est celui de populistes, ce qui laisse supposer que les dominants disqualifient tout ce qui vient du peuple.

Comme si le contrôle de la presse ne leur suffisait pas, ces forces   ont commencé à imposer leur propre censure avec la complicité de gouvernements comme celui de Macron ou de la commission européenne.  Cette censure vise ce qui échappe à la presse officielle : Facebook, Twitter, Internet etc. ; où les grands serveurs  s’arrogent le droit de chasser les propos « haineux »  et plus généralement tout ce qui ne va pas dans leur sens, voire de censurer le président des Etats-Unis lui-même.

Bien que la vision du monde propre aux opposants à l’ordre mondial soit généralement  qualifiée de complotisme, on peut se demander  si  cette appellation  est  fondée : d’abord, parce que , nous y reviendrons, ce n’est pas un petit nombre d’hommes qui contrôle ces évolutions de la politique mondiale, c’est souvent un seul ,  tel George Soros.

Ensuite parce que la plupart de ces actions   ne sont pas secrètes . Il suffit de consulter internet pour voir que la plupart du temps, leurs protagonistes agissent au   grand jour : c’est ouvertement  que  John D. Rockefeller , une des dernières figures de cette dynastie, avouait sans fard  travailler à l’établissement d’un gouvernement mondial. Ajoutons que la plupart de ces magnats pensent œuvrer pour le  bien de l’humanité : ainsi ceux qui veulent un monde sans  frontières ou  un  malthusianisme généralisé.

L’important est qu’un très petit nombre d’hommes semble aujourd’hui  déterminer beaucoup de choses de la politique internationale, bonnes ou mauvaises.  S’ils sont peu nombreux, on ne voit pas comment ils consulteraient l’ensemble de la  population des pays concernés; on dira alors qu’ils ne sont pas démocrates et  même que c’est eux qui complotent contre  la démocratie.  Ils l’avouent d’ailleurs à leur manière : démocrate vient demos, le peuple, l’équivalent de  populus en latin, d’où vient populiste , mot qui suscite leur dégoût.

 

Les effets du Covid 19

 

La récente crise du Covid 19 a montré une large concertation à  l’échelle mondiale de la riposte à la crise : confinement -  jugé par beaucoup  excessif- , atteintes aux libertés fondamentales  ; le ministère de la santé français semblait être aux ordres de l’ OMS. Or l’OMS, en principe institution internationale publique,  reçoit 40 % de son financement de Bill Gates qui était il y a peu l’homme le plus riche du monde.

Il est patent qu’un médicament, ni bon, ni mauvais en soi,  mais qui était alors le seul sur le marché, la chloroquine ait  été interdit au tout début de l’épidémie  en France et dans beaucoup de pays.   Le même Gates qui n’a aucune qualification médicale s’est prononcé  contre son utilisation.

A l’occasion de cette crise, les liens qui existent ente Bill Gates, l’OMS , les grandes industries pharmaceutiques (Big Pharma) et les principaux  responsables de la  santé en France et ailleurs ont été  mis au jour sans que personne ne les conteste.

Nous n’irons pas jusqu’à dire que l’épidémie, en principe partie de Chine, mais d’un laboratoire international où même la France était partie prenante, a été délibérée. Malgré quelques faits troublants, nous n’en avons aucune preuve.

Il reste qu’au moins dans le domaine de la santé, l’épidémie du Covid et la manière dont elle a été gérée ont contribué à nourrir l’idée d’ un complot international : analogie de méthodes d’un pays à l’autre, hostilité de principe à tous ceux qui s’en écartaient.

Du Covid, passons à la géopolitique.  Le seul pays d’Europe à avoir, à tort ou à raison,  refusé  totalement les mesures préconisées par  l’OMS est la Biélorussie qui passe  pour un dictature  fermée. Des élections présidentielles contestées y ont eu lieu cet été. Selon la Charte de Nations-Unies (article 2-7) , la démocratisation de ce pays relève de son peuple et de personne  d’autre. Est-ce un hasard que des éléments extérieurs aient tenté récemment d’y fomenter une révolution, comme une révolution avait été fomentée il y a sept ans en Ukraine – et plus tôt en Géorgie ?   On les appelait « révolutions orange ». Il suffisait qu’en émergent des pouvoirs hostiles à la Russie pour que l’Occident les qualifie de démocratiques. Au même moment, le FMI imposait à la Biélorussie des exigences exorbitantes.

Bill Gates a annoncé depuis longtemps son projet « humanitaire » de réduire la population mondiale des 9/10 – et d’améliorer sa santé – en imposant à la terre entière un vaccin contre une trentaine de maladies, dont des expériences passées laissent craindre  qu’elles pourraient aussi contenir des moyens de réduire la fertilité des couples.

Sur un plan plus large, en France, les opposants au système dominant dénoncent une entreprise mondiale  (ou mondialisée) de réforme  s’attaquant aux racines mêmes de la société occidentale.

 

Les « bonnes œuvres » de George Soros

 

Il suffit de voir la liste, publique, de toutes les « bonnes œuvres » de quelqu’un comme George Soros, milliardaire américain nonagénaire, au travers de sa Foundation for an Open Société et ses centaines  de succursales pour savoir d’ où part cette entreprise  :

Subversion de la famille par les Femen, groupe d’agitatrices parties  d’Ukraine pratiquant la provocation et  la profanation des lieux de culte chrétiens,  soutien des  mouvements ultra-féministes et  libertaires, aux Etats-Unis , en Europe mais aussi dans des  pays du Tiers monde plus vulnérables. Un autre milliardaire, Warren Buffet finance  largement les mouvements pro-avortement .

Promotion de l’homosexualité au travers des mouvements LGBT, largement financés par Soros.

Campagne pour la légalisation des drogues douces.

Aide aux transports des migrants en Méditerranée, aux manifestants pro-migrants et anti-Trump en Californie et plus récemment au mouvement racial Black lives matter.

Subvention aux mouvements pro-migrants (No Border) ou d’ultra gauche (black blocks) internationaux qui , en France,  ont infiltré, pourri et finalement discrédité les Gilets jaunes dont la cible était précisément  l’ordre mondial.

Aide au collectif de lutte contre l’islamophobie, proche des Frères musulmans.

Soros s’est vanté de subvertir l’Eglise catholique en y favorisant les mouvements dits progressistes.

Une étude récente a montré combien d’anciens agents  ou obligés de la Fondation Soros ont noyauté la Cour européenne des droits d’homme  pour y imposer leurs normes : musèlement de la police, extension indéfinie des droits des migrants.

Nous oublions sans doute beaucoup d’autres « œuvres » du milliardaire.

Nous ignorons en particulier quel rôle il a joué dans les guerres du Proche-Orient commencées sous le pavillon des   printemps arabes et qui ont orienté , en accord avec le gouvernement turc, plusieurs millions de réfugiés vers l’Europe.

Le principal auteur de  ces actions multiformes ne se cache pas : il suffit de regarder les comptes de ses  fondations sur Internet pour voir où vont les milliards de dollars qu’il consacre annuellement  à ses bonnes œuvres ; il ne complote pas puisqu’il est apparemment seul à décider et qu’il est persuadé qu’il s’agit de bonnes actions.  

L’ancien président de la République tchèque Vaklav Klaus, qui n’était pourtant pas du genre à donner dans la démonologie, disait de Soros : « tout ce que  fait cet homme est mauvais, tout ce que dit cet homme est mauvais , cet homme est le diable ».

Pour ceux qui penseraient que systématiser ce genre d’approche  relève d’un fantasme franco-français, précisions que, parmi beaucoup d’autres, Robert Kennedy Jr, avocat new yorkais, petit-neveu du président,  reprend à peu près les mêmes accusations à l’égard de Bill Gates qu’il envisage de  traduire devant la Cour pénale internationale  pour crime contre l’humanité.

 

Géopolitique

 

Des manifestations contre la poursuite du confinement se multiplient   à Berlin, à Londres, à New York. Pas encore en France…

Nous avons évoqué d’autres terrains d’actions internationales    concertées : le rôle de l’Etat américain dans les guerres du Proche-Orient qui ont fait dans  7 pays  au moins 4 millions de morts  n’est guère contesté.   Il a été inspiré par les « néo-conservateurs » - qui sont en réalité des démocrates, tendance Obama-Clinton, désireux d’étendre par la force la démocratie dans le monde. Trump a en partie mis fin à cette politique.

Quand le Parlement français a adopté (après un vote très contestable du   Sénat) la loi Taubira instaurant le mariage homosexuel, le président Obama a obtenu un mois après jour pour jour que la Cour suprême oblige tous les Etats américains qui étaient réticents, soit 40 sur 50   à légaliser ce genre de cérémonie. Obama l’avait promis à Clooney et  Weinstein , les hommes le plus puissants de Hollywood à l’époque, soutiens traditionnels du parti démocrate. Mais pour convaincre la Cour suprême, il fallait qu’un grand Etat  européen bascule :  ce devait être la France . François Hollande avait sur ce sujet une obligation de résultat.

Nous pourrions, si nous savions tout, nous étendre sur le rôle de la haute finance internationale  dans la conduite des affaires du monde :  entre la direction  de Goldman Sachs, d’un côté ,    la Commission européenne et la direction de la Banque centrale  européenne, les allers-retours sont habituels :  ainsi  Draghi, Barroso. Le secrétaire général des Nations-Unies, autre portugais, António Guterres, pense que pour l’Europe, l’arrivée  massive d’ immigrés en n’est pas un problème, c’est la solution. Un de ses prédécesseurs, commissaire européen , puis secrétaire général adjoint des Nations-Unies, président de Goldman Sachs et de British Petroleum,   l’irlandais Peter Sutherland , aujourd’hui décédé, déclara lors d’une audition à la Chambre des Lords britannique, que « L’Union européenne doit , par l’immigration, saper l’homogénéité des nations » et que le multiculturalisme était un facteur de prospérité .  

Quelle est la puissance de ce qu’on appelle désormais l’Etat « profond » américain sur la scène mondiale, profond par opposition à l’Etat de surface qui est bien obligé, lui, d’obéir au président démocratiquement élu , ou de faire semblent ? Grande sans doute.

Les uns et les autres prêchent l’urgence de lutter contre le réchauffement  climatique  où ils voient un prétexte pour établir un gouvernement mondial : tout laisse  penser que  le phénomène Greta Thurnberg est  une invention de George Soros.

Argent, sexe, idéologie, diplomatie, guerre : comment sont articulés ces différents pouvoirs qui semblent  exercer dans  leurs domaines  respectifs tant d’influence sur la planète  ?  Nous le  dirons quand nous en saurons plus.

 

L’idéologie, facteur de sectarisme

 

On pourrait imaginer que  certaines personnes  aient une opinion qui les marque d’un côté sur tel  sujet, et  d’un autre sur tel  autre sujet. Mais il n’en est pas question :  le sectarisme partisan aidant,   sur tous les sujets clivants que nous  avons évoqués, les maîtres de l’ordre  mondial sont pratiquement du même côté. S’ils sont pour l’immigration, ils sont aussi  pour le mariage homosexuel, s’ils sont pour l’euro, ils sont aussi  pour le libre-échange (deux concepts que pourtant les meilleurs économistes  jugent contradictoires) . Et ainsi de suite.

Quoique nous ayons cité quelques Européens, la plupart des membres les plus éminents de cette oligarchie mondiale vivent aux Etats-Unis, spécialement sur la côte Est, avec un pied à Londres. Beaucoup de choses sur la planète se décident entre New York et Londres. Soros se mêle des affaires de dizaines de pays du monde mais il vit à Long Island.

Presque tous les dirigeants de l’Occident sont sous la surveillance de cette oligarchie. Elle les fait plus ou moins élire – en tous les cas leurs adversaires  sont subrepticement   barrés - , et ils sont surveillés de près , que ce soit sur le plan financier ou sur le plan de mœurs afin d’exercer sur eux  d’éventuels chantages. Macron, comme l’était Obama, et comme devrait l’être Biden s’il est élu,  est l’exemple de ces dirigeants zombie entièrement sous la tutelle de l’ordre mondial dominant : à  aucun moment, sur aucun sujet, d’aucune manière, le président   français n’a été capable de marquer  la moindre  distance par  rapport à la doxa qu’inspire l’oligarchie internationale.   

Contrôlant à eux seuls plus de 90 % de la presse occidentale , nous en avons l’exemple en France, ils arrivent à imposer une idéologie dominante dont on a vu les caractères principaux    : mondialiste, antiétatique ( nous préférons ce mot à celui de libéral ), libertaire et tout ce qui en résulte, « antiraciste » ( au sens où l’entend  la famille  Traoré) , à l’occasion  pro-islamiste,    favorable à l’immigration, au libre-échange, défavorable à la famille , aux nations classiques, ultra-écologiste etc.  Les journalistes qui ne penseraient pas dans ce sens sont poussés hors de leur journal puis empêchés  de trouver du travail et même sans  de telles  sanctions, le conformisme qui s’est emparé de cette profession suffit à y  garantir le monolithisme de la pensée : ainsi aux Etats-Unis, 90 % des médias sont hostiles à  Trump, au Royaume-Uni, 80 % étaient hostiles au Brexit ( qui l’a pourtant emporté, ce qui montre que le verrouillage des opinions n’est pas définitif) . En France, 90 % sont favorables à l’Union européenne, bien qu’en 2005, 55% des Français se soient déclarés contre.

 

Une maladie de l’Occident

 

Tous ceux qui ont circulé dans le monde savent que les problèmes ne se posent pas de manière très différente  d’un  pays à l’autre. Même Poutine, qui, en Russie, offre l’exemple de la résistance aux idées dominantes dites « politiquement correctes » , est confronté à un   parti occidentaliste qui voudrait ramener la Russie sur les   rails.  Seuls des pays étrangers à notre héritage : Chine, Japon, Afrique noire ne semblent pas touchés par cette    problématique. Rappelons que quand  le pape François a réuni un synode sur la famille, c’est la menace de schisme  des évêques africains qui a fait obstacle à   une mention positive de l’homosexualité dans le document final .  Pour la plupart de ces sujets touchant aux mœurs, comme la procréation artificielle  pour femmes seules, les pays non-occidentaux nous prennent pour des  malades mentaux ou d’irrécupérables  décadents,   et comme ils ne nous aiment en général pas, iIs attendent que le fruit pourri  tombe de  lui-même.

Tous les figures de proue de l’ordre idéologique dominant, de quelque pays qu’ils soient mais surtout des Etats-Unis, ont aussi en commun d’être violemment anti-Trump.

Bien que le président Donald Trump n’ait  pas eu  l’intention de bouleverser  le capitalisme mondial, il a commis à leur égard des fautes inexpiables : d’abord il n’a pas été élu grâce à   eux. Sa fortune péronnelle le lui permettait. Ensuite il a pris  sur certains  sujets des options clairement contraires aux leurs :  alors qu’au début, il n’avait  pas d’opinion  bien nette sur les sujets sociétaux, il participe aux marches   pour la vie – dans un pays que la  question de l’avortement  a mis au bord de la guerre civile ; il a instauré un certain protectionnisme, rompant avec le dogme du progrès illimité du libre-échange ; il a aussi , au  moins s’agissant  d’autres  pays que l’Iran,  mis fin à la politique de  démocratisation forcée ( regime change)  du monde musulman, et quoi qu’il soit obligé de ménager les bellicistes américains,  il ne tient pas la   Russie de Poutine   pour un ennemi absolu. Il est encore difficile de dire si sa politique ultra-sioniste, pro-Netanyahou, tient à l’opportunisme électoral ou à une conviction de fond. Ajoutons qu’il est le seul président depuis tente ans à n’avoir pas déclenché de guerre.

 

Une Russie post-idéologique

 

A côté de Trump, Poutine est   l’ennemi numéro un des mondialistes libéraux-libertaires pour des raisons qu’il nous faut préciser : certes, l’Etat russe, compte tenu  de son héritage séculaire,  n’est pas prêt à  obéir à un quelconque gouvernement mondial, mais  quelque chose de plus profond est en jeu  : la Russie  est  un Etat post-idéologique. Après l’expérience terrible du communisme, idéologie pure et dure,   de 1917 à 1990 , les Russes sont vaccinés ; ils savent reconnaitre l’ idéologie, en particulier dans sa dimension antireligieuse et ils la fuient .  

Les leaders occidentaux, non vaccinés eux, se sont, après 1990, jetés tête baissée dans  le mondialisme prétendu libéral : abolition des frontières, y compris migratoires, ultra-libertarisme, antiracisme hystérique, repentance à tout va.  

Comme toute idéologie descend , d’une manière ou d’une autre, de la philosophie des Lumières,   ce mondialisme ultralibéral  est en quelque sorte cousin du communisme, lui aussi issu des Lumières.  Le mondialisme ploutocratique remplace l’internationalisme prolétarien ; il est une sorte une idéologie de remplacement pour ceux qui ont besoin d’une espérance séculière.   Or, à la différence de nos libéraux occidentaux, les dirigeants russes actuels ont dépassé l’héritage des Lumières  dont ils ont vu où elle les a menés : exaltant la patrie, les communautés historiques, l‘héritage religieux et culturel,  réticents à toute forme d’universalisme ( et donc étrangers au véritable impérialisme toujours lié à un projet mondial) , ils représentent   pour les mondialistes  occidentaux  une remise en cause  radicale. L’opposition qu’ils expriment   est bien autre chose que celle de la droite et de la gauche en Occident.  Ce n’est pas pour rien que Soros a désigné Poutine comme son ennemi numéro un.

Cette opposition entre deux visions du monde, plus radicales que celle qui a longtemps opposé l’Est  communiste et l’Ouest libéral, les républicains et les démocrates, la gauche et le droite européennes,  a trouvé au cours des trente dernières années   un terrain de prédilection aux Etats-Unis.

 Donald Trump a donné le sentiment à ses adversaires qu’il remettait en cause une évolution à sens unique du monde vers toujours moins de frontières,  toujours plus d’émancipation sexuelle,  toujours plus d’indifférence au « genre », à la race, à la religion. La victoire du camp adverse que nous appellerons faute de mieux national signifierait la remise en cause de la perspective qui leur est chère, celle d‘un gouvernement mondial dirigé par des gens comme eux. Comme tous les idéologues, ils ne pensent pas seulement que leurs idées sont meilleures mais qu’elles vont dans le sens de l’histoire : ils se qualifient eux-mêmes de « progressistes ». Il est remarquable que dans un pays comme la Pologne, les plus ardents adhérents à la construction européenne  et au mondialisme  soient  les anciens communistes. La maîtrise des médias  par les idéologues , même dans un pays comme les Etats-Unis, où ils ne contrôlent pas le pouvoir politique, leur permet d’imposer cette vision du monde à une majorité passive et de  livrer à l’anathème leurs adversaires. Dès que l’idéologie entre en jeu, la diabolisation se substitue au dialogue.

 

L’enjeu de l’élection présidentielle américaine

 

Le conglomérat d’acteurs, pour éviter de parler de complot, qui promeuvent le mondialisme libéral trouve son épicentre à l’aile centriste   du parti démocrate américain ,  pas son aile gauche, symbolisée par Bernie Sanders peu  concernée par cette dictature idéologique , celle qu’ont incarnée les époux Clinton et Obama. Quand Trump déclare ostensiblement se soigner à la chloroquine, ce n’est pas pour soutenir le Pr Raoult dont il ne connait peut-être même pas l’existence, mais pour jeter une pierre dans le jardin de son adversaire Gates. Et il n’est pas excessif de penser que les mêmes qui donnent le sentiment de dominer l’Europe tirent les ficelles du monde dans son ensemble    : Hillary et  Bill Clinton et leur âme  damnée John Podesta, M.et Mme Bill Gates, les patrons des Gafa et naturellement George Soros.

Les partisans de Trump ne se privent pas de répandre le bruit que plusieurs de ceux que nous venons de nommer sont impliqués dans le Lolita Express trafic pédocriminel qu’animait feu Jeffrey Epstein. La libération sexuelle qu’ils promeuvent  n’est pas que pour  les autres.  Au travers du Washington Post dont il est devenu propriétaire, Jeff Bezos (Amazon), désormais première fortune mondiale,  contrôle une bonne partie de l’opinion américaine. Marc Zuckerberg (Facebook) vient de faire savoir qu’il s’arrogeait le droit d’annoncer  le premier le résultat des élections présidentielles américaines.

C’est dire que la bataille qui se prépare aux Etats-Unis pour les  présidentielles de novembre 2020, est une batille d’importance mondiale. Ce sont deux visions du monde opposées qui s’affrontent. Malgré le silence des  médias européens sur le sujet, la lutte  est déjà terrible.

Beaucoup d’observateurs sont frappés par l’acharnement haineux du parti démocrate (de son aile dominante ) à mettre à mort politiquement   Trump.  Ces gens savent qu’après avoir dominé la société occidentale pendant trente ou quarante  ans et présidé à sa dégénérescence morale, ils jouent leur dernière carte.

L’irruption du vote électronique et du vote par correspondance, si propre aux tricheries, motivé par le Covid 19  vient encore compliquer  les choses.

 

Armageddon ?

 

Certains évangélistes voient dans cette bataille, l’ultime affrontement des forces  du bien et des forces  du mal, ce que  l’Apocalypse (Ap , 19, 11-21) appelle  la bataille d’Armageddon.  Mgr Vigano , ancien nonce à Washington, demande des neuvaines pour Trump alors que le  pape François, dont les liens avec les milieux mondialistes sont connus, quoique on n’en sache pas exactement  la nature,  appuie  de manière à peine discrète Biden, le candidat démocrate.

N’allons pas jusque-là : ni dans un sens ni dans l’autre nous ne sommes à  la fin de l’histoire. Mais la bataille qui s’annonce aura un impact considérable.

Les adversaires de Trump, comme tous les idéologues, croient qu’il y une   marche inexorable de l’histoire et qu’elle va dans le sens qu’ils souhaitent : l’élection de Trump en 2016 avait été pour eux un malheureux accident. Tout à leur vision idéologique de l’histoire, abandonnant tout scrupule démocratique, leurs partisans au sein de l’administration, des services de renseignement , du Congrès  ont mené pendant quatre ans une guerre impitoyable contre le président élu, allant  jusqu’à paralyser l’action de son administration, spécialement de  sa diplomatie.  Pour eux, cette malheureuse parenthèse doit se refermer et ce qu’ils tiennent pour le courant normal de l’histoire doit reprendre. C’est dire que la chape de plomb   du politiquement correct que ces gens-là contrôlent avec leurs réseaux de médias risque pour nous, citoyens  d’Europe occidentale, de se faire , en cas de succès de Biden,  plus lourde encore qu’elle n’a  jamais été. Les partisans du mondialisme, comme Emmanuel Macron, s’en trouveront confortés  

Au contraire, si Trump est réélu, il ne sera plus possible de dire que sa première élection était une parenthèse : les antimondialistes, ceux qui pensent que les patries, les liens familiaux  naturels, l’héritage culturel , la normalité démocratique  ne sont pas  un vain mot, tous ceux qui préfèrent le débat à la  chasse aux sorcières,  au motif d’antiracisme, de sexisme, d’homophobie – et en Europe d’islamophobie, pourront à nouveau marcher la tête haute ; ils pourront espérer que  l’Occident,  revenu à un mode de gouvernement normal,  pourra, une fois débarrassé de cette idéologie  mortifère qui exerce aujourd’hui son emprise sur lui, reprendre , comme l’a fait la Russie en 1990,  sa marche en avant  sur les voies de la nature et de  la raison .

 

Roland HUREAUX  

 

 

 

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