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Roland HUREAUX

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7 juin 2022 2 07 /06 /juin /2022 13:48

Pourquoi cette alliance entre ultra-libéraux et néo-nazis ?

 

 

Quel singulier paradoxe de voir que, dans la guerre d’Ukraine, le fer de lance du « libéralisme » occidental lequel prétend repousser l’autoritarisme russe, est composé de miliciens qualifiés de néo-nazis.

On a mis en doute leur existence : ceux qui ont voulu les  voir de près ont bien vu des militaires  ou paramilitaires, troupes de choc bien entrainées, dont les insignes ou les tatouages faisaient une référence claire aux symboles hitlériens.

 

Des néo-nazis dans le « camp de la liberté »

Autant qu’on le sache, ces milices étaient au départ composées de gens  originaires de l’Ouest du pays où était resté  le souvenir que les horreurs du stalinisme étaient pires que celles du socialisme national et même des  tentatives de collaboration avec le régime hitlérien entre 1940 et 1944 , découragées par le racisme allemand . Ils  cultivaient les symboles nazis comme la  svastika. Mais ces forces ont évolué. Elles ont bénéficié d’une formation particulière de l’armée américaine, ont reçu beaucoup  d’armes. Le président ukrainien Zelenski les a intégrés à l’armée où elles jouent  un rôle de troupes d’élite, comme  les  bataillons Azov, Aïdar, Secteur Droit [1] .  Des volontaires issus de tous les pays veulent les rejoindre.  Mises ainsi en valeur au sein de l’armée et de l’Etat, ces forces  pourraient, si l’Ukraine l’avait emporté,  faire rayonner  un modèle de soldat et une idéologie que l’on croyait révolus.

Le fondateur du régiment Azov, Andreï Bielinski , s’est fait élire au Parlement.

Apparemment, aucun des pays  qui envoient des armes à l’Ukraine – et donc aux milices néo-nazies - n’a émis des réserves à l’idée de soutenir ce genre d’unités. Ls Américains semblent  même les  avoir favorisées. Les extrêmes se rejoignent.

Elles se rejoignent aussi à Davos. Klaus  Schwab, le pape du mondialisme, dont  les instructions sur l’économie mondiale sont indiscutées,  en tous les cas en Europe, est le fils d’un chef d’une entreprise métallurgique suisse, venu travailler en Allemagne à l’avènement d’Hitler. Il aurait utilisé de la main d’œuvre concentrationnaire.  Il est reparti en 1945. Le jeune Klaus a mis la même  entreprise au service du  régime d’apartheid en Afrique du Sud : il semble qu’il l’ait aidée à construire sa propre bombe atomique. Il a bien sûr quitté ce pays à la fin du régime d’apartheid.

 

Davos d’un eugénisme à l’autre

Le mondialisme auquel se réfère Schwab prétend s’inscrire dans la tradition libérale. Son livre The Great reset, tout en promettant la continuation des contraintes nées du covid, la baisse de la consommation, en particulier d’énergie, promeut  le  libre-échange universel et préconise même pour les gens du bas de l’échelle une sorte de socialisme qui réduirait par exemple la propriété foncière au strict minimum (sauf pour les très  riches). Parmi les magnats qui soutient l’entreprise de Davos ( Gates, Soros et d’autres) , presque tous sont malthusiens : ils pensent que la population mondiale est trop importante et qu’il faut la réduite – pas forcément par un géocoide ouvert mais par différents  biais, comme les vaccins si ardemment préconisés par Bill Gates. Que la vitesse de croissance de la population mondiale soit en baisse continue semble ignoré par eux. Gates  a vendu en Afrique des vaccins destinés à prévenir certaines maladies infectieuses mais qui contenaient  des stérilisants pour les femmes sans qu’elles en aient été averties.  Certains opposants au vaccin contre le Covid prétendent  qu’il en est de même de ces derniers,  les effets ne devant se manifester que progressivement. En tous les cas, qui dit réduction de la population, dit sélection : quel genre d’hommes va-t-on conserver  sur la planète, en priorité ?  Les malthusiens presque tous rattachés au parti démocrate et donc à la gauche américaine, engagés dans l’antiracisme, se gardent de préciser.

Hitler était nataliste pour ce qui était des Allemands mais lui aussi voulait réduire la population des autres groupes ethniques : pas seulement les Juifs mais aussi les Slaves et pratiquement tous les non-aryens. 

Il ambitionnait de réer une surhumanité fondée sur la race aryenne (allemande) , race d’élite selon lui appelée à dominer le monde. Les moyens de la créer étaient d’abord la sélection naturelle au sein de centres ouverts à des géniteurs et des femmes de pure race allemande , mais aussi la guerre qui par le moyen de la « lutte pour la vie » fait émerger les plus forts.

Généralement  associé à l’eugénisme  est le transhumanisme, l’idée que les manipulation génétiques aux premiers commencement de la vie pourraient améliorer l’espèce humaine au point que l’on puisse créer une nouvelle  classe d’hommes « augmentés » ou surhommes qui aura vocation à dominer les autres. Les autres pourraient, avec le progrès des techniques, devenir inutiles. C’est cette angoisse de devenir inutiles qui aurait motivé les Gilets jaunes, selon le Dr Philippe Alexandre, proche de Macron, élitiste et transhumaniste affiché.

On peut se demander ce qui sépare   ce genre d’élucubrations des théories du de la gauche libertaire. Les lois dites de « bioéthique »  introduites  récemment en France par le gouvernement français, qui ouvrent très largement le marché de la fécondation artificielle, ont pour but , au travers de la sélection des embryons, de permettre  ce genre d’ eugénisme.

Autres signes de la faveur de l’inégalité : les différences de revenus ne cessent de croître au sein des pays développés, ce qui serait au gré de certains économistes, l’effet de l’ouverture internationale des échanges. C’est  peut-être cette situation qui a permis à un Biden de passer de l’extrême-droite ségrégationniste à  l’extrême gauche woke. 

Nous nous contenterons d’un autre exemple de la propension inégalitaire et eugéniste présente au cœur de l’ultralibéralisme contemporains. Nous disons ultralibéralisme pour nous adapter au langage commun : il faut cependant se souvenir que ce courant qui aujourd’hui gouverne le monde,  a introduit une censure généralisée au travers des Gafam ( les grandes entreprises du numérique) , il s’est servi du covid pour imposer  un contrôle étendu  des mouvements de population, entamer un fichage généralisé. Les prochaines étapes seront  la monnaie numérique qui devrait permettre se suivre le moindre achat d’un individu, la vaccination obligatoire dès le premier âge et l’institution d’une identité numérique.  Le modèle chinois  fascine certains élites occidentales. 1984 n’est pas loin.

 

Le Rwanda : où l’Occident se fait le champion de l’inégalité

Après la Chine, l’Afrique. Il ne faut pas idéaliser l’Afrique précoloniale : il y avait les dominants et les dominés. Au Rwanda et au Burundi, une minorité de dominants, les Tutsi (10%), dominaient une majorité de dominés, les Hutus (90 %). Au Rwanda,  l’introduction du suffrage universel à l’indépendance, permit à la majorité hutu  de prendre le pouvoir. Une partie des Tutsi s’exila. Certains de ces exilés tentèrent de reprendre le pouvoir à partir de 1990 avec l’appui de la finance anglo-saxonne. Ils y parvinrent en 1994. Ces turbulences entrainèrent d’immenses massacres : celui des dominants tutsi (environ 400 000 victimes en 1994), puis celui des dominés hutu, en  fuite au Congo (4 millions de victimes à partir de 1997). La communauté internationale, sous l’impulsion des puissances anglo-saxonnes n’a jamais voulu reconnaitre comme victimes de  génocide  que l’aristocratie tutsi, jamais le peuple hutu où le nombre de morts est pourtant dix fois supérieur. La philosophie élitiste propre aux libéraux anglosaxons les a amenés à penser que la vie des Hutu  ne valait rien. Les Tutsi , en revanche, étaient dans l’air du temps.

Le chef dela révolte tutsi, Paul Kagame, parvenu au pouvoir en 1994, est la coqueluche dela sphère internationale, tenu pour un chef d’Etat modèle. Personne  ne veut entendre parler des immenses massacres dont il est la cause, directe ou indirecte.

Que toute la sphère mondialiste ait soutenu  la minorité tutsi est assez extravagant compte tenu des idéaux égalitaires qui sont, en principe ceux  du monde actuel, a fortiori si on considère les massacres  épouvantables commis par les vainqueurs.  On peut y voir l’effet d’une conjoncture locale – à vrai dire assez exceptionnelle, ou de l ‘intérêt économique. Comment ne pas y voir aussi l’effet de  la  secrète connivence des élites mondiales qui dominent  le monde pour  une société africaine élitiste et inégalitaire ? Donc  à l’homme qui l’incarne, Kagame.  On trouverait ans doute d’autres exemples d’inégalités flagrantes, en Afrique ou ailleurs, admises par la  communauté internationale au nom de la sélection naturelle.

Nous revenons au paradoxe de départ : cette gouvernance internationale qui fait l’opinion internationale,  qui centralise de plus en plus, au moins en Europe et en Amérique, le pouvoir, qui contrôle l’opinion publique par la presse, se réclame des idéaux de liberté et d’égalité, exprimés notamment par le wokisme rageusement hostile à toute discrimination . Ce pouvoir ne se maintient , on vient de la voir en France qu’en identifiant  ses adversaires au fascisme ou au socialisme national et donc à une idéologie de l’inégalité, de  la sélection naturelle, voire de la transgression des toutes les normes de respect  de l’homme  issues de  vingt siècles de judéo-christianisme.   Cette opposition avait encore des fondements il y a trente ou quarante ans, au temps où on pouvait parler sérieusement du « monde libre », du camp de la liberté. Aujourd’hui, ce monde libre n’est-il pas, par une étonnante mutation, en train de changer son système de valeurs et d’adopter celui , inégalitaire et  transhumain ( c’est-à-dire antihumain) qui  avait été si longtemps celui de ses adversaires ?

 

                                                                       Rolan

 

[1] Et aussi Dnipro, Safari, Svoboda, Pravy Sektor, C14 ,  Corps national. 

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