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Roland HUREAUX

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 18:10

 

http://www.bvoltaire.fr/americains-europeens-ne-doivent-se-tromper-de-champ-de-bataille/

 

L’Europe s’indigne des mesures protectionnistes que vient de prendre le président Trump,  ou des menaces qu’il profère à son encontre suite à son retrait de l’accord avec l’Iran,  et elle a raison.

Il se pourrait cependant qu’elle ne choisisse pas le bon terrain d’affrontement.

Il est clair que les mesures protectionnistes de Washington,  en particulier celles qui concernent l’acier et l’aluminium,  provoquent un concert de protestations bien plus important que  le diktat qui impose aux entreprises européennes, sous peine de graves représailles , de cesser tout commerce avec l’Iran.

Il nous semble pourtant que ce dernier est plus  scandaleux et que c’est lui    qui devrait  indigner le plus l’opinion européenne.

Il n’y a rien d’illégitime à ce  que les Etats-Unis veuillent pratiquer un certain protectionnisme : certes les accords du GATT, devenu OMC, ont tendu  à le faire reculer depuis 1945 mais il demeure  un des instruments légitimes de souveraineté dont dispose un Etat  pour protéger son économie. Les motivations de Trump sont en l’occurrence  respectables : redonner du travail aux  ouvriers américains, redresser la balance du commerce, maintenir des  secteurs stratégiques (que nous, nous délaissons). L’impact du libre-échange est discutable : de moins en moins d’experts y voient la panacée de la croissance.

Beaucoup moins légitimes sont les  suites du retrait de l’accord nucléaire iranien par les Etats-Unis : décision  imposée unilatéralement à  leurs  partenaires, elle heurte gravement le droit international. L’extraterritorialité de la justice américaine représente  un danger grave pour la souveraineté des autres Etats et leurs intérêts économiques, comme on l’a  vu avec l’affaire  Alstom : cette entreprise stratégique n’a pu passer sous contrôle américain que grâce  à la lourde amende  infligée par un tribunal américain dans une  affaire   qui ne s’était pas passée sur le sol des Etats-Unis.

Une  riposte claire et forte à l’encontre de ces pratiques  nous parait plus urgente  que les criailleries relatives à   l’acier et à  l’aluminium.

 

Une inversion des valeurs

 

Hélas le pays  européens, prisonniers de  l’idéologie mondialiste  en  sont arrivés à  une véritable inversion les valeurs. Les mesures protectionnistes de Trump choquent l’idéal  de libre-échange universel qui se trouve au cœur  de la pensée dominante occidentale depuis des lustres. Elle constitue à leurs yeux une faute grave, une remise en cause d’ordre  mondial. Au contraire, les mesures prises  l’encontre de l’Iran que les Etats-Unis obligent les Européens à suivre  malgré eux,  ne touchent que leur souveraineté ; elles  s’inscrivent au demeurent dans un conflit proche-oriental que  beaucoup, même de ce côté-ci de l’Atlantique,  voient   comme une lutte du bien contre le mal, d’un certain universalisme à l’encontre du particularisme  iranien.  Anesthésiés par le dépassement du cadre national,  européen ou globaliste, ils prennent pour  grave ce qui ne l’est pas et pour  normal ce qui devrait les indigner le plus.

Les intérêts lésés par les sanctions contre l’Iran sont des plus sérieux  : les menaces américaines conduisent à la suspension des projets de   Peugeot et de  Renault, à l’ annulation des commandes d’Airbus, au  retrait de Total et d’Engie, soit  un préjudice considérable pour l’économie française. L’économie allemande est également touchée à travers  Siemens et ses banques. Mais peut-être moins que l’économie française. Au contraire le protectionnisme américain touche plus l’économie allemande.  Cette dissymétrie ne suffit cependant pas à expliquer la réaction européenne.  Il reste qu’il est  dans l’intérêt de la France   de renverser les perspectives pour  mette la question iranienne au centre du débat, quitte à se monter plus flexible sur les mesures protectionnistes prises par Trump.  

 

Roland HUREAUX

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 18:09

LES SANCTIONS AMERICAINES CONTRE L’IRAN SONT UNE EPREUVE DE VERITE POUR L’EUROPE

 

https://www.iveris.eu/list/notes_danalyse/348-sanctions_americaines_contre_liran_une_epreuve_de_verite_pour_leurope

 

L’annonce du retrait des Etats-Unis   de l’accord sur le nucléaire (Joint Comprehensive Plan of Action ou JCPoA), signé par Obama le 14 juillet 2015, levant les sanctions à l’égard de l ’Iran en échange du gel de son programme d’armement nucléaire ne saurait nous surprendre dans son principe : il est la réalisation d’une promesse de campagne. On est cependant étonné par sa brutalité et la première victime pourrait en être non l’Iran mais l’Europe.

L’Iran, ou nous nous trouvions le jour de l’annonce par le président américain, prend cette décision avec philosophie. La vérité est qu’elle ne change pas grand-chose à la situation de ce pays.

Il subit les sanctions américaines depuis bientôt quarante ans.  Celles de l’Europe datent de 2006, mais ni les unes ni les autres n’avaient   vraiment été levées depuis 2015 en raison de la frilosité des entreprises et des banques devant l’intimidation du gouvernement américain.   Depuis plusieurs années déjà l’économie   iranienne s’est réorientée   vers l’Asie :  la Chine est le principal client du pétrole iranien et on peut presque tout lui acheter. Cela n’est pas forcément conforme à ce qu’auraient souhaité une partie des Iraniens, au fond très tournés vers l’Occident, mais sur le plan économique, rien ne change pour eux.

Au vu des statistiques, la véritable sanction de ces dernières années a été l’effondrement du prix du pétrole. Les 2/3 des exportations du pays sont composés d’hydrocarbures ou de produits dérivés. Avec le relèvement actuel des cours, la croissance iranienne a repris.

Rappelons-le :  les Iraniens contrôlent   les premières réserves de gaz du monde[1] , réserves qui n’ont été découvertes qu’à une date récente. Ils ont aussi les troisièmes réserves pétrolières de la planète et l’Iran est, malgré les sanctions, le 6e producteur.  

 

Un défi pour l’Europe

 

De fait la première victime des sanctions américaines pourrait bien être l’Europe de l ’Ouest.  Peut-être en était-elle même sa première cible.

40 % des voitures d’Iran sont encore des Peugeot, mais pour combien de temps ?  Peugeot y avait, après l’accord sur le nucléaire, projeté   la construction d’une nouvelle usine ; pourra-t-elle se faire ?  Renault avait un projet identique. Total et Engie (GDF) ne pouvaient se désintéresser d’un pays qui possède d’immenses réserves d’hydrocarbures. Engie a déjà déclaré forfait. Airbus avait signé un marché pour 100 avions : que va-t-il devenir ?

Du côté allemand, Siemens, Daimler et les banques étaient engagés : depuis 2015, les exportations allemandes vers l’Iran commençaient à reprendre.  

Autant que le fond, compte la forme de la décision américaine. Grossièrement unilatérale, elle est assortie de pressions brutales auprès des Européens, comme jamais dans le passé, les Américains n’en avaient exercé vis-à-vis de leurs alliés. Les menaces proférées par le nouvel ambassadeur américain à Berlin ont été très mal prises par les milieux d’affaires allemands. Eric Schweitzer, président de la fédération des chambres de commerce et d’industrie allemande, a déclaré que ces menaces « ont provoqué un profond ressentiment au sein de l’économie allemande ». Le voyage d’Angela Merkel à Sotchi où Poutine l’a très bien accueillie, en a été le premier effet.

Si les Européens sont amenés à renoncer à leurs projets d’investissements, les Iraniens n’y perdront pas grand-chose :   les Chinois pourront prendre la place.    Trump aura   ainsi contribué à renforcer la  Chine et à affaiblir l’Europe de l’Ouest. Il n’est pas sûr que ce soit l’intérêt à moyen terme des Etats-Unis.

Pour l’Europe la décision de Trump constitue une crise, au sens grec du terme : le moment de décider - et de décider sur une manière grave : s’inféoder complètement à Washington ou prendre son indépendance.

Les 27 réunis à Sofia ont été unanimes pour ne pas suivre les Etats-Unis. Mais combien de temps cette belle résolution tiendra-t-elle ?

Sans doute les Européens ne vont-ils pas se retirer de l’accord mais il y a un fort risque que les entreprises européennes, paralysées par la crainte des sanctions américaines, désertent l’Iran, ce qui équivaudrait à une capitulation devant Trump.  

 Les Européens ne devront donc pas se contenter de rester dans l’accord, il faut qu’ils prennent des mesures pour protéger leurs entreprises contre les sanctions américaines au cas où elles se maintiendraient en Iran. Seule solution : être à même d’imposer des contre-sanctions aux entreprises d’outre-Atlantique. 

Par derrière cette question, celle de la compétence extraterritoriale que se sont attribuée les tribunaux américains.  Une prétention exorbitante contre laquelle les Européens n’ont jusqu’ici que peu réagi. Et n’imagions pas que la justice américaine si indépendante que les préoccupations politiques soient absentes de ses jugements !  

L’avenir de l’Europe, comme lieu de pouvoir géopolitique et non pas d’abord comme machine bureaucratique se joue au moins autant sur ce champ que dans les élections italiennes. A quoi servirait le maintien de l’Union européenne et de l’euro s’ils devaient s’accompagner d’un assujettissement devant la puissance dominante. A l’inverse, quel que soit le devenir de l’euro, le rapport des grands pays européens à l’imperium américain demeure un enjeu capital.

Si la pression américaine s’accentuait, les Européens conserveraient une arme ultime : dès lors que la simple utilisation du dollar rend leurs entreprises passibles des foudres de la justice américaine, les encourager à diversifier les devises qu’elles utilisent. Mais qui se risquera à aller jusque-là ? 

 

Roland HUREAUX

 

 

 

 

[1] Ou les deuxièmes après la Russie, on ne sait.

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 18:06

 

Etonnante coïncidence : le jour où était présenté dans la plupart des librairies de France une nouvelle traduction de « 1984 », le chef d’œuvre de George Orwell,  l’Assemblée nationale votait à l’unanimité la révision de l ’article 1er de la Constitution:

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »

Désormais le mot race a été supprimé et le mot sexe a été rajouté .

Il y a beaucoup à dire sur cette révision .

D’abord la vulgarité de la démarche .  « Il ne faut toucher aux lois que la main tremblante » (Montesquieu) ; c’est particulièrement vrai des lois constitutionnelles.   Si chaque président nouvellement élu veut la réviser à sa guise,  c’est qu’il n’y a plus de constitution.  La constitution n’est plus un texte sacré :  elle perd son caractère de loi fondamentale au-dessus des autres lois.  Gardien des institutions, le président ne doit y toucher qu’avec crainte et tremblement.  Chirac a procédé à 14 révisions (De Gaulle 2, Pompidou : 0, Giscard d’Estaing : 2, Mitterrand 3) . Sarkozy a , le premier ,  procédé à une révision de grande ampleur touchant un tiers des articles . Macron s’y met à son tour. Si sa rivale l’avait emporté , nous n’y aurions pas non plus échappé : elle avait, elle aussi,  un ample programme de révision constitutionnelle. Ne rien tenir pour sacré, se croire fondé à toucher à tout, c’est cela la vulgarité.

On peut également relever que  les grandes erreurs législatives, les lois  que toute une génération regrette,  ont été généralement votées à l’unanimité : la loi Pleven de 1972 contre l’incitation aux discriminations ,  la loi Giscard de 1973 barrant l’accès de l’Etat aux avances de la Banque de France , la loi Gayssot de 1990, la Loi organique sur les lois  des finances, dite Lolf de  2001 qui a largement contribué à désorganiser  l’Etat et dont Macron se propose de pousser la logique encore plus loin.   Donc méfiance.

Surtout , l’idée de supprimer le mot race pour supprimer le racisme , parfaitement absurde, confirme   l’orwellisation de la société.

L’idée de réformer le vocabulaire pour réformer la société est typiquement totalitaire. Ne nous y trompons pas en effet  :  aujourd’hui, c’est la seule constitution qui est visée ; demain employer le mot race sera passible de poursuites.

Et pourtant elles existent, comme aurait dit Galilée. Il se dit à ce sujet n’importe quoi : « il n’y pas de races, il y a une seule espèce humaine ». Certes nous ne composons qu’une seule espèce , au sens zoologique du terme,  c’est à dire un seul groupe entièrement interfécond. Mais cela ne veut pas dire qu’en dessous   de l’espèce , n’existent pas des subdivisons selon la couleur de la peau ou d’autres critères,  communément appelées, dans l’espèce humaine comme dans beaucoup d’espèces animales, des races. Certes,  il faut en relativiser le contenu : les différentes races étant interfécondes et de ce fait, il y a eu et il y a de nombreux métissages qui font intrinsèquement partie de la réalité humaine. Il se peut même que les différences culturelles soient plus pertinentes que les différences de couleur de peau. N’empêche : les races existent et il est antiscientifique de le nier.

Quand on sait combien les fondateurs de la République étaient attachés à la science, cette attitude antiscientifique , qui conduit à nier des réalités objectives,  peut être tenue pour une atteinte au principe républicain .

A côté de la science,  il y a le droit . La suppression du mot race à l’article 1 signifie-il que les distinctions de race seront désormais autorisées ou alors que leur réglementation ne sera plus du domaine que de la loi ordinaire ?  A la lettre, oui. Un adversaire de l’avortement demandait récemment que le mot avortement disparaisse de la législation   ; c’est ce qu’on a fait au Canada où désormais, contrairement aux attentes de ce monsieur, l’avortement n’est plus soumis à aucune limite.

Changer les mots pour changer les choses , c’était déjà le principe de la loi Taubira instaurant le « mariage » pour tous, de bout en bout inspirée par la théorie du genre selon laquelle les distinctions de genre ne sont pas pertinentes, le sentiment qu’un individu peut avoir de son « genre » étant entièrement de nature culturelle :  mâles et femelles sont   fongibles en tout . Comme les idéologues n’en sont pas à une contradiction près, dans la révision de la constitution,    le mot sexe a au contraire été rajouté.

On pourrait évoquer bien d’autres faits qui tendent à réduire la langue pour maîtriser les esprits. Ainsi toutes les formes de langues de bois :  non voyant pour aveugle, troisième âge pour vieux,  « partir »   pour mourir , frappes pour bombardements, ( comme si les B 52 se contentaient de distribuer des claques !) etc.  En toute choses le virtuel se substitue au réel.

Aujourd’hui,  les races n’existent plus , demain sera-ce-le tour de la liberté ?    

 

Roland HUREAUX

 

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 18:05

 

Il se dit qu’entre le président Macron et le pape François, le courant serait bien passé lors de la visite du président français au Vatican le 26 juin dernier.

Ils semblent notamment partager les mêmes idées sur la nécessité d’accueillir les migrants qui se présentent sur les rivages de l’Europe.

Les associations qui défendent les immigrés en France taxent certes le president d’hypocrisie : la France va accueillir, dit-il, des passagers du navire Lifeline mais « pas plus de quelques dizaines. »  Macron déclare la France ouverte mais instaure contre ceux qui aident les clandestins un « délit de solidarité » (bien malheureux oxymore pour une disposition annulée par le Conseil constitutionnel). A l’inverse, d’autres relèveront qu’elle accueillera de nombreux   passagers de l’Aquarius, mais sans le dire et après qu’ils aient transité par l’Espagne.

Hypocrise toujours : quoique la France n’ouvre son territoire qu’au compte-goutte, Macron se donne le beau rôle en prenant violemment à partie les gouvernements d’Italie, d’Autriche, de Hongrie, de Pologne qui ne veulent plus d’immigrants.  

Il reste que, quoi qu’en pensent les associations humanitaires, le president Macron est immigrationniste ; s’il ne va pas plus loin dans sa politique d’accueil, c’est pour tenir compte d’une opinion publique particulièrement hostile aux nouvelles arrivées.

Ce n’est pas seulement    pour se faire bien voir du pape, c’est pour marquer discrètement où vont ses préférences qu’il a rendu visite à Rome à la congrégation San Egidio, une association catholique qui faisait autrefois   un travail très utile en proposant sa médiation dans certains conflits armés (elle avait fait merveille au Mozambique) et qui fait aujourd’hui un travail nuisible en aidant les passeurs, liés à la Mafia, à conduire à bon port des migrants de Libye.

On peut promouvoir l’accueil des immigrés au nom de la charité chrétienne : c’est, on l’espère, la seule raison qui motive le pape.

 

La tentation mondialiste, de Soros à Sutherland

 

Mais on peut aussi le promouvoir par idéologie : l’idéologie mondialiste prônée par les instances internationales (ONU, Union européenne, Banque mondiale, Bilderberg, Davos, etc.) ou par des associations   comme celles de la galaxie de George Soros subventionnées par son Open Society Foundation : l’immigration, pensent-ils, en assurant le mélange de populations sur le territoire européen, y affaiblira le sentiment national et donc les tensions. Elle facilitera l’abolition des Etats nationaux.

C’est, on peut le craindre, de ce côté que se range Macron.

A l’hostilité  aux nations , s’ajoute dans les instances précitées, une approche purement technocratique des questions  démographiques : il manque quarante  millions de naissances  pour équilibrer la pyramide des âges des pays d’Europe, il faut aller chercher quarante  millions  d’ immigrés pour  combler les vides et permettre en particulier de payer les retraites ;   dans cette approche, seuls le chiffres comptent, les hommes ont une sorte de cheptel fongible, hors de toute  considération ethnique ou culturelle.

Il y a des Soros catholiques : le plus notoire, mort début 2018 , Peter Sutherland, a été   commissaire européen, secrétaire général de l’OMC, secrétaire général adjoint de l’ONU   chargé des réfugiés,  président de la Trilatérale,  dirigeant du Club de Bilderberg , président  de BP  puis de Goldman Sachs : cet homme, pas spécialement venu des  « marges » , chères au pape François, a été de 2015 à 2017, directeur de la Commission Internationale Catholique sur la Migration (ICMC), proche conseiller du Vatican.

L’idéologie mondialiste est une de plus dangereuses qui soit :   elle part de l’erreur anthropologique qui consiste à croire que le cosmopolitisme et le mélange des peuples apaisera les confits intercommunautaires, alors qu’une connaissance tant soit peu fine de l’histoire, y compris récente, conduit à penser le contraire.  L’Europe de Soros et de Sutherland, ce sera celle de la haine généralisée, de la guerre de tous contre tous. Suffit à le démontrer l’expérience de tous les pays multiconfessionnels : Algérie, Palestine, Liban, Bosnie, Sri-Lanka, pour s’en tenir à la période récente. A moins qu’un groupe ne prenne nettement le dessus :   si on prolonge les courbes démographiques, ce ne saurait être que le musulman.

L’erreur est analogue à celle des marxistes qui pensaient que la suppression de la propriété privée rendrait les hommes moins égoïstes ; selon la loi, énoncée par Hayek, du résultat contraire aux buts recherchés, qui s’applique à toutes les idéologies, c’est, comme l’a montré Alexandre Zinoviev, le contraire qui s’est produit : dans le régime soviétique, a régné partout l’égoïsme le plus sordide.

Faire le choix des mélanges de population, en Europe ou ailleurs, serait criminel, tant le plus élémentaire bons sens laisse présager des suites désastreuses qu’ils auraient.

 

L’Esprit Saint ou l’idéologie

 

L’Esprit Saint n’inspire certes les autorités religieuses que dans le domaine strict de la foi et de la morale ; il n’est donc pas assuré qu’il les inspire aussi en politique. Toutefois, la sagesse séculaire des Eglises, le sens pastoral (puisqu’il est dit que « le bon pasteur connait ses brebis ») devraient y suppléer en vue de les garder de la forme moderne du mal que sont les idéologies, parmi lesquelles le mondialisme.

Ce sera plus difficile pour Macron qui a été élu sur un programme de dépassement des nations, tous ses soutiens étant de cette école-là. Il est d’autant plus nécessaire que les opinions publiques maintiennent leur pression pour empêcher une politique migratoire irresponsable qui aurait des conséquences tragiques.

 

Roland HUREAUX

 

 

[1]

 
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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 17:58

IMMIGRATION : ETONNANT JEU A TROIS

Le Triangle Macron-Sanchez-Salvini

 

Les trois grands pays latins (France, Italie, Espagne) sont en plein psychodrame sur la question de l’immigration.

Emmanuel Macron, après une prise de bec avec l’homme fort du nouveau gouvernement italien, Mateo Salvini, ministre d’intérieur, qui a refusé sèchement l’accueil en Italie du navire l’Aquarius avec ses 629 migrants en provenance de Libye à bord a trouvé un nouvel allié dans  le tout nouveau président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez qui a, lui, décidé d’accueillir le navire.

C’est le hasard d’une crise ministérielle qui a fait basculer le pouvoir à Madrid de l’Alliance populaire (droite) au PSOE (gauche), aucun de deux, ni personne d’autre, n’ayant une majorité aux Cortès. Sanchez est tributaire du parti d’extrême-gauche Podemos et a commencé, pour cela,  par annoncer deux décisions radicales : l’accueil des migrants et l’expulsion des cendres de Franco hors du cimetière national de la Valle de los Caidos, mesure propre à rallumer la guerre civile.

Fort de cet appui, Macron annonce lors de sa  rencontre avec Sanchez du 23juin, en prévision du sommet européen sommet européen du 30 juin (dont une réunion préparatoire sur l’immigration a été boycottée par le groupe de Visegrad), que les pays refusant d’accueillir des migrants doivent faire l’objet de de sanctions financières. Avec un art consommé pour se faire détester de ces pays, presque tous vieux amis de la France, Macron rappelle que les pays cause reçoivent le plus d’aides de Bruxelles. Ignorant tout de la susceptibilité historique des Italiens à l’égard des Français, il donne des leçons à Salvini, lequel a beau jeu de dénoncer la responsabilité française dans les événements de Libye et le fait que le même Macron avait fermé la frontière italienne à l’été 2017 pour que les flux de migrants arrivant en Italie (800 000 en deux ans) ne viennent pas France.

La France et l’Espagne contre l’Italie. Macron espère accrocher l’Allemagne de Merkel au train franco-espagnol ; il y a peu de chances qu’il y parvienne : Angela Merkel est fragilisée, et son nouveau ministre de l’intérieur, le bavarois Hors Seehofer joue ouvertement dans  le camp des pays hostiles  à l’immigration.

Au premier abord,  beau concours de faux-culs : Macron  s’est bien gardé de proposer que la France accueille l’Aquarius . Quoique immigrationniste dans l’âme, il   sait qu’une telle proposition  n’aurait  pas été acceptée  par l’ opinion française, encore moins que par l’italienne,   mais  il doit cultiver les  associations d’aide aux immigrés  qui  se sont mobilisées pour lui contre Marine Le Pen  : s’en prendre à l’Italie est leur donner satisfaction au moindre coût. 

Sanchez a beau jeu d’accueillir des  migrants  dont   presque aucun ne veut rester en Espagne  et qui passeront assez vite la frontière française. Arrivé  au pouvoir hors de tout  vote populaire, il  peut au demeurant se permettre un geste dont il n’est pas certain qu’il plaise non plus aux  Espagnols.

Macron propose l’installation de centres  d’accueil fermés à l’ entrée en Europe où les migrants attendraient qu’il soit statué sur leur sort. Les beaux principes seraient ainsi respectés,  mais il n’est pas sûr que ces pauvres gens , qui sont pour les mondialistes, plus des  symboles  que des personnes concrètes y trouveraient leur compte. Les passeurs eux oui : l’espoir  d’entrer en Europe  subsistant,  leur  trafic pourrait continuer de prospérer.

La Commission de Bruxelles  qui n’a pas l’habitude de tenir compte de l’opinion des Européens félicite le gouvernement  espagnol,     ce qui va sans doute   rendre l’institution encore plus populaire…

Qui a affrété l’Aquarius ? Officiellement , une nouvelle organisation destinée à sauver les migrants  de la  noyade : SOS Méditerranée. Qui est  derrière ? On parle des réseaux Soros. Ce qui est sûr, c’est qu’entre les  idéologues mondialistes qui souhaitent ouvertement   la mort de  la  civilisation européenne et les passeurs mafieux, il n’est pas sûr qu’il y ait parmi les organisateurs  de l’opération beaucoup de vrais  « humanitaires » . Pas plus qu’il  n’y a, à ce qu’on croit savoir,  de vrais réfugiés  parmi les passagers, tous issus de pays en paix.   Les partisans de l’immigration  de masse auraient-ils  voulu tester le nouveau gouvernement  italien ? Il  ont réussi  seulement à le rendre plus populaire que jamais.

Le tandem Paris-Madrid appuyé par Bruxelles pose-t-il les jalons  d’un nouveau front immigrationniste  au sein de l’Europe ?  C’est douteux. Les dirigeants en cause sont trop en porte-à-faux par rapport à leurs opinions publiques, ils ont trop d’arrière-pensées pour que ce front soit  bien solide. Privé très probablement de l’appui de l’Allemagne, il est peu probable qu’il  arrive à un quelconque résultat . On peut s’attendre en revanche à une belle cacophonie au Conseil  européen des 29 et 30 juin.

 

Roland HUREAUX

 . 

 

 

 

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 17:56

 

Il y a cent ans, , le 7 août 1918, Foch était fait maréchal de France . Pratiquement le jour où le sort des armes se retournait définitivement au détriment de l’Allemagne.

Le silence officiel ne saurait nous faire oublier qu’eurent lieu cette année-là les combats les plus décisifs de première guerre mondiale.

Ludendorff, commandant en chef de l’armée allemande voulut au printemps gagner la guerre ,  pour profiter de la fenêtre d’opportunité ouverte entre la défection russe ( traité de Brest-Litovsk le 3 mars 1918) qui lui permettait de ramener toutes ses forces en France et l’entrée en guerre effective des Etats-Unis.    

Celle-ci ne devait être en effet que très progressive :   sans expérience , formées et armées par les Français, les troupes américaines n’étaient encore que peu utilisables.  Sous réserve de quelques actes de bravoure ( Saint Mihiel) ) , elles ne jouèrent qu’un rôle d’appoint dans les batailles décisives.  S’il est vrai que la perspective de leur montée en puissance soutint fort  le moral des Français,   c’est à tort qu’une certaine historiographie a fait croire à nos compatriotes que les combats de 1918 avaient été une victoire américaine.

Les Britanniques étaient épuisés.

L’armée française au contraire,  très bien armée,  riche de quatre ans d’expérience et ayant surmonté la crise morale de 1917,   était au mieux de sa forme.

 

Français et Allemands face à  face

 

Les combats titanesques du printemps et de l’été 1918 opposèrent donc pour l’essentiel Français et Allemands avec la totalité de leurs forces.

L’offensive allemande faillit réussir. Elle fut   couronnée de succès au début en Picardie ( mars), sur l’Aisne (mai) et en Champagne ( début juillet) . Paris   vit    s’approcher l’ennemi à   70 km et se trouva sous le feu des canons allemands ( la « grosse Bertha »)   à partir de du 23 mars. Le gouvernement et la Chambre des députés se préparaient à partir à Bordeaux .

C’est dans ce contexte dramatique que Clémenceau, président du conseil depuis le 17 novembre 1917,  plaça le 26 mars 1918 Ferdinand Foch à la tête des armées françaises et britanniques : « Je me suis dit : essayons Foch ! Au moins, nous mourrons le fusil à la main ! J'ai laissé cet homme sensé, plein de raison qu'était Pétain ; j'ai adopté ce fou qu'était Foch. C'est le fou qui nous a tirés de là ! ».  Le ministre anticlérical choisissait le très catholique Foch , contre Pétain le sceptique.    Foch était ensuite fait généralissime des armées alliées le 26 avril.    

Pétain , qui restait en titre commandant en chef des armées françaises   ,  avait   néanmoins contribué à l’organisation d’une défense solide , sur plusieurs   lignes qui , pour l’essentiel, tint le choc.

Mais l’offensive fut menée par Foch et ses proche comme   Mangin et Degoutte.  L’ attaque allemande arrêtée, l’armée française prit l’ offensive  à partir de juillet 1918 . Le 28 septembre, Foch déclenchait une offensive générale.

De nombreux faits d’armes   illustrèrent cette contre-offensive, appelée aussi seconde bataille de la Marne : ainsi le 18 juillet , à Villers Cotterêts,  le général Mangin,  déboulait   par surprise au point du jour avec 320 chars et un puissant appui aérien    mettant en déroute les armées allemandes qui avaient fait une percée vers Epernay.  Un scénario très proche, comme on le voit,  de ce qui advint dans les Ardennes le 10 mai 1940,  mais cette fois ce sont les Allemands qui appliquèrent cette méthode et les Français qui, entretemps,  l’ avaient oubliée !   

Le succès français résulta donc d’une forte combinaison de la défensive et l’offensive.

S’y ajouta l’esprit inventif : les Allemands qui avaient pourtant introduit, pour le meilleur et pour le pire,   l’arme chimique sur le champ de bataille   ne crurent   pas aux chars ; les Français misèrent à fond sur les fameux Renault F17 et sur l’aviation.

Mais   en dernier ressort la victoire n’aurait pas été possible sans l’inébranlable   détermination   de Clémenceau que Ludendorff considéra d’ailleurs comme le principal obstacle auquel il se heurta.

Le rôle majeur des Français dans    cette victoire,   les puissances d’alors en eurent conscience  ; on ne comprendrait pas sans cela l’hostilité des Etats-Unis et du Royaume-Uni à la France à partir de 1919 et leur volonté de rétablir la balance européenne au bénéfice d’Allemagne au risque de jeter les bases de son réarmement. 

Mais les Français surent aussi , comme il arrive souvent, contribuer à leur propre affaiblissement . Après le mort de Foch en 1927,   l’équilibre de la pensée stratégique fut rompu au bénéfice de la défensive  :  la construction de la ligne Maginot fut décidée.  

On connait la suite   : en mai et juin 1940, les Allemands seuls se souvinrent des   méthodes   du général Mangin , dont ils prirent le soin de détruire   les statues en 1940.

Une célébration de ces événements, parmi les plus glorieux de notre histoire,  aurait permis de dégonfler , au moins auprès des plus jeunes, certains mythes en rappelant que les Américains ne jouèrent qu’un rôle second et que les Français l’emportèrent en partie par leur avance mécanique !  

On dira qu’il ne faut pas vexer nos amis allemands : mais ce sont eux qui étaient chez nous et non l’inverse ; l’armée française accomplit ces exploits admirables pour défendre son sol et non pour envahir celui des autres. 

Que la France officielle refuse de célébrer de tels événement , qui s’en étonnera ? Mais il n’est pas interdit aux Français de s’en souvenir. 

 

Roland HUREAUX

 

 

 

 

 

 

 

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 17:51

Quelques  semaines n’étaient pas de trop  pour mesurer la  portée du  témoignage produit  par Mgr Carlo Vigano , archevêque et ancien nonce apostolique à Washington, au sujet des réseaux homosexuels et  de leurs soutiens  dans l’Eglise.

C’est un document très grave que très peu se sont   avisés  de mettre  en doute, tant l’archevêque a une  réputation de rigueur. Le pape n’ a pas voulu le commenter. Tout au  plus  certains  murmurent-t-ils que  le nonce serait un  conservateur aigri, mais sans  remettre en cause le contenu de ses déclarations.

A  un moment où  tout le monde revendique la transparence, comment reprocher à Mgr Vigano d’avoir parlé comme il l’a fait ? N’est-ce pas  la déférence hiérarchique et la crainte du scandale qui sont à l’origine de toutes les formes d’omerta  condamnées   aujourd’hui à  juste titre.  Et le 5e commandement,  qui impose d’honorer son   père,  qu’il soit digne ou non,   n’interdit pas la lucidité .

Les médias du mainstream  international,  qui veulent garder un pape favorable à la thèse du réchauffement  climatique et aux migrations,  ont  vite changé de sujet. Il leur sera cependant difficile de résister à la pression de la base et même d’une partie de la hiérarchie qui, surtout aux Etats-Unis,  réclame que toute la vérité soit faite. On ne saurait en  en tous les cas mettre au panier le document Vigano sans examen.

Que faut-il en retenir ?

D’abord qu’il existe bien quelque  chose comme un réseau homosexuel ou pro-homosexuel  ( n’employons pas le mot gay dans une si triste affaire)  , tissé par cooptation ,  sinon dans l’Eglise universelle, du moins aux Etats-Unis et  à  la  Curie, ce dont  beaucoup  jusque-là   doutaient.   L’ancien nonce  n’hésite pas à employer le mot de mafia.

Ensuite cette  idée  très politiquement  incorrecte  que  ce réseau recouvre   assez largement  aujourd’hui  l’aile dite  progressiste de l’Eglise,   au moins aux Etats-Unis[1]. Une exception est citée. Le plus étonnant est que, pour dire cela,   Mgr Vigano se fonde  sur une confidence du pape François lui-même , non démentie : « quand je dis de gauche, je veux dire homosexuel ».

Glissement pouvant être également sujet à controverse de  l’homosexualité à l’abus  d’enfants dont les victimes  sont , selon une étude du John Jay Criminal Justice College , à 80 % des garçons.

 

Le rôle central de MacCormick

 

Il ressort clairement du rapport qu’un  personnage joue et  a  joué un rôle clef dans ces dérives :  Théodore McCarrick , ancien archevêque de  Washington et ancien cardinal [2].   Benoît XVI avait  bien pris des  mesures contre lui ,   lui  imposant une vie de  prière et de pénitence , lui interdisant toute  apparition ou  déclaration publiques. L’  autorité chancelante de l’ancien pape pourrait avoir réduit la portée de ces mesures.  Toujours selon Mgr Vigano, l’ancien archevêque de Washington,  avait été auparavant protégé  par de   proches collaborateurs de Jean-Paul II vieillissant : Sodano, Bertone.  

L’élection du pape François a  été accueillie   avec satisfaction par le membres du  réseau évoqué , ce qui ne veut  pas dire qu’ils  l’on fait élire – en  avaient-ils les  moyens ?  A tout le  moins y ont-ils contribué, peut-être en appui d’autres réseaux.

Le pape François a , sinon en droit,    du moins de fait , levé les sanctions  dont faisait l’objet Mgr McCarrick , allant jusqu’à en faire son conseiller officieux. Il aurait  été chargé d’une mission en Chine par le pape et même en Centrafrique par …le Département d’Etat, selon les déclarations de l’intéressé que l’âge a pu rendre   quelque peu cabotin .

Jusqu’à  quel point est  allée  cette collaboration avec François ? C’est   sur la suggestion  de  McCarrick  qu’ont été apparemment  désignés aux Etats-Unis plusieurs nouveaux évêques[3] de la mouvance progressiste  ( c’est  ainsi que leur nomination avait été  présentée en son temps ),  deux dont  Mgr Joseph Cupich, archevêque de Chicago,  ayant  été nommés immédiatement cardinaux. 

Il avait été dit qu’ils étaient plus sensibles  au souci de combattre les inégalités ou l’exclusion que de rappeler la morale sexuelle de l ’Eglise, comme si   la discrétion sur cette dernière   était  une  garantie d’esprit  social . Jésus  a interdit  le   divorce , était-il pour cela moins tourné vers  l’amour des pauvres ?  

D’autres, de la même mouvance , tel l’actuel archevêque de Washington, Mgr Wuerl, successeur de  McCarrick et sans doute  coopté par lui,   avaient été désignés plus tôt.

Non contents  d’être   promus  aux Etats-Unis , les prélats de cette orientation l’ont été  depuis 2013  à la Curie, à des postes clef  où se fait le choix de évêques. 

Mgr Vigano pense que le pape François ne pouvait pas ignorer qui  était Mgr McCarrick, ce qui est assez vraisemblable.

 

En parallèle avec la société

 

S’il y a bien  une organisation en réseau de gens se cooptant à  des postes élevés ,  ceux qui sont ou   ont peut-être  été il y a plusieurs décennies, à origine de  ces réseaux sont-ils  de bons prélats dévoyés  ou bien des infiltrés dont le but était dès le départ de  saper l’Eglise de l’intérieur ? Voilà quelque chose qu’on n’aurait pas imaginé  il y a quelque années. Un George Soros n’a pourtant  pas caché son intention d’influencer l’Eglise catholique en interne. Sans tomber dans le complotisme, il se peut que les scandales actuels viennent moins  d’une corruption interne que d’une offensive délibérée. Difficile d’entrer dans la conscience de quelqu’un  comme Théodore  MacCarrick. Il est cependant probable que si infiltration il y a , elle sera plus facile à un homosexuel qu’à un homme  qui aurait  vocation au mariage,  lequel aura  autre chose à faire qu’à  porter une fausse soutane toute sa vie.

Comme une telle infiltration n’a pu se faire d’emblée au plus haut niveau de la hiérarchie, elle semble  concomitante des débuts du mouvement homosexuel, soit les années soixante-dix et quatre-vingt. Le tempo de l’Eglise est en phase avec celui de la société.   

Sans que cela soit dit explicitement , on pressent dans ces turpitudes l’importance des questions d’argent. Non que  les intéressés auraient  agi  par appât  du gain, mais du simple fait que  l’Eglise de Rome dont les charges sont très lourdes   tire depuis longtemps  le diable par la queue  -    expression particulièrement  appropriée !  Or  sa principale ressource financière   se trouvant aux Etats-Unis, cela donnait un poids  considérable   à un  MacCarrick   président la Papal Foundation  et qui semble  avoir eu beaucoup d’entregent  pour mobiliser des donateurs riches.

Des complaisances analogues sont relevées en Italie,  au Chili ou encore au Honduras, pays de l’influent cardinal Madariaga  très proche du pape  et également mis en cause par l’ancien nonce.

La responsabilité  du pape Francois dans la tolérance des dérives  évoquées semble lourde. Ce que l’on reproche au cardinal  Philippe Barbarin , archevêque de Lyon,  la non dénonciation d’un  curé de paroisse repenti et amendé depuis plus de trente ans , n’est en  comparaison qu’une peccadille.

Nous n’avons pas qualité  pour  demander, comme le fait Mgr Vigano,  au pape François de démissionner.  A d’autres époques, quand l’Eglise voulait se purger, elle dressait des bûchers, y compris pour certains évêques. Ce n’est évidemment plus de saison.   Mais  ce ne  sont pas quelques repentances de plus , exercice de  moins en moins crédible,  qui  videront l’abcès.  L’actuel pape  est   peut-être mieux placé que quiconque pour révoquer avec la  dernière  énergie tous ceux qui sont compromis  avec les réseaux dont il est question, même si c’est lui qui les a nommés . Au niveau le plus élevé, l’ingratitude, si ingratitude il y a, peut être une vertu comme l’avait montré  en son temps saint Thomas Becket. Le Saint Père apporterait ainsi la preuve qu’il est libre.

 

Roland HUREAUX

 

 

[1] Ce n’était pas le cas au temps du père Maciel, réputé conservateur.

[2] Il a démissionné de cette fonction en 2018.

[3] Notamment Chicago, Newark, San Diego.

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31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 13:34

 

L’affaire Benalla n’est sûrement pas qu’une tempête dans un verre d’eau comme le prétend M.Macron : mais même si elle l’était, le fait qu’elle suffise à provoquer l’ énorme tempête médiatique et politique que l’on sait , au point d‘arrêter tout travail législatif , révèle la fragilité du président. S’il  n’avait été élu que depuis à peine un peu plus d’un an, on pourrait déjà parler d’une atmosphère de fin de règne !

L’affaire n’est pas si mince : qu’un des proches collaborateurs du président , ignorant des usages et manifestement incapable de maitriser ses instincts violents , soit nommé par le fait du prince lieutenant-colonel de gendarmerie à 26 ans est en soi un scandale majeur. Compte tenu des relations très équivoques de l’intéressé, il laisse supposer d’autres turpitudes qui pourraient être un jour connues du public.  L’affaire Benalla n’aurait pas pris tant d’ampleur si,  malgré l’euphorie qui a régné la première année du quinquennat, beaucoup n’étaient conscient de trop nombreuses dérives.

 

Des questions

 

L’affaire pose plusieurs questions : pourquoi les vidéos au point de départ de l’affaire qui étaient connues dès le 2 mai ne font-elles scandale que le 20 juillet ? Pourquoi les plus acharnés à le soulever sont-ils les organes de presse qui ont soutenu Macron avec le plus de détermination ( Le Monde, groupe Drahi , groupe Pinault) ?

Risquons-nous à supposer que ceux qui avaient commandité son élection voulaient un président sérieux, à même de mener des reformes sérieuses ( ou supposées telles ). Les frasques de plus en plus voyantes   leur font  craindre aujourd’hui de couler sur  un bateau ivre. La fête honteuse qui a eu le lieu à l’Elysée le 21 juin pourrait être la goutte qui a fait déborder le vase.  La crédibilité du président français sur la scène internationale n’a   pu qu’en pâtir.  

Le président a déclaré assumer seul la responsabilité de l’affaire.  Il est donc responsable de l’irresponsabilité de ce jeune collaborateur qu’il a lui-même recruté et , passant outre à toutes les hiérarchies, promu.

Ce n’est certes pas la première fois que le pouvoir monte à la tête de ceux qui l’exercent. Il agit, c’est bien connu, comme un opium ou encore il donne une sorte de   vertige de l’altitude qui fait perdre la tête à ceux qui ne sont pas préparés à vivre dans les sommets.    Les réactions arrogantes et souvent maladroites du président qui visiblement gère mal l’affaire, laisse penser que le vertige ne touche pas seulement le garde du corps.

 

L’essentiel

 

Cette fragilité , comment l’expliquer sinon par les politiques menées depuis un an et qui la plupart tournent le dos aux intérêts fondamentaux du pays que l’affaire Benalla ne saurait nous faire perdre de vue ?  

  • Le démantèlement accéléré de nos industries stratégiques et de défense ( armement, construction navale, nucléaire, aéronautique, recherche pétrolière) , soit la plupart des pépites construites par le génie français en  soixante ans d’efforts , lesquelles sont en train de passer sous contrôle étranger, principalement américain ou allemand , dans la lignée de la scandaleuse affaire Alstom où la responsabilité personnelle de M. Macron se trouve directement engagée[1] ; la prochaine cible est Naval Group issu de la Direction des constructions navales ;
  • L’absence de détermination à contrôler sérieusement l’immigration , avec  le démantèlement des politiques familiales ;
  • L’absence de tout effort pour réduire les dépenses publiques ;
  • Une diplomatie illisible qui conduit à nous mettre à dos des partenaires historiques ( Italie, Pologne et autres pays de l ’Est européen), à tenter de prolonger la guerre de Syrie et à soutenir à la tête de l’Association des pays francophones la candidate que propose le président Kagame du Rwanda, un tyran ennemi de la France , responsable de millions de morts , soutien qui nous ridiculise aux yeux de l’Afrique autant qu’il nous déshonore ;
  • Des restrictions croissantes à la liberté d’expression , comme la loi sur les fake-news que la Sénat a rejeté à une large majorité  ;
  • L’affaiblissement des pouvoirs locaux   par la baisse des dotations et la suppression sans compensation de la taxe d’habitation  ;
  • Une réforme de la Constitution inutile qui tend à restreindre encore plus le poids du Parlement , haut symbole de la République ; 
  • Le projet de légaliser la fécondation artificielle pour femmes seules , ce qui revient créer délibérément des orphelins de père, dans la perspective d’une marchandisation généralisée de la procréation.

 

 Et maintenant ?

 Que va-t-il advenir maintenant ?  N’excluons rien : que Macron ait le souffle court pour tenir encore quatre ans est aujourd’hui patent  : mais il est surtout à la merci de lui-même et d’un entourage à son image : quelle nouvelle frasque pourrait lui être fatale  ? On se le demande.

Mais il peut aussi qu’il reste encore en place, le crédit affaibli , peu apte à faire des réformes. Faudra-t-il le regretter ?

Dans la mesure où la plupart de ses projets de réforme sont nocifs ,  une situation d’impuissance du pouvoir, regrettable en soi,  serait cependant un moindre mal , en attendant qu’émergent des équipes dignes et vraiment compétentes à même de prendre enfin à bras le corps les vrais problèmes de la France.

 

Roland HUREAUX

 

 

 

[1] Voir à ce sujet l’excellent reportage de Public Sénat .

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29 juillet 2018 7 29 /07 /juillet /2018 07:29

Publié dans le Figaro du 24 juin 2018 sous le titre « La fiscalité locale, moins libérale que jamais »

 

Le gouvernement promet un « big bang » en matière de fiscalité locale ; les propriétaires ne doivent en attendre rien de bon.

Elu sur une image de libéralisme qui a paru confirmée par l’Ordonnance travail, Macron mérite-t-il cette réputation ?  

C’est douteux en matière  de   fiscalité locale. Un sujet loin d’ être négligeable puisque les collectivités consomment 11 % du PIB et assument 85  % des investissements civils del ’Etat (c’est à dire à peu près tous le investissements de proximité).

Or  le programme fiscal de l’actuel  nouveau président  va mettre la France  exactement dans l’état où se trouvait le Royaume-Uni à l’arrivée de Margaret  Thatcher.  

Rappelons où en étaient nos amis britanniques après vingt années dominées par la gauche : en majorité entre les mains des travaillistes, les collectivités  locales étaient devenues très dépensières et pour cause : la fiscalité,  essentiellement foncière,  était concentrée  sur 20-30 % de la population, celle  qui   votait conservateur. La majorité   profitait des services  locaux et de  programmes d’assistance  sans  y  contribuer. Autrement dit, les uns élisaient,  les autres payaient.

Le système n’était pas seulement  ressenti comme injuste, il constituait une incitation à la dépense. Appauvrissant les classes moyennes, notamment dans les grandes    villes industrielles du Nord de l’Angleterre et de l’Ecosse, il avait fait fuir les uns et découragé les autres . Le ressort de l’initiative avait disparu.

Qui ne se souvient de l’aspect  lugubre qu’avaient  les villes britanniques des années soixante-dix, y compris Londres ?

Une des réformes capitales de Margaret Thatcher fut celle des finances locales :  considérant qu’une collectivité locale était  une sorte de  club auquel tous les usagers des services publics devaient cotiser, elle introduisit un impôt qui serait payé par tous.  Elle poussa certes le bouchon un peu loin, inventant la  poll tax (contribution uniforme  par tête ), rappelant la  capitation d’Ancien régime  . Le tollé qui s’en suivit causa sa perte. Mais le principe d’ un impôt local qui serait  payé par tous , avec des  modulations,  fut maintenu.  On sait  comment les réformes  thatchériennes, celle-là et d’autres,  ont revitalisé le Royaume-Uni en particulier les villes de l’Angleterre noire

Revenons à la France : nous avions depuis toujours un impôt que toute le monde  payait , c’était la  taxe d’habitation, une des « quatre vieilles », héritées de l’impôt sur  les portes et   fenêtres instauré en 1789 . Elle  était proportionnelle la surface occupée, mais aussi fonction de la  pression fiscale de la commune,   s’ajoutant  pour les propriétaires-occupants  à la  taxe foncière .  Certes les  réformes de Jospin en  avaient exonéré les plus démunis mais elle restait  payée par environ 80 % de la population.

Le projet du gouvernement est de supprimer la taxe d’habitation en deux ans , ce qui conduira  à faire porter  l’ensemble  du poids de la fiscalité locale sur la taxe foncière. La charge qui va peser sur les propriétaires  sera d’autant plus écrasante que les dotations vont diminuer , que la taxe professionnelle , devenu CFE , n’est plus modulable et que les collectivités locales sont presque toutes incapables de faire des économies à court terme .  Ceux qui ont un patrimoine foncier important paieront l’IFI ( impôt sur la fortune immobilière ) au lieu de l’ISF , forcément plus lourd  pour compenser l’exonération des fortunes mobilières . Ne contribueront  plus en particulier les étrangers  qui sont rarement propriétaires , et d’une  façon générale ceux qui ne payaient déjà pas l’impôt sur le revenu.  Contribueront plus au contraire  les propriétaires fonciers,  les classes moyennes au sens large, presque exclusivement autochtones,  y compris les petits retraités ayant  épargné toute leur    vie pour acheter  un pavillon et qui , dans certaine communes, n’arrivent plus  à payer les taxes.  Un traitement particulièrement  défavorable sera appliqué aux résidences secondaires.   

Même causes, mêmes effets : le  dévoiement de la démocratie qu’avaient  connu  les villes anglaises avant Thatcher est à attendre de la réforme Macron :  si les contributeurs aux budgets locaux sont désormais une minorité, la porte sera grande ouverte à la  démagogie et à la dépense.

Il n’y que de mauvaises  raisons  à cette  réforme irresponsable.

La première, la moins grave, témoigne de l’emprise inégalée des logiques purement techniques.  La taxe d’habitation était la  plus lourde à recouvrer : beaucoup de petites cotes, le plus fort taux d’impayés.  Bercy qui compte sur des économies de fonctionnement l’a imposée  au détriment de toute considération  de  citoyenneté et d’équilibre social.

La seconde est plus grave : au motif de dégeler la fortune française, excessivement portée sur le foncier, dit-on,  ce sont les classes moyennes que l’on veut  laminer un peu plus, au bénéfice  d’un côté des  fortunes financières désormais  libérées  de l’ISF , de l’autre des  classes populaires  bénéficiaires de transferts .

Ceux qui appellent la France à plus de libéralisme -  et ils ont raison -  ne savent pas qu’il y en a de plusieurs sortes : celui qu’avait incarné  Margaret Thatcher était un libéralisme national,  soucieux d’épargner les  classes moyennes britanniques et , pour cela,  de limiter   les dépenses publiques et les transferts. Celui qu’incarne Macron est à l’opposé :  très favorable au   grand capital international qui trouve son intérêt   dans la réforme du Code du travail   et la suppression de l’ISF, il ne craint   pas  d’écraser un peu plus les classes moyennes, sans doute  coupables au travers de la propriété foncière, même modeste, d’avoir un enracinement , et ne se préoccupe  donc sérieusement   de réduire ni  les  dépenses publiques , ni  les   transferts, pompe aspirante de  l’immigration.

Il y a libéralisme et libéralisme. Celui qu’on prête  à Emmanuel Macron est aux antipodes des attentes des Français  et les  expose à bien  déconvenues.

Roland HUREAUX

 

 

 

 

 

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28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 07:35

COMMENT LES EUROPEENS PEUVENT-ILS CRAINDRE LA DETENTE EST-OUEST ?

Quand un grand journal du soir titre après le sommet d’Helsinki, « Donald Trump, meilleur allié de Vladimir Poutine »  [1], ne nous y trompons pas : ce n’est pas  un compliment, c’est une critique : Trump se met du côté d’un  homme que les mêmes médias se sont attachés au fil des mois à diaboliser. Dans un autre quotidien français vénérable, Trump est carrément tenu pour un traitre.

En d’autres temps, en temps normal et avec des gens normaux, par exemple du temps de la guerre froide, tout Européen se serait réjoui que les chefs des deux plus grandes  puissances  militaires du monde, celles qui ont, de loin , plus d’ogives nucléaires que toutes  les autres, Chine comprise, aient l’air de s’entendre et à tout  le moins dialoguent.

On comprendra  à la rigueur que les faucons ultranationalistes américains dont le  plan  explicite est de détruire la puissance russe  , soient insatisfaits des bonnes relations qui semblent s’établir  entre Trump et Macron.  Ils voient dans le sommet d’Helsinki – qu’ils se sont attachés pendant de mois à  retarder – la confirmation  que c’est Poutine et non le peuple américain qui a fait élire Trump.

Mais venant d’Européens, le point de vue devrait être différent. S’il y a un jour un  affrontement majeur entre les Etats-Unis et la  Russie, c’est  l’ Europe qui sera le champ de bataille : des stratèges américains l’ont expressément prévu . C’est elle d’abord qui serait détruite. C’est elle   qui a , plus que quiconque, intérêt à une détente entre ceux que l’on appelait autrefois les « deux grands ». C’est elle qui devrait donc se réjouir la première des prémisses  d’une telle  détente.

Le risque d’un duopole, d’un nouveau Yalta,  est certes réel, mais il pèse peu à côté de celui d’une guerre mondiale.

Un Européen lucide ne peut nier que la paix et la sécurité en Europe sont mieux garanties par de bonnes relations entre Washington et Moscou que par un climat d’extrême tension. Malgré les foucades qu’on lui reproche, contre l’OTAN, contre l’Union européenne, pour un Brexit dur, et donc ce que certains voient comme une marque d’hostilité à l’ Europe, Trump, en tentant de détendre les  relations des Etats-Unis avec Poutine, rend plus service aux Européens  qu’aucun de ses  prédécesseurs.

Comment donc expliquer que la presse française   ne le voie pas comme cela ?

La   raison  en est qu’une grande partie des  médias européens se trouve inféodée au courant  le plus  impérialiste des médias américains. Nous disons impérialiste,   car il faut appeler les choses par leur nom. Cessons  de parler entre autres de néo-conservateurs  s’agissant de gens  qui sont pour la plupart de gauche, voire d’extrême gauche  sur les questions sociétales et qui caressent   des  projets destructeurs tant pour les institutions américaines que pour la paix  du monde.

Le grand secret  que beaucoup  n’ont pas   encore assimilé, c’est que l’impérialisme a muté : il  se situait autrefois à la droite de l’ éventail politique  américain ( et européen) , il est désormais à  gauche.  Il faut nous y habiter ; les puissants de ce monde  sont  aujourd’hui de gauche, aux Etats-Unis pour la plupart démocrates, en France , macroniens . La mutation du système  symbolique s’est effectuée au travers  des droits   de l’ homme : valeur de gauche au départ mais qui,  par sa prétention à l’universalité, sert désormais d’alibi à des interventions militaires de type impérialiste  aux quatre  coins du monde, spécialement en Europe  de l’Est et au Proche-Orient. C’est parce qu’il n’est pas de gauche que Trump peut tendre la main à Poutine.

Le camp impérialiste a connu une défaite humiliante  avec  l’élection de Donald Trump. Toutefois  l’administration américaine ( l’ « Etat profond ») ,  presque entièrement  acquise au camp impérialiste,  a réussi à limiter  suffisamment  la marge de manœuvre du nouveau président pour qu’on puisse considérer qu’elle est  encore largement  au pouvoir.   Et elle trouve désormais ses  meilleurs soutiens en Europe où la problématique des droits de l’homme  continue à faire florès, à Bruxelles, à Berlin, à Paris. Certes les Européens n’ont nullement  l’intention d’accroitre leurs dépenses  militaires  comme le leur demande Washington, mais ils continuent à apporter un soutien politique discret au  clan Obama–Clinton, comme on  l’a vu lors de la visite de Macron au Congrès. Macron qui avait bénéficié d’un très fort soutien de cette mouvance. 

Il reste qu’il faut un singulier aveuglement, celui là seul que produit le mode  de pensée ( ou de non-pensée)   idéologique dans sa phase aigue,   pour que les Européens en arrivent à considérer  comme une  mauvaise nouvelle un rapprochement des puissances  les  mieux armées de planète , surtout si ces Européens sont les  héritiers de Jaurès ou d’un journal qui avait  prôné le neutralisme au temps de  la guerre froide.

 

Roland HUREAUX

 

 

 

[1] Le Monde, 18 juillet 2018

 

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