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Roland HUREAUX

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 14:16

http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/La-scandaleuse-commemoration-des-25-ans-du-genocide-rwandais

 

Quoi de plus scandaleux que la commémoration   des  25 ans du génocide rwandais  le 7 avril dernier à Kigali,  quand on sait qu’elle était présidée par Paul Kagame, président du Rwanda, que l’on peut tenir pour le principal responsable des  tragédies en cause ?

Kagame  peut être tenu pour responsable à quatre titres :

  • Les malheurs du pays, tenu auparavant pour « la Suisse de l’Afrique »,  ont commencé  quand il a entrepris   en  1990 , sans  aucune légitimité,   d’envahir le Rwanda    à la tête d’une armée rebelle  ( dite Armée patriotique rwandaise) : cette armée, partie de l’Ouganda  voisin, était composée de  Tutsis exilés, une ethnie qui ne représentait que 10  % de la population , alors que le gouvernement en place, celui du président   Habyarimana émanait de  l’ethnie Hutu, soit 90 % .   
  • Cette invasion a été accompagnée à partir de 1990 par des  massacres systématiques de  Hutus, habilement cachés  à l’opinion, qui visaient à terroriser  la population et  à provoquer sa  fuite :   près d’un million de Hutus étaient réfugiés dans  la capitale, Kigali,  début  1994,  parqués dans des camps dans des conditions misérables.
  • Kagame  est l’auteur  avéré , personne de sérieux n’en doute  aujourd’hui, de l’attentat du 6 avril 1994 qui a coûté la vie aux deux présidents hutus du Rwanda et du Burundi  qui se trouvaient dans un  avion abattu  à l’approche de Kigali[1]. C’est cet attentat qui a déclenché le massacre, plus voyant  que le premier, par des milices hutus ,  d’environ 400 000 Tutsis qui résidaient  à l’intérieur du pays, dans la partie encore contrôlée par le  gouvernement. Quoique se présentant comme l’homme providentiel  qui, en achevant la conquête,  a mis fin à  ce massacre, qualifié de génocide, Kagame ne pouvait ignorer que ce serait là  l’effet de l’attentat. Certains soupçonnent même cet homme à l‘intelligence diabolique d’avoir voulu victimiser la minorité tutsi  pour mieux légitimer sa prise de pouvoir . Ces victimes tutsi viennent s’ajouter aux centaines de milliers de victimes hutus évoquées plus haut, abusivement  tenues pour des « Hutus modérés » supposées victimes d’autres Hutus. Au total environ 800 000 victimes à l’intérieur du  Rwanda. L’intervention de la force française d’interposition Turquoise   du 20 juin au 20 septembre, sous mandat de l’ONU, a permis de sauver les Tutsis qui restaient et de permettre à des millions de Hutus de trouver refuge au Zaïre voisin.
  • Envahissant le Zaïre en 1997, les troupes  rwandaises aux ordres de Kagame composées de  Tutsis de l’APR  , en même temps qu’elles y  provoquaient  la chute du  président Mobutu, ont procédé dans la province voisine du Kivu mais aussi dans la plus grande partie du pays, au massacre systématique de ces réfugiés (tenus pour « génocidaires » y compris les femmes  et  les enfants qui venaient de naître) et de  Zaïrois ( aujourd’hui appelés Congolais) . Un rapport du  Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés,  révélé par Le Monde en août  2010 , cité par le Dr Denis Mukwege dans son discours de réception du Prix Nobel de la Paix  2018, établit à  4 millions le nombre de victimes de 1993 à 2003.

Il fallait à Kagame un singulier génie de la propagande pour faire croire au monde entier  ( hors de l’Afrique où les chefs d’Etat,  même s’ils n’osent rien dire, savent la vérité[2] ) que, responsable de la  mort de plus de 4 millions de personnes, il était à la fois  une victime et  un justicier . Maître du mensonge, il a orienté particulièrement sa propagande  contre la France,  accusant l’armée française    d’avoir coopéré  au génocide[3]. Une accusation sans le moindre fondement[4].

On peut dire au contraire  que c’est tout à l’honneur de notre pays d’avoir été le seul   à tenter de se mettre en travers de la route  de  ce personnage monstrueux , quoique sans succès, faute d’un engagement assez résolu[5]. Kagame a  reçu par  contre dès 1990  l’appui des Etats-Unis, du Royaume-Uni , du Canada, de la Belgique, d’Israël et   de l’Afrique du Sud. Appui étatique discret mais aussi appui privé de  grande sociétés intéressées par l’exploitation  de la province congolaise voisine du Kivu , principal gisement de métaux rares dans le monde[6]. Une fois au pouvoir,  Kagame  a quitté le monde  francophone pour rejoindre le Commonwealth, imposé l’anglais au lieu  du français comme langue officielle et placé néanmoins fin 2018 sa ministre des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, au secrétariat général de la francophonie  avec l’appui incompréhensible du président français.

La propagande de Kagame , relayée par tout un réseau  de soutiens parfois naïfs ou le plus souvent achetés,  proches de la diaspora tutsi, a imposé dans une grande partie du monde, l’idée qu’il  n’y avait qu’un seul génocide, celui des 400 000 Tutsis ( gonflés à un million, soit  plus qu’il n’y avait jamais eu de Tutsis  au Rwanda ) qu’il avait indirectement provoqué  , le massacre des 4 millions de Hutus dont il est directement responsable faisant l’objet, lui,  d’une  occultation assimilable  à du négationnisme.

Malgré ces évidences, la communauté internationale dument conditionnée  par cette propagande mensongère déroule le tapis rouge  à Kagame, le président Macron en tête. La dictature quasi-esclavagiste qu’il  a  imposée au Rwanda , devenu  sous son égide,  un grand village Potemkine , désormais dominé par ce qui reste de la minorité tutsi, est tenu à la Commission européenne  pour un modèle de gouvernance[7] !  Ayant imposé son protectorat  sur le Congo-Kinshasa voisin[8], le président du Rwanda  est , de fait, le personnage le plus important de l’Afrique subsaharienne, et il tient  en respect le reste du continent.

Loin de défendre leur armée comme il aurait été normal, les présidents Sarkozy et Macron ont entretenu le doute , ce dernier venant d’instaurer  une commémoration française du génocide  rwandais sur la base du récit  fallacieux propagé par Kagame,  nommant même  un commission d’historiens majoritairement orientée en faveur des thèses de ce dernier  pour examiner la responsabilité  de l ‘armée française comme s’il y avait encore doute, alors qu’elle avait été  déjà blanchie par le rapport  de la commission d’enquête  Quilès de 1998 à l’Assemblée nationale. Il a envoyé une délégation aux célébrations,  de petit  niveau certes,  mais comportant  quand-même Aurelia Devos (Mme Blanquer) du pôle génocide du TGI de Paris

Le juge d’instruction chargé d’examiner la responsabilité de Kagame et de son entourage  dans l’attentat du 6 avril 2014  a rendu un non-lieu  le 24 décembre dernier, contre l’évidence[9] et contre les témoignages de plusieurs membres de son  entourage ,  aujourd’hui en dissidence,  quand ils n’ont pas été assassinés  par les sbires de Kagame[10].

Il n’est pas non plus à l’honneur d’ un certain  nombre d’institutions françaises vénérables, comme le Barreau de Paris,  l’Ecole normale  supérieure ou l’Institut d’études politiques , qui, suivant la position du gouvernement , ont organisé   à l’occasion de ce 25e anniversaire, au motif de débattre du principe, très à la mode, de  la   compétence universelle,  des colloques  largement dominés par  les partisans   de Kagame  , tenant pour  acquise sa version mensongère des massacres du Rwanda.

Pour la France, face aux tragédies  du Rwanda , défendre la vérité  et défendre son honneur  sont aujourd’hui un seul  combat.

 

Roland HUREAUX

 

 

 

 

 

 

 

[1] S’y trouvaient aussi deux pilotes et un mécanicien français, ce qui a fondé

 la justice française à enquêter sur l’attentat.

[2] C’est pourquoi presque aucun n’est allé assister aux cérémonies du 25e anniversaire du génocide tutsi le 7  avril dernier à Kigali.

[3] Au départ cette accusation était un contre-feu conte l’enquête du juge Bruguière mettant en cause Kagame et ses  proches dans la destruction de l’avion du président Habyarimana.

[4] Sollicité en 2002 par Carla del Ponte, procureur au Tribunal international d’Arusha d’apporter des preuves de ces accusations, il n’a jamais pu le faire.

[5] Le 4  août 1993, la France  qui seule appuyait le gouvernement légal de Juvénal Habyarimana,  signait  les accords de cessez-le  feu d’Arusha  ordonnant  le retrait de toute aide étrangère aux belligérants  ; cet accord n’a été respecté que par elle , laissant le gouvernement   rwandais démuni   face à l’offensive de Kagame qu’appuyaient les Anglo-Saxons.

[6] Les terres rares sont dix-sept  métaux, numérotés  21, 39 et 57-71 sur le  tableau de Mendeleïev,  de plus en plus utilisés  dans les composants électroniques. La Chine a aussi  des gisements.

[7] C’est pourquoi,  Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne,  s’est rendu à la scandaleuse cérémonie du 7 avril à Kigali, faisant une nouvelle fois scandale par son état d’ébriété.

[8] Après la chute de Mobutu, en 1997, Kagame a imposé au Zaïre ( rebaptisé alors République démocratique du Congo) le président Laurent-Désiré Kabila .  Kagame est accusé par ses ex-proches de l’avoir fait assassiner en 2001  quand il s’est avéré insuffisamment  docile.  Il a été remplacé par son supposé fils  Joseph Kabila, tutsi , président de la République démocratique du Congo de 2001 à 2019 , dont l’inféodation à Kagame fut , elle, totale.

 

[9] En particulier la traçabilité des missiles, accablante pour le  FPR, 

[10] Le juge  français qui a succédé à Bruguière a même  refusé de prendre en compte un  document de synthèse  "Top Secret"  du Tribunal pénal international pour le Rwanda  (TPIR) , en   date du 1er Octobre 2003 qui  lui a été communiqué en juin 2018 . Ce document  accuse Kagame d'être le commanditaire de l'attentat et donne force détails sur les réunions préparatoires à l’attentat ; il  comporte 9 annexes fort éclairantes  dont le juge a refusé de demander la communication  à l'organisme qui a pris la suite du TPIR.  

 

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 14:14

VINGT ANCIENS MINISTRES DE FRANCOIS MITTERRAND DEFENDENT SA MEMOIRE AU SUJET DU RWANDA, CONTRE LES PROPOS INFAMES DE RAPHAEL GLUCKSMANN,  ET  ILS ONT RAISON

 

https://www.causeur.fr/rwanda-glucksmann-mitterrand-ps-161604

 

Le Gotha de la Mitterrandie  ( Védrine, Cresson, Lang, Quilès, Dumas, Charasse  etc. ) est sorti de sa  réserve  pour condamner les propos inacceptables tenus ces dernières semaines  par Raphaël Glucksmann au  sujet du Rwanda.

Reprenant une antienne connue,  la tête de liste du Parti socialiste a accusé Mitterrand  - et par là  l’armée française -  d’avoir participé  au génocide du Rwanda.

Non  seulement cette accusation  n’est pas  fondée mais, bien au contraire,  l’action de la France au Rwanda est tout à l’honneur de la  France , de son armée et  de François Mitterrand.

Ces accusations émanent de la  propagande de l’actuel président du Rwanda qui,   à mesure qu’avancent   les investigations sur  les épisodes  terribles  de l’histoire de ce pays, apparait comme leur principal responsable.

Qu’a donc  fait la France dont elle doive  se repentir ? Rien.

Elle a  eu une  une coopération militaire  ( incluant  la  gendarmerie)  avec le Rwanda commencée sous Giscard d’Estaing  . Notre pays y  occupait, francophonie oblige,  l’espace    laissé vacant par les Belges.   

Elle soutenait aussi  le régime de Juvénal Habyarimana qui était certes un   dictateur mais ni meilleur ni pire que des dizaines d’autres en Afrique et ailleurs. En tous les cas,  cette coopération n’incluait nullement  le maniement   de la  machette !   La France coopérait aussi avec le  Burundi[1] dont les problèmes étaient analogues mais le régime différent : au Rwanda, le pouvoir était depuis l’indépendance  passé  entre les  mains de la  majorité hutu (90 % de la population) ;  au Burundi, il était resté  entre les mains de la miroité tutsi ( 10 % de population) . Il était normal qu’ au Rwanda, le pays de droits d’homme soutienne la majorité contre une minorité de Tutsis  dirigée  par Paul  Kagame , nouveaux  émigrés de Coblence, qui, à partir de 1990, entreprirent , avec le soutien des Anglosaxons,   de reconquérir    le pays.

Si on peut reprocher quelque chose à Mitterrand,   c’est de ne  pas être allé  jusqu’au  bout de  son soutien : en 1993, il consentit aux accords d’Arusha préconisant   la  non-intervention des puissances  dans  ce qui était devenu une guerre civile. Mitterrand  qui pourtant n’était pas né de la dernière pluie,   fut victime de la  même duperie que  Blum durant  la guerre d’Espagne. La  France cessa de soutenir  régime de Habyarimana mais les Anglosaxons  et d’autres continuèrent à soutenir Kagame , ce qui lui permit  d’arriver aux portes de la capitale au printemps  1994, poussant devant lui  des centaines  de milliers de réfugiés terrorisés.

C’est alors que fut abattu le 6 avril 1994 abords de  Kigali ,  l’avion qui transportait le président Habyarimana et  son collègue du Burundi . Il fait aujourd’hui  peu de doutes  que cet attentat avait été organisé par  Kagame [2]. Il déclencha  un massacre de Tutsis , exécuté par les partisans du pouvoir hutu décapité,  qui a  fait des centaines de milliers de victimes,   le seul qui soit resté dans les mémoires,   alors qu’il devait être suivi d’ un autre , de Hutus cette fois, réfugiés   au Congo,  organisé par Kagame lui-même,  qui  a fait , selon le HCR,   des millions de victimes .

Devant l’ampleur des massacres , Mitterrand  qui aurait voulu engager l’armée française dès le 6 avril mais qui ne fut pas ,  cohabitation oblige, immédiatement suivi par le gouvernement, décida de manière unilatérale , comme chef des armées, d’envoyer une  force d’interposition  au Rwanda   du 20 juin au 20 août. Aucun témoignage crédible ne fonde  l’accusation  selon laquelle cette force  aurait pu aider  des massacreurs  d’un bord ou d’un  autre[3]. Elle   fit cesser  là où elle le put  le massacre des Tutsis et permit de limiter  un exode massif de réfugiés hutus,  en  fixant  trois millions dans le sud-ouest du Rwanda.  Elle permit aussi , dans de conditions horribles,  d’enterrer des milliers  de victimes laissées sans sépulture.  

Il y a quelque chose de pathétique dans ce vieux président qui, ne contrôlant  plus la situation au Rwanda, décide néanmoins , malgré les réticences du  gouvernement[4] et de nos principaux alliés, soutiens de Kagame  -   encouragé cependant par Nelson Mandela - ,   de sauver l’honneur , le sien propre et celui de la  France , en envoyant  nos soldats   sans autre objectif que de préserver  des vies.  L’opération , dite Turquoise, fut  finalement avalisée  par l’ONU malgré l’opposition  des   Américains. Elle fut si peu honteuse  que,  selon  des témoins directs, la chaîne CNN la fit passer dans les pays africains anglophones pour une opération américaine. Mitterrand, se sentant déjà proche de la fin  voulut-il là  sauver son âme ?  Il sauva en tous  les cas sa mémoire.

 

Désinformation

 

La propagande mensongère  de Kagame  prit  son essor quand un juge français le mit en cause dans l’attentat du 6 avril  contre l’avion des  présidents conduit par des pilotes français .

Elle trouva  le relais des  réseaux internationaux qui avaient  appuyé Kagame et de Français  , soit  corrompus, soit  naïfs,  lesquels  se hâtèrent de prendre le relais de la propagande du tyran . Parmi les  naïfs, Rocard qui se rendant au Rwanda  en 1998   sans rien connaitre de ce pays,    subjugué par  Kagame et  croyant avoir trouvé  là  une occasion de salir Mitterrand ,  adopta  sans critique la thèse du pouvoir tutsi ,  dénonçant  comme  « déshonorante » l’action   de la  France au Rwanda.  Alain Richard, pourtant  rocardien,  mais qui, comme ministre  de la défense,  sait de quoi il retourne,  a  signé la déclaration  de soutien à Mitterrand.  Parmi les naïfs, sans doute aussi Glucksmann, depuis longtemps  lié aux lobbies néo-conservateurs américains pro-Kagame :  idéologues dans le  style de Bernard-Henri  Lévy,  ils  ont cru voir dans ce qui s’  était passé au Rwanda   un nouvel épisode de la  lutte du bien contre  le mal, comme en recherchent  tous les idéologues pour  qui  une morale sommaire remplace l’analyse des  réalités. 

Il est seulement regrettable que la thèse de Kagame ait été adoptée sans examen  par deux présidents venus ultérieurement :  Sarkozy et  Macron  qui ont tous les deux  cherché à se rapprocher de Kagame et  refusé de défendre les militaires  de l ‘opération Turquoise  injustement mis en cause.

Les déclarations étourdies  de Glucksmann  pourraient être fatales à son parti, le faisant   passer  au-dessous du seuil des  5 % , ce qui signifierait sa disparition du paysage politique.

Les candidats de droite  feraient bien de se porter  au secours des anciens ministres de Mitterrand.  Car ce qui est en cause dans cette affaire,  ce n’est pas seulement l’honneur de l’ancien président mais   aussi  celui de notre pays.

Allons même plus loin : la  France n’a au total qu’à  se glorifier  d’avoir été le seul pays occidental  à  tenter de faire obstacle  à l’accession au  pouvoir d’ un des pires   tyrans de l’histoire , alors que tous nos alliés l’ont au contraire  soutenu .

 

Roland HUREAUX  

  

 

[1] Souvenons-nous du sommet de Bujumbura

[2] Pas moins de quatre  enquêtes judiciaires  indépendantes concluent dans ce sens : enquête Hourigan, enquête spéciale du TIPR en date de 2003 révélée par Marianne à l'automne dernier, enquête du juge Bruguière, enquête espagnole du juge Merelles. Elles se fondent notamment sur  le traçage  des missiles et   le témoignages de transfuges

 

[3] Sommé par le procureur  international  Carla Del Ponte d’apporter des preuves de ses accusations, Kagame n’a jamais  pu le faire.

 

[4] Alain Juppé, alors ministre des affaires étrangères, l’ a soutenu .

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 14:13

L’Europe n’est pas le seul continent qui ne renouvelle plus sa population : l’Asie et l’Amérique n’en sont pas loin. Seule l’Afrique maintient un taux de fécondité très supérieur à ce qui est nécessaire à la perpétuation  des générations : 4,5 ( 4,9 au sud du Sahara)  , en baisse certes depuis trente ans où il était à 7 mais suffisant pour alimenter une forte croissance démographique pour encore trente ou quarante ans.

L’Europe est cependant le continent qui a montré la voie de la baisse , sans retour à ce jour, de la  fécondité , passant dès les années soixante-dix au-dessous du seuil de 2,1 enfant par femme, tenu pour le minimum assurant le renouvellement à l’identique des générations. 

L’Europe  est aussi le continent où se  trouvent   les pays les plus touchés par la  dénatalité: Espagne 1,3 , Roumanie : 1,2 (2017) – avec le  Japon  et une partie du  Sud-Est asiatique.  

Il n’en avait pas toujours  été ainsi : du XVIIe au milieu du XXe siècle la population de l’Europe avait cru plus que celle du reste du monde, moins par  la natalité, déjà en diminution lente ( dès le XVIIIe siècle en France ) , que par la baisse progressive de la mortalité due à une moins mauvaise alimentation, mortalité qui reste alors très élevée  dans  le reste du monde.

Depuis le milieu du XXe siècle au contraire , le reste du monde ,  appelé le Tiers monde au temps de la  guerre froide,  connait une soudaine explosion démographique qui connait son maximum vers 1970 et ralentit ensuite peu à peu jusqu’à  la situation actuelle. Elle s’explique essentiellement par la soudaine baisse de la mortalité due aux progrès  de la médecine et à leur diffusion très rapide dans les colonies à partir de 1945.

L’ Europe , dont une partie des  pays a  connu un  baby-boom dans  l’après-guerre , qui a surtout touché   les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale ainsi que  les Etats-Unis et le Canada, voit sa fécondité globale baisser partout à partir de 1964 et passer au-dessous du seuil de reproduction  dans les  années 1970 . Le passage au-dessous du seuil a eu lieu en 1968 pour la Suède, 1969 pour l’Allemagne de l’Ouest, 1973 pour Royaume-Uni, 1974 pour la France et l’Italie.

Ces années coïncident avec le début des méthodes chimiques de contrôle des naissances, mais il faut  savoir que les taux de fécondité étaient déjà  tombés très bas dans les années trente sans elles. Intervient aussi un peu plus tard en Europe  la légalisation de l’avortement.

L’effet de ces évolutions : après avoir vu sa  population prendre une place de plus en plus grande dans le monde  du XVIe au XXe siècle,   l’Europe voit au contraire son poids relatif  diminuer  depuis lors inexorablement comme le montre le tableau suivant :

Population de l’Europe (Russie incluse) :   % du total  mondial :

 

1000 : 14 %

1400 : 17 %

1650 : 22 %

1900 : 27 %

1950 : 22 %

1960 : 20 %

2005 : 11,3 %

2015 : 10  %

2050 :   7 %   (prévision)

 

10 % en  2015 représentent 738 442 000 habitants pour une population mondiale de 7 349 472 000.

La divergence de  ces  évolutions est  particulièrement marquée entre deux continents qui se trouvent sur la même longitude, l’Europe et l’Afrique. La population de l’Afrique était nettement  inférieure à celle de l’Europe vers 1950 (rapport 0,4/1 , soit 223 millions d’Africains pour 549 millions d’Européens) . Elles s’égalisent  vers 1980. Aujourd’hui, le rapport est de 1,6 /1 ; il devrait passer vers  3,4 à 4 /1 en 2050. Soit pour une population européenne en légère baisse autour de  730 000 000 , Russie comprise, une population africaine de 2,5 à 3 milliards. Encore faut-il préciser qu’une partie des Européens de  2050 seront , dans des proportions à déterminer, des  immigrés ou descendants d’immigrés d’autres continents. La population de l’Asie et de l’Asie sera, comme celle de l’Europe,  stable ou en légère baisse.

La densité de l’Europe ( UE seule, donc sans la Russie : 114 habitants au km 2) demeure aujourd’hui  nettement supérieure à celle de l’Afrique : 40 h au km2 , 60 h sans le Sahara, laquelle est encore inférieure à la moyenne mondiale.

Au sein de l’Europe, il convient de distinguer différentes zones :

  1. L’Europe du Nord et du Nord-Ouest (France, Grande-Bretagne, Bénélux, pays scandinaves),  quoiqu’ en avance dans la promotion de la femme, maintient un niveau de fécondité insuffisant  pour se renouveler mais supérieur au reste du continent (de 1,7 à 1,9). L’hypothèse la plus répandue est que la modernité  même de ces pays  y rend mieux compatible la maternité et le travail féminin ; s’y ajoute  le maintien de  politiques familiales   significatives , quoique érodées ;   mais on peut se demander si  , au moins depuis l’an 2000, le facteur décisif  n’est  pas la part  des immigrés dans la population,  plus importante là que dans le reste de l’Europe ;

 

  1. L’Europe du Sud et de l’Est  a vu un effondrement dramatique du taux de fécondité dont elle ne s’est pas encore relevée . La principale raison en est la quasi-disparition  des systèmes de prestations  familiales au cours des quarante dernières années, à la fois dans les pays méditerranéens sous la pression des critères de convergence de Bruxelles et dans les pays de l’Est    à la suite de la chute du communisme et des pressions du FMI . En outre la population  immigrée y est nettement plus faible. Un certain relèvement de la fécondité s’y observe cependant depuis quinze ans , surtout dans l’ex-URSS où elle était tombée particulièrement bas.

 

  1. L’Allemagne constitue un cas singulier : le taux de fécondité y reste faible, malgré une population immigrée  importante  et  une politique familiale devenue très généreuse depuis l’arrivée au pouvoir d’Angela Merkel. Une explication est que l’Allemagne , moderne par l’économie, reste archaïque par les  mentalités : qu’une femme salariée y ait des enfants  y est moins bien toléré qu’ en France, en Angleterre  ou en Suède . D’autre part , les Turcs , principal groupe immigré,  sont moins féconds que les Maghrébins  dominants en France. Il ne faut pas non plus négliger l’impact du nihilisme induit par la culpabilité relative au nazisme  que différents forces idéologiques s’évertuent à étendre à tout le continent. La reprise   récente de la fécondité allemande est  encore insuffisante  (de 1,35  à 1,5 enfants par femme entre 2000 et  2016 ).

Du fait du relèvement récent de la fécondité dans tous les pays où elle était tombée très bas ( jusqu’à 1,1  en Bulgarie ou en Lettonie ) la fécondité moyenne des femmes européennes , tombée à 1,4 ( soit une perte d’effectifs d’1/3 à chaque génération )  en 2000 s’est relevée à 1,6 malgré une baisse assez générale en France et dans l’Europe du Nord-Ouest ( France métropolitaine  de 2 à 1,84 de 2014 à 2018 ) . Le redressement le plus spectaculaire  est celui de la Russie , dû à la politique familiale vigoureuse impulsée par Poutine et au climat positif qui règne dans ce pays : de 1,2 en 2000 à 1,8 aujourd’hui).  

Malgré ce correctif de tendance récent et limité, la fécondité  de  tous les pays d’Europe ( y compris l’Irlande ou l’Albanie  longtemps plus fécondes  mais qui se sont « normalisées ») demeure  sensiblement au-dessous du seuil de reproduction des générations.  Hors immigration,  l’Europe devrait voir   sa population  baisser sensiblement  au cours du XXIe siècle

Rappelons que les variations du taux de fécondité n’ont une  influence forte sur la population globale qu’une génération après. Le relèvement souhaitable de la fécondité n’aurait donc  pas d’effet immédiat. Le seul correctif possible est l’immigration, préconisée par la technocratie internationale sans considération de la cohésion des pays concernés .

Du XVIe au XXe siècle, l’Europe dont la population,  croissant plus vite , a, non seulement  vu sa part relative augmenter dans le monde mais encore  exporté des hommes dans le reste de la planète, spécialement  sur le continent américain  , alors qu‘aucun mouvement  inverse significatif ne s’observait. Depuis le milieu du XXe siècle, l‘Europe est devenue au contraire un pays d’immigration. Environ 35  millions de ses habitants  sont des immigrés ou enfants d’immigrés venus  d’autres continents. Ces immigrés  se trouvent surtout en Europe du Nord-Ouest et en Allemagne. L’Italie et l’Espagne commencent seulement  à  les voient affluer. Si le flux migratoire continue , ce n’est pas seulement  du fait de la croissance de la population africaine mais aussi  de l’attitude positive des instances internationales et européennes.

Aussi déterminant  que le flux de migrants est le différentiel de natalité entre eux et les Européens de souche, une donnée très difficile à appréhender de manière précise.  Le maintien d’un  équilibre satisfaisant de la population européenne exige non seulement  l’arrêt des  flux migratoires mais aussi  une  reprise  sensible  de la fécondité  dans les populations natives.

 

Roland HUREAUX

 

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 14:12

 

L’entreprise européenne a longtemps porté avec elle ,  surtout dans le monde catholique,  un fumet  de bien-pensance . De  manière corollaire,   planait sur  ceux qui s’y opposaient  le soupçon d’ être de mauvais chrétiens. 

Bien-pensance : les Eglises  ont pris parti pour le oui, chaque fois qu’il y a eu des référendums  sur  le projet européen ( 1992, 2005) , croyant faire entendre  là  la voix de la  raison.  Cela est vrai de la Conférence des Eglises européennes mais aussi de la  Conférence des évêques de France.  La presse catholique du courant principal  est à l’avenant.   C’est dans cette ligne que le  14 mai dernier,  le CECEF  (Conseil des Églises chrétiennes en France)  a publié un communiqué appelant à soutenir l’entreprise européenne aux prochaines  élections.

On invoque  les pères fondateurs, démocrates-chrétiens (et catholiques) tous les trois ; Adenauer, de Gasperi et Schumann . Le drapeau européen frappé des  douze étoiles d’or rappelle celles qui nimbent  la Vierge de l’Apocalypse .  De ce fait,  un homme  comme Charles de Gaulle, quoique catholique pratiquant,  se trouvait être  un  chrétien suspect du fait son opposition à  Bruxelles. Pour les mêmes raisons,   beaucoup de   laïcistes   se sont méfiés de la construction européenne.

 

Inversion des signes

 

Il est clair que ceux qu’inspirent encore ces vieilles lunes n’ont pas encore pris la mesure  de la véritable inversion des  signes qui s‘est produite  au cours des quarante dernières années :  tout se passe en effet comme si Bruxelles était devenue au contraire  le centre nerveux de l’antichristianisme en Europe.

On s’est longtemps contenté  de dire que l’Europe des Six  issue du traité d Rome ( lieu significatif) était dominée par les forces catholiques et que l’élargissement  y avait seulement  accru le poids du monde protestant et donc  anglo-saxon. Mais aujourd’hui la mutation est allée bien plus loin.   En témoignent  le  refus d’inscrire les racines chrétiennes de Europe dans les textes constitutifs,  la propagande active en faveur  des évolutions  libertaires les plus débridées , tant de la commission que du Parlement européen,  où la majorité social-démocrate et populaire est toujours prête à toutes les surenchères, le harcèlement des pays qui  leur  résistent.

Le  moment clef  de cette inversion fut sans doute  le rejet brutal de la candidature de Rocco Buttiglione  au poste de commissaire européen en 2004  [1]. Buttiglione n’était pourtant pas un fieffé réactionnaire : proche de Jean-Paul II, il l’est aujourd’hui du pape   François.

Ancien membre de la Cour des comptes européenne, Romain Rochas   a, au vu de son expérience des hautes sphères de l’Union , rompu avec l’européisme. Il vient de publier un  Livre noir de l’Europe[2] où il  révèle entre autres la profondeur  de l’antichristianisme des institutions européennes.

Si cela était nécessaire, on en verra la confirmation dans le récente réunion électorale qui s’est tenue à Varsovie en présence de Donald Tusk , président du Conseil européen en faveur de l’opposition  européiste  au gouvernement polonais.   Y   ont été tenus ,  sans que Tusk les désavoue,  des discours  d’ une  grossièreté  et d’une violence inimaginable à l’encontre de l’Eglise  catholique , laissant loin derrière tout ce qui pouvait  se dire en France au temps du petit père Combes.

 

Le fait idéologique

 

Il faudrait de longs développements  pour  approfondir les raisons de cette mutation  qu’ a connue l’idée européenne au point d’être désormais associée à  l’antichristianisme   le plus  virulent .  Mais il est assez clair qu’elle est inséparable de la dérive idéologique de la construction européenne. Loin d’être un projet de coopération naturel  entre pays libres désireux de travailler ensemble, le projet européen est conçu aujourd’hui par ses  partisans  comme un projet messianique  d’abolition des frontières et d’arasement du fait national.  Il n’est pas seulement une réalité  politique mais une révolution destinée  à remettre en cause cette réalité anthropologue fondamentale qu’est le fait national.

L’expérience de siècle dernier  a montré que le fait idéologique, que ce soit le communisme ou  le socialisme national ( dit nazisme ),  est toujours allé  une hostilité radicale au fait religieux, ce qui est  normal dès lors qu’il se pose comme une Eglise  de  substitution.  Comment s’étonner  qu’il en aille de même avec  la troisième  des  grandes utopies, l’utopie  mondialiste, dont le projet  européen n’est,  de l’aveu de Jean Monnet lui-même , qu’une étape ?   Emmanuel Todd a montré comment l’engagement européen des élites françaises est parallèle à  leur déchristianisation,  la foi en  la monnaie unique ayant peu à peu remplacé chez elles  la foi au Dieu unique.

Il  est temps que ce qui reste de  croyants en France et en Europe ouvrent les yeux devant ce qui n’est pas  seulement un affadissement des convictions chrétiennes des Pères fondateurs mais à une véritable inversion  du rapport du projet européen   à la civilisation chrétienne  pour laquelle  il est devenu une véritable machine de destruction. 

Roland HUREAUX

 

 

 

 

[1] Ce rejet  a d’ailleurs  suscité  un courant    de  méfiance vis-à-vis des institutions de Bruxelles au sein de la  Curie romaine, jusque-là favorable au projet européen.

[2] Romain Rochas, Le Livre noir de l’Europe, Ed. Sydney Laurent

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21 mai 2019 2 21 /05 /mai /2019 12:48

Contrairement à ce que prétend M.Macron,

L’EUROPE, C’EST LA GUERRE

Acculé, Emmanuel Macron sort l’artillerie lourde . Suivant une rhétorique  trop connue , il dénonce avec véhémence  le nationalisme, , cause selon lui de toutes les guerres et de tous les  malheurs . Il lui oppose l’Europe – et avec elle tout ce qui transcende les nations : le mondialisme,  la supranationalité,  l’ouverture des frontières  identifiés au  bien.

C’est  faux historiquement :  la principale cause des guerres et des grands massacrées du XXe siècle,  ce n’est pas le nationalisme , c’est l’idéologie. C’est en tous les cas vrai pour la seconde guerre mondiale ,    la guerre froide,   les grands massacres de Staline ou de Mao lesquels n’ont pas tué par nationalisme mais au nom d’  une idéologie totalitaire.

Le slogan de Macron  est également faux en ce qui concerne l’Europe. On dit « l’Europe ( celle de Bruxelles )  , c’est  la paix ». Mais l’Europe  était déjà  en paix quand ont été mises en place    les institutions  européennes  actuelles,    à partir de 1957.  Et depuis ? Qui est responsable de la  guerre des Balkans, qui est  responsable de la  guerre d’Ukraine ? Sans doute les  Etats -Unis ,  mais ils n’auraient pu rien faire sans l’appui des Européens et  des  instances de Bruxelles. Pourtant favorable à la  construction européenne,  l’ancien chancelier  Helmut Schmidt n’a pas hésité, peu avant sa mort,  à mettre en cause le rôle des commissaires de Bruxelles dans le conflit ukrainien.

Aujourd’hui, les anti-Poutine le plus exaltés, dont  certains envisagent même une guerre contre la Russie se trouvent  Bruxelles.  L’UE lui a infligé des sanctions économiques    lourdes et n’envisage pas de les lever . Cela sous le prétexte de l’annexion de la Crimée qui offense certes le droit international mais pas plus que l’indépendance de l’Etat mafieux du Kosovo  encouragée   par Bruxelles. Interrogé sur la défense européenne par un journaliste : « Pour se défendre de qui ? » Macron a répondu  : « de la Russie par exemple ». Bien inutile provocation :  l’Europe n’existerait qu’en se trouvant un ennemi !

 

L’UE est toujours du côté de la guerre

 

Les guerres qui ont ensanglanté  le Proche-Orient au cours des dernières années,  dont celle de Syrie,  ont fait près de 5 millions de morts. Elles   se sont toutes faites avec   l’appui des instances de l’Union européenne. Elle a ainsi subventionné largement l’Observatoire   syrien des droits de l’homme, officine de propagande djihadiste basée à Coventry, voix des opposants à Assad. Elle a aussi   imposé un embargo qui  a  fait souffrir  presque autant le peuple syrien que les combats[1]. Cette machine  inhumaine  se refuse à  les abroger  alors que la guerre est pratiquement terminée.    Même chose  au Yémen où les famines dues aux sanctions tuent encore plus  que les bombardements saoudiens.

Les guerres récentes du Proche-Orient  n’ont pas  été causées par le  nationalisme , mais par  la fureur idéologique des mondialistes américains, dits néo-conservateurs,   relayée par  les européistes de tout poil  au nom des grands  idéaux :    droits de l’homme,  démocratie,  lutte contre le  nationalisme. Ces guerres  ont au contraire été désapprouvées par ceux que l’on taxe de nationalisme ou d‘extrémisme, à droite ou à gauche.  

Pourquoi la construction européenne  menace-telle la paix ? Parce qu’elle est elle-même     une idéologie , ce qui veut dire    un projet messianique de transformation  de la condition humaine fondé sur des concepts simplificateurs : hier  l’abolition de la propriété  ou des classes sociales , aujourd’hui celle des nations.   Les  idéologues sont manichéens : ils diabolisent leurs adversaires intérieurs ,   mais aussi extérieurs  ,  tenus pour des  monstres innommables auxquels on ne saurait faire quartier : Milosevic ( pourtant blanchi par le TPI ) , Saddam Hussein,  Assad  … demain Poutine ?

C’est cette approche idéologique propre à l’Union européenne qui menace  la paix en Europe ,  bien plus que le nationalisme,  une expression qui dans la bouche de Macron  et des  mondialistes  ne désigne d’ailleurs que l’amour sain de sa propre patrie et donc l’attachement à sa souveraineté.  

 

Roland HUREAUX    

 

[1] Les sanctions  économiques de Bruxelles étaient  interrompues  dès qu’une ville passait sous contrôle djihadiste ! L’embargo sur les armes a été, lui , levé en 2014.

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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 16:45

 

La décision de mettre à mort  Vincent Lambert prise par le CHU de Reims , sous l’autorité du gouvernement, et validée par le Conseil d’Etat  n’est pas seulement répugnante, elle est absurde à plusieurs titres.

 

Une tutelle frappée de nullité

 

D’abord parce qu’elle pose le problème de la mise  en œuvre de la  tutelle.   Ayant perdu la plupart de ses facultés mentales , Vincent Lambert  est , depuis onze ans , sous la tutelle de son épouse . Or celle-ci  demande , en son nom,  qu’il soit mis fin  à  la vie de celui qui reste juridiquement son mari , invoquant  des conversations antérieures à son accident que personne ne peut vérifier. Il est pourtant clair que selon l’ article 425  du Code civil,   la mesure de  tutelle n’est prononcée qu’en  vue de « la protection de la  personne ». Il semble  évident  qu’elle  perd son sens dès lors que le tuteur demande la mise à mort du protégé , quel qu’en soit le motif,   perdant  ipso facto sa raison d’être .  On dira qu’aucun texte ne le prévoit explicitement , mais une situation de ce genre s’est-elle jamais vue depuis   que  la  tutelle existe ?  Si le droit n’a pas prévu la cessation de la  tutelle  en pareil cas,  c’est que la chose allait tellement de soi qu’il n’a jamais paru nécessaire de le préciser. Nous sommes là   dans le méta-juridique, dans ces règles implicites  qui permettent  au droit  d’exister et que  les mots qu’il emploie  aient un sens.  Portant sa propre contradiction,  le consentement  de la tutrice   à la mort de Vincent Lambert est  nulle et non-avenue. 

Il y a des évidences  plus fondamentales que les textes,  que les cours, de plus en plus enfermées dans un juridisme étroit , semblent perdre  de vue. Le Conseil d’Etat  a beau dire que l’administration hospitalière  ne commet pas d’excès de pouvoir  en décrétant la mise à mort de  Vincent Lambert, cette décision suppose l’ accord du tuteur et il y a bien, si l’ on peut  dire,  en l’espèce,  « excès de tutelle ». D’autant que si le décès du protégé – et qui a cessé de l’être - a des implications patrimoniales , la double qualité d’épouse et de tuteur   ouvre la porte à toutes les   confusions et  suspicions.

Qu’est-ce que « protéger la personne »  si ce n’est lui  permettre   , comme  dit Spinoza,   de combattre  (conatus)  pour  « persévérer dans son être » , ce à quoi Vincent Lambert a déjà  apporté la preuve qu’il le faisait ,  comme il l’apportera si  on le fait mourir de faim et de soif (hors sédation ). Mener  jusqu’au bout ce combat perdu d’avance contre la mort,  propre à la condition humaine, n’est-ce pas d’abord cela, « mourir dans la dignité » ? 

On peut s’interroger aussi sur le rôle que joue dans cette affaire le lien matrimonial. Le mariage  a  longtemps  été  une  institution centrale de la société, ce qui fondait la loi  à  conférer un rôle clef au conjoint ; or le mariage   est  , on le sait,  de plus en plus précaire . Est-il conforme à l’évolution des  mœurs que le conjoint   demeure   le seul  référent de la personne en situation d’ incapacité, alors même qu’il n’a plus d’effet  depuis de nombreuses années ?  Cela avant les parents naturels dont il est notoire qu’en l’espèce ils   se soucient bien davantage de ce qu’il faut bien appeler la victime   que l’épouse. Le jugement  de Salomon , un des récits fondateurs de notre culture,   tirait sa légitimité de ce que, sans préjuger du fond, il attribuait la garde  de l’enfant disputé  à la femme qui , seule,  avait le souci de le protéger !

 

Des solutions alternatives

 

Deuxième absurdité : on ne saurait dire que Vincent  Lambert, malgré sa situation lamentable , est rejeté par  la société. Non seulement son père et sa mère  sont disposés    à    lui assurer une protection mais encore d’autres établissements  hospitaliers ou sociaux  , d’autres praticiens , spécialisés eux, sont prêts  à le prendre en charge , comme ils prennent déjà en charge quelque dizaines de personnes  aussi diminuées que lui . S’il  ne s’agissait pour  la direction et les  médecins  de  l’hôpital de Reims que de prendre une mesure de gestion ,  en se débarrassant d’un patient coûteux ( et dont ils s’occupent très mal, faute de la compétence requise) , il leur serait  facile de le transférer   vers  un autre établissement . Mais il  n’en est pas question  car il s’agit  pour eux, non de bien gérer mais de mener un combat idéologique en faveur de l’euthanasie.

La Sécurité sociale pourrait aussi objecter  contre le coût de la prise en charge mais , en l’espèce , elle ne l’a pas fait.

La mise à  mort de Vincent  Lambert  constituera  très probablement  un traumatisme dans l’opinion française . Comme on l’a vu,  un  très grand nombre de gens pas spécialement  religieux ,  se sont émus de  l’incendie  de Notre-Dame de Paris. De nombreux Français aujourd’hui indifférents  seront , n’en doutons pas, traumatisés  par l’annonce de la mise à mort de Vincent Lambert  par inanition. Contrairement à ce que ses promoteurs espèrent , il   est douteux que ce décès les aide à avancer  la cause de  l’euthanasie.

Que vont  devenir les malades aussi gravement atteints que Vincent Lambert   déjà pris en charge dans des  établissements spécialisés ? En toute logique, ils devraient incessamment subir le même sort que lui.   Serions-nous alors  au  début d’ un processus    d’extermination des handicapés  plus ou moins  lourds ?  

Le calendrier nous rapproche  des 80 ans du programme Aktion T4, par lequel Hitler avait mis à mort plus de  70 000 malades mentaux  extraits des hôpitaux  allemands, programme  lancé à l’été 1939 et terminé à l’été 1941. Les personnels et les méthodes ( principalement  l’usage du gaz) furent alors transférés sans transition  dans les camps d’exterminations des Juifs qui s’ouvrirent dans la foulée. 

Le début de ce  programme  coïncide ( ce n’est pas un hasard, il fallait profiter que les  esprits soient accaparés  ailleurs  ) avec le début de la  seconde guerre mondiale. Espérons que la mise à mort  de Vincent  Lambert , si elle a lieu, n’annonce pas de  si tragiques événements.

 

Roland HUREAUX

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 11:47

INVITATION

 

L’association  Mouvance France vous invite à vous joindre à la soirée qu’elle organise  

le Jeudi 7 février à partir de 18 heures au café le Pont-Neuf, 14 quai du Louvre, 75001 Paris  selon l’ordre du jour suivant :

18h : Assemblée générale statutaire (1)

18 h 45 :

Présentation par Roland Hureaux de son livre :

LA FRANCE ET L’OTAN DANS LA GUERRE DE SYRIE, Le grand fourvoiement (Giovanangeli)  

Présentation par Laurent Izard de son livre :

LA FRANCE VENDUE A LA DECOUPE  (L’Artilleur)

Les deux livres paraissent en février. Les auteurs sont tous deux membres du bureau de Mouvance France  

20 h : Apéritif  

Je vous suggère de vous inscrire par courriel à :

mouvance.france@gmail.com .

ou alors auprès de à Mme Elisabeth Faure Viard, par texto à envoyer au 06.58.13.68.68.

Nous comptons sur votre présence.

Par avance, merci.

Bien cordialement.

Roland HUREAUX  

Président de Mouvance France  

MOUVANCE FRANCE est une association politique indépendante des partis, qui se propose rassembler des compétences d’origines variées en vue de proposer une plateforme programmatique à mettre en œuvre immédiatement dans l’hypothèse d’une alternance. Elles se situe en rupture claire par rapport à la politique du gouvernement actuel.

Parmi les membres du bureau : Roland HUREAUX, Dominique MARCILHACY, Elisabeth FAURE VIARD, Francis CHOISEL, Tarick DALI, Serge FEDERBUSCH, Guy de la BARTHE, Michel LEBLAY, Karim OUCHIKH, Guillaume de THIEULLOY.

 

 

 

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 11:44

INVITATION

L’association  Mouvance France vous invite à vous joindre à la soirée qu’elle organise  

le Jeudi 7 février à partir de 18 heures au café le Pont-Neuf, 14 quai du Louvre, 75001 Paris  selon l’ordre du jour suivant :

18h : Assemblée générale statutaire (1)

18 h 45 :

Présentation par Roland Hureaux de son livre :

LA FRANCE ET L’OTAN DANS LA GUERRE DE SYRIE, Le grand fourvoiement (Giovanangeli)  

Présentation par Laurent Izard de son livre :

LA FRANCE VENDUE A LA DECOUPE  (L’Artilleur)

Les deux livres paraissent en février. Les auteurs sont tous deux membres du bureau de Mouvance France  

20 h : Apéritif  

Je vous suggère de vous inscrire par courriel à :

mouvance.france@gmail.com .

ou alors auprès de à Mme Elisabeth Faure Viard, par texto à envoyer au 06.58.13.68.68.

Nous comptons sur votre présence.

Par avance, merci.

Bien cordialement.

Roland HUREAUX  

Président de Mouvance France  

MOUVANCE FRANCE est une association politique indépendante des partis, qui se propose rassembler des compétences d’origines variées en vue de proposer une plateforme programmatique à mettre en œuvre immédiatement dans l’hypothèse d’une alternance. Elles se situe en rupture claire par rapport à la politique du gouvernement actuel.

Parmi les membres du bureau : Roland HUREAUX, Dominique MARCILHACY, Elisabeth FAURE VIARD, Francis CHOISEL, Tarick DALI, Serge FEDERBUSCH, Guy de la BARTHE, Michel LEBLAY, Karim OUCHIKH, Guillaume de THIEULLOY.

 

 

 

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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 09:06

 

CONFÉRENCE

 

L’Eglise et la science au cours des siècles

 

     par

   Roland Hureaux

                              historien, essayiste

        à la Paroisse Notre-Dame de  l’Assomption

                       88, rue de l’Assomption

                                  75016 Paris

                              Salle Jean XXIII

 

             Le dimanche 13 janvier à 15 heures

 

La conférence sera suivie d’un verre de l’amitié

 

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20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 18:40

La mesure emblématique annoncée par le  président Macron  dans son allocution du 10 décembre, le relèvement de 100 € du SMIC,  a  montré  à elle seule qu’il n’avait  pas vraiment compris ce qu’est le mouvement des Gilets jaunes.  Sans tenir une telle augmentation  pour négligeable, force est de constater qu’elle n’intéresse qu’un petit nombre de  manifestants.  Beaucoup d’autres sont au-dessus de ce seuil mais n’arrivent quand-même pas à s’en sortir . C’est  notamment le cas des petits propriétaires qui n’ont droit à rien  et payent des impôts et des charges de plus en plus lourds. Le président ignore aussi  que les travailleurs indépendants jouent un grand rôle dans le mouvement. Les retraités également : la suspension de la CSG sur les retraites de moins de de 2000 €, qui en satisfera peut-être  une partie  , ne va pas au fond des choses quand les charges qui pèsent sur ces petits retraités , eau, gaz, électricité,  s’alourdissent sans cesse.   Confondre  les demandes des  gilets jaunes avec une   revendication syndicale classique portant sur les   bas salaires est très réducteur   ; pour Macron et les    hautes sphères l’Etat, ce sont les « petits » , masse indistincte, qui revendiquent, c’est tout . Leur échappent les autres dimensions comme l’angoisse des classes moyennes  en voie de   paupérisation  ou  le désir de reconnaissance. 

 

Macron  a beau présenter des espèces  d’excuses , se dire prêt au dialogue , les Français ont du mal à lui trouver l’air sincère .

Il  a consulté, fait remonter peut-être  quelques chiffres, il se dit à  l’écoute, mais fondamentalement, il  n’a pas fait l’effort d’aller au-delà des quelques clichés,  pour comprendre dans toute leur diversité  ce que sont les Gilets jaunes. Car pour Macron , la société française se résume à des clichés et  sur aucun sujet, il ne semble avoir remis en cause sa conception du monde.

Il n’ a pas parlé de l’Europe, mais il elle  reste pour lui  plus que jamais en toile de fond. D’aucune manière,  il n’envisage de remettre en cause, ni l’euro ni les plafonds de déficit imposés à Bruxelles.  S’il ne le fait pas ,il est clair qu’ il ne pourra pas satisfaire vraiment les revendications des gilets jaunes. Or, n’en doutons pas,  le projet européen  compte toujours pour lui  plus  que le peuple français.

 

Aller plus vite et plus loin ! Précisément ce qui est à craindre

 

Pour résoudre la crise, loin de changer d’orientation, il  propose d’aller plus vite et plus loin dans le programme de réformes qu’il s’était fixé ; or c’est bien ça que craignent les Français . Non  que,  comme il l’a dit,  les Gaulois soient réticents au changement, mais parce qu’ils ne croient pas  au genre de réformes que veut faire Macron. Ils ne croient pas que,   si ces réformes sont difficiles,  si elles sont douloureuses aujourd’hui , tout ira mieux demain. On leur serine  cela  depuis vingt ou trente ans et ils ne voient rien venir, sinon  l’ érosion  continue de leur pouvoir d’achat.  Ces réformes projetées, d’ailleurs ils les connaissent   , ce sont celles qui se trouvent  dans les cartons des ministères  depuis  dix, vingt ou trente ans . Jamais en effet on n’a vu un president adhérer aussi aveuglément à tout ce qui émane de la  haute technocratie, sans qu’ apparaisse la moindre  plus-value pouvant  émaner de son expérience  personnelle ou de sa réflexion.  Corollaire de ce conformisme sans égal  , un mépris, tout aussi sans égal pour ceux qui n’adhèrent pas à ces logiques , mépris que le président a déjà eu maintes fois l’occasion d’exprimer et dont personne ne pense qu’il s’en serait tout à  coup guéri . 

 

Absence totale d’imagination

 

Parmi ces réformes  annoncées, la réforme de l’Etat . Mais on la mène  depuis bientôt trente ans avec toujours les mêmes schémas simplistes : gestion privée, affaiblissement  des corps , fusions, évaluation, rémunération au mérite  . Le résultat  que voient les gens de la base : la gestion privée, ce sont  des augmentions de tarifs incessantes ;  la  prime au résultat, c’est  l’envol des rémunérations du haut de l’échelle et,  pour le reste, des critères arbitraires, le favoritisme, la mauvaise ambiance,  la désorganisation , le  découragement. C’est dans ce sens que Macron veut aller « plus vite et plus   loin ». Non merci, disent les Français.

Il propose aussi plus de décentralisation  Mais on en fait depuis quarante  ans ! Quel manque d’imagination !  Le résultat, les Français le connaissent aussi :  toujours plus de pouvoirs  à des  élus en qui  ils ne font plus confiance et qui, pensent-ils , s’en mettent plein les poches, des impôts locaux de plus  en plus lourds, spécialement l’impôt foncier.  Les riches s’imaginent qu’il n’y a qu’eux qui payent des impôts.  Ils se trompent : de réforme en réforme,  on est arrivé à ce que   certains    petits retraités en payent  en proportion  plus que les  PDG !  Mais cela ,  Macron ne le  sait pas.  

Pas de remise en cause non plus des  logiques environnementales auxquelles des gens comme lui  ont réussi à donner une tournure exclusivement  punitive ; il est même allé jusqu’à parler dans son discours de  « dette climatique » , comme pour culpabiliser un peu plus les Français, spécialement les « beaufs » qui roulent au diésel.  Comment  les Français  n’auraient-ils  pas entendu dire que des scientifiques émettent des doutes  de plus en plus grands sur la réalité du réchauffement  climatique  ? Comment   ne sauraient-ils pas que la plupart des grandes puissances, hors d’Europe,  s’en désintéressent ? Alors pourquoi eux seuls payeraient ? Et le président n’a-t-il pas entendu dire que les Français rejettent massivement  les éoliennes qui défigurent ce qui sera bientôt leur    seule richesse: les   paysages ?    Eoliennes qui ne sont rentables que grâce aux subventions dont le coût pèse directement  sur   leur facture d’électricité.   

L’immigration, dit-il, mérite une « réflexion » et un « débat » . Le lendemain, il ratifie le Pacte mondial sur les migrations dont il sait que les Français ne veulent pas.

Malgré ses promesses   de dialogue, rien de tout cela  n’ébranle   Macron qui reste campé sur  ses certitudes européennes , réformatrices ,   climatiques ou migratoires .

« Le bon berger connait ses brebis ». Pas lui.

Ce  président, dont la rigidité  intellectuelle n’a sans doute  aucun précédent  parmi les chefs d’Etat  français  , aura assurément  du mal à convaincre les  Gilets jaunes de rentrer chez eux.    

 

Roland HUREAUX

 

 

 

 

 

 

 

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