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Roland HUREAUX

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7 juin 2022 2 07 /06 /juin /2022 14:04

LA DERNIERE LOI DU QUINQUENNAT MACRON TENDANT A FACILITER L’AVORTEMENT, NE LA PAS PRIVE DU SOUTIEN DES EVEQUES. LA PREMIERE ANNONCEE, SUR L’EUTHANASIE, LES TROUVERA T-ELLE AUSSI COMPLAISANTS ?

 

Que le dernier acte important du président Macron ait été de faire voter une loi qui repousse le délai légal de l’avortement de 12 à 14 semaines est assez suffocant.

Surtout quand on voit que cette loi est votée dans le quasi-silence des partis, de la presse, des Eglises. Ont seuls réagi les gynécologues-obstétriciens, unanimement hostiles à cette décision.

Electoralisme diront les politologues amateurs. Absolument pas. Cette loi ne rapportera pas une voix à Macron lors de la présidentielle : dans l‘opinion ou la population, personne ne la demandait et elle ne correspond aux désirs de personne.

C’est en réalité une loi entièrement idéologique.

 

Instaurer un « droit »

Le but est d’arriver à ce que l’avortement soit reconnu comme un « droit », c’est-à-dire ne soit soumis à aucune limite de temps et à aucune condition.

Le lobbying dans ce sens n’est pas national mais international. L’objectif est promu et affiché non seulement par certaines associations extrémistes comme l'International Planned Parenthood Federation (IPPF), les associations liées à quelques grands milliardaires ( George Soros, Warren Buffet et d’autres. ) mais aussi des institutions publiques : ONU, OMS.

Comme ses promoteurs savent qeuils n’y arriveront pas d’un coup, ils   veulent faire un pas en avant. La France pays qui a encore du prestige doit servir d’exemple    à toute ne série d’autres pays qui emboîteront le pas de ses « avancées ».

Rien ne laisse supposer que Macron ait eu un intérêt personnel fort pour ce sujet. Tout se passe en revanche comme s’il     répondait devant des forces nationales ou internationales qui lui avaient imposé un agenda de déconstruction, de la loi naturelle, de la civilisation, de l’héritage moral occidental et que l’on attendait qu’il fasse jouer à la France un rôle pilote.

En d’autre temps, un gouvernement dans la position de Macron aurait craint les réactions d’une partie l’opinion, ou des autorités catholiques, qui, en principe, ne sont pas plus intéressées que d’autres au respect de la loi naturelle mais qui, en fait, en sont devenues, faute d’autres, les gardiens. On aurait pris des précautions pour ne pas faire voter cette loi juste avant les élections.

 

La passivité des évêques

 

Cette fois rien de tout cela.  Comment ne pas y voir le mépris profond dans lequel les évêques sont tombés.  Disciplinés au-delà de toute mesure face aux règles du confinement – au moment où le monde entier découvre qu’elles étaient inutiles, obsédés par de veilles histories d’abus sexuels, dont les chiffres ont été multipliés au moins par dix, au moment où se posent à la population française des questions graves : chômage, crainte de l’avenir, dépression, utilisation croissante de neuroleptiques, profonde inquiétude de l’avenir, ils se taisent.

Le rapport dit Sauvé de sinistre mémoire aurait eu pour but de diminuer l’autorité de l’Eglise dans le champ sociétal, qui s’en étonnerait ?

Mais pourquoi le pouvoir s’inquiéterait-il des réactions d’un corps qui ne pèse plus guère – et plus de son fait que de celui de l’évolution de la société ?

L’évêque du Havre a cru bon de lancer un appel à ne voter que pour Macron ou Pécresse, cela en plein débat sur le délai de l’avortement.  Au moment où la loi a été votée aucune réaction épiscopale, sinon celle de l’archevêque de Strasbourg disant qu’à titre personnel, il allait voter Macron. Beau tir de barrage.

Disons-le clairement : c’est un choix de mort. D’abord parce qu’intervenant en plein milieu du débat sur le délai légal de l’avortement. Ensuite parce que les partis recommandés, à commencer par LREM de Macron, sont ceux qui ont appuyé les guerres meurtrières qui ont eu lieu au Proche-Orient depuis 20 ans et ont fait un million de morts au total. Si ce prélat veut vérifier, il, n ’a qu’à interroger n’importe quel chrétien d’Orient, il en aura la confirmation. Trop habitués aux lâchetés des chrétiens d’Occident, ils se taisent.

Les mêmes forces imposent à la Syrie et au Liban des sanctions d’une cruauté extraordinaire qui affament les populations, leur interdisent de reconstruire le pays, sans que nul ne s’en émeuve – puisque Bruxelles les a décidées. Ces sanctions sévères, surtout aux plus pauvres, ne sont toujours pas levées sans que les évêques d’Europe s’en émeuvent.

On peut être évêque sans connaître la géopolitique. Dans ce cas, on se tait.

Nous ne sommes plus dans les années trente où les méchants étaient aux extrêmes et les modérés au centre. Aujourd’hui c’est l’inverse : si on remonte aux causes, toutes les atrocités des dernières années viennent de l’extrême centre, de ces hommes politiques apparemment modérés, qui plaisent tant aux édiles ecclésiastiques, et qui, au moins sur la scène internationale, sont criminels.

Roland HUREAUX

 

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commentaires

C
Le système planétaire qui arrive, prophétisé depuis des millénaires dans la Bible, est fait de deux "bêtes", la seconde, religieuse, venant en soutien de la première, éco-politique. On est dans les prémices. Une courte vidéo intéressante : https://www.youtube.com/watch?v=nxl1Q2YYCcc<br /> Cordialement,
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