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Roland HUREAUX

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 20:21

Dès qu’ils auront un certain recul, les historiens se demanderont comment un pays comme les Etats-Unis, longtemps tenu pour « la plus grande démocratie du monde », le champion du « monde libre » dans la deuxième guerre mondiale et la guerre froide, a pu tomber aussi bas que dans la dernière élection présidentielle.

Malgré la guerre de propagande, à sens unique puisque les démocrates ont le soutien de 90 ou 95 % des médias, peu d’observateurs doutent désormais qu’il y a eu une fraude gigantesque destinée à placer Biden en tête dans les toute dernières heures du dépouillement. Une fraude avouée avant le scrutin par Biden lui-même dont on a vite fait de mettre les propos sur le compte de la cacochymie. Peu accusent Trump et son camp d’avoir fait de même.   

Nous ne savons pas encore si les preuves apportées par les avocats de Trump sur cette fraude seront suffisantes pour empêcher Biden d’être proclamé président. En tous les  le candidat démocrate est élu, son élection restera durablement entachée du soupçon de l’illégalité et au moins la moitié des Américains tiendront le nouveau président pour illégitime, ceux ce qui ont voté Trump mais aussi ceux qui ont voté Biden et que la fraude scandalise (on suppose que c’est le cas d’honnêtes gens comme  Jimmy Carter ou Bernie Sanders).   Dans le contexte actuel, la reconnaissance de l’élection de Biden serait suicidaire pour le Etats-Unis.

Alors que s’est-il passé ?  Comment le parti démocrate, dont jusqu’à présent personne ne doutait qu’il méritait cette appellation en est-il arrivé là ?

Certes la fraude électorale a toujours existé aux Etats-Unis : l’élection de John Kennedy reste entachée d’un doute, celle de George Bush Jr aussi. Mais rien de comparable à ce qui nous est rapporté aujourd’hui de celle, encore à confirmer, de Biden.

 

Comment le virus de l’idéologie détruit la démocratie

 

Pour comprendre ce qui a pu arriver, il faut appréhender la révolution intellectuelle qui s’est produite au cours des dernières années, dans le parti démocrate et tout ce qui tourne autour dans les milieux administratifs, bancaires et surtout médiatiques. 

Malgré sa composante originaire sudiste, le parti démocrate américain, comme tous ceux qui lui sont apparentés de ce côté-ci de l’Atlantique, partis socialistes, « En marche » français et même, pour une part, les anciens partis conservateurs comme la CDU allemande, était un parti libéral de centre gauche classiques.  Classique c’est-à-dire n’ayant pas d’autre objectif que de bien gouverner, dans la nuance d’idées qui était la sienne mais de la manière la plus pragmatique.

Le virus de l’idéologie qui a pris le monde occidental a changé tout cela. A son fondement, une vision simplifiée de la réalité et la définition d’un sens d’histoire à caractère messianique. Les communistes d’autrefois se pensaient déjà comme les agents de la Révolution mondiale, prédéterminée par l’évolution historique   et destinée à révolutionner la condition humaine. Cela à partir d’une prémisse simple : tout le mal vient des classes sociales et de la propriété privée ; il faut les supprimer.  L’impérialisme néo-libéral se rattache lui aussi à de idées simples : ses adeptes se tiennent pour  les grands prêtres d’une transformation inéluctable de la société orientée par un nouveau sens de l’histoire. Ce nouveau sens de l’histoire conduit à l’abolition non plus de la propriété mais des états nationaux au bénéfice d’un Etat mondial, à l’abolition des frontières commerciales, financières, migratoires et sexuelles en vue d’un monde où les différentes cultures et les « genres » seront interchangeables et fongibles.   Le moteur de la transformation est cependant moins aujourd’hui une espérance qu’une panique : celle des pandémies qui justifie la chape de plomb du confinement, celle du réchauffement climatique qui fonde  aux yeux des mondialistes, l’émergence d’une gouvernance internationale ne laissant aux pouvoirs nationaux que le rôle d’exécutants, dans un environnement de    décroissance.

Certains pourraient tenir l’apparition de cette idéologie pour dépourvue de conséquences : après tout, toutes les sociétés ont leurs fous, alors pourquoi pas la société politique ?  Mais en réalité, l’idéologie porte avec elle des effets désastreux. La simplification des concepts abolit le doute et donc tout débat démocratique. Elle entraine une intolérance totale à tous les opposants, immédiatement rangés, sens de l’histoire oblige, dans la catégorie   des réactionnaires ou des obstacles  au bien de l’humanité, des fous ou des pervers.  C’est la racine de la tyrannie du politiquement correct qui étend son voile noir sur tout l’Occident. La véhémence de la posture idéologique est contagieuse : les minoritaires qui voudraient encore comprendre la complexité des choses se laissent impressionner et n’osent plus contredire les idéologues, jusqu’au point où la quasi-totalité des médias soutient    l’idéologie dominante.

Une autre conséquence est que la promotion et la mise en pratique de cette idéologie justifie tout. Dire qu’elle a un caractère religieux serait à la fois dépréciatif pour les religions et insuffisant. Toutes les idéologies rejettent le passé, diabolisé, et donc l’héritage judéo-chrétien. L’intolérance des idéologues est encore plus absolue que celle des religions d’antan. Ses tenants croient se fonder sur la raison, mais sont en réalité possédés par un délire rationnel car ces concepts simplifiés sur lesquels ils se fondent, ils les  poussent jusqu’à leur pires extrémités. Dans sa version communiste, l’idéologie a provoqué la mort de dizaines de millions de personnes. Dans sa version actuelle, elle fonde ses tenants à passer outre à toutes les considérations que d’habitude les hommes placent au plus haut : la morale qui interdit la fraude, le droit spécialement le respect de la constitution, la déontologie, l’exigence du pluralisme la presse, le respect des adversaires. Cette posture explique le fait que,    en rupture avec  toutes  les  traditions démocratiques des Etats-Unis,    les partisans d’Hillary Clinton, au lieu de jouer le jeu comme l’avaient fait tous ceux qui dans le passé   avaient  été  battus, ont tout fait pendant quatre ans pour saboter le travail du président régulièrement  élus mais tenu pour illégitime, comme un non-communiste pouvait être tenu pour illégitime ans l’ancienne Union  soviétique ; la même posture explique  les illusions que s’est faite  le camp démocrate  , illusions que se sont   exprimées  par des sondages  presque unanimement favorables à Biden : ce n’ était pas là seulement  là  l’effet de la   volonté de    tromper mais aussi  de la capacité à s’illusionner de gens qui n’imaginent pas une seconde  qu’on puisse avoir des opinions  différentes des leurs. D’où leur surprise le jour du scrutin, leur panique et leur volonté d’en modifier le résultat par tous  le moyen, y compris par une adjonction de milliers de faux bulletins Biden.

 

Vers la guerre ?

 

Enfin l’idéologie est très dangereuse : elle conduit à la guerre. Pour pactiser avec l’adversaire politique, intérieur ou extérieur,  il faut un certain relativisme ; or les idéologues   pensent tant qu’ils ont raison qu’il leur faut répandre, par tous les moyens aussi, leur idéologie à travers le monde. C’est sur cette base qu’ont été conduites les politiques de regime change et les printemps arabes, avec les millions de morts qui s’en sont suivis. Parce qu’il n’est pas idéologue et qu’il accepte des régimes différents, Trump n’a déclaré la guerre à personne.  Rappelons-nous sa réplique  à Hillary Clinton lors de la campagne de 2016 :   « Vous êtes candidate à la présidence du monde, je ne  suis candidat  qu’à la présidence des Etats-Unis ». L’idéologie ne sait pas se cantonner à « un seul pays ». Elle est universelle et  donc impérialiste. Comme elle rencontre nécessairement une résistance, elle est porteuse d’un lourd risque de guerre. Risque particulièrement actuel aujourd’hui  où les idéologues mondialistes,  dans leur manichéisme simplificateur, assimilent, au-delà de tout bon sens, Poutine à Hitler. 

Une dernière caractéristique de cette posture est  qu’ elle ne supporte pas l’échec : un  seul revers et tout l’édifice   s’effondre, comme  on l’a vu en URSS en 1990.  La première élection de  Trump était passée pour un accident de l’histoire. Sa réélection serait le signe de l’obsolescence de toute l’idéologie   mondialiste  libérale- libertaire. C’est pourquoi, pour  les partisans de celle-ci qui domine encore l’opinion mondiale, sa réélection ne pouvait pas arriver. Et si elle est arrive quand-même, la presse mondiale et presque tous les gouvernements  occidentaux s’enfoncent  dans le déni, jusqu’à reconnaitre l’ élection de Biden et à le féliciter,  contre tous les usages diplomatiques, avant qu’il ne soit proclamé.  C’est à un wishful thinking international    que nous avons affaire : Biden est élu parce que je veux qu’il le soit.  Tout cela laisse présager une crise de grande ampleur, mais une crise souhaitable quand même pour ceux qui ne veulent pas que le monde occidental tombe dans une nouvelle glaciation idéologique, qui    souhaitent le maintien de la démocratie, du pluralisme et de la liberté.      

 

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 20:19

BIDEN SERA PLUS DANGEREUX POUR L’EUROPE QUE POUR LES ETATS-UNIS

 

La victoire de Biden à la présidentielle américaine étant  confirmée, il est possible que la politique intérieure des Etats-Unis change, dans un   sens plus favorable aux très riches qui l’ont presque tous soutenu et d’une moindre protection des travailleurs pauvres (noirs compris) contre l’entrée, fatale pour eux, de  main d‘œuvre à bon maché et de produits chinois. Cependant la marge de manœuvre du nouveau président serait limitée car deux institutions essentielles, le Sénat et la Cour suprême, resteraient probablement  entre les mains  des  Républicains[1]. En outre, même si la justice arbitre in fine pour lui, Biden serait affaibli par un fort soupçon de fraude qui lui ôterait une grande partie de sa légitimité.

 

Biden promet un regain de militarisme

 

En revanche le président des Etats-Unis a les mains bien plus libres en matière de politique étrangère. Or ce que promet Biden, en premier lieu un regain du militarisme idéologique, est extrêmement inquiétant, en tous les cas pour l’Europe occidentale, peut-être pour la paix du monde.

Nous avions été beaucoup à pousser un soupir de soulagement quand Hillary Clinton avait été battue en 2016.  Pas seulement pour sa corruption abyssale – qui n’a peut-être d’égale que celle de Biden, mais parce que son  élection promettait une agressivité accrue à l’égard de Moscou, une relance de la  guerre de  Syrie pour vaincre  Bachar el-Assad , peut-être au prix de quelques centaines de milliers  de morts de plus,  un soutien renforcé à Erdogan , comme à tous les mouvements  islamistes, Al Qaida en tête, et peut-être une attaque sur l’Algérie et le Maroc pour les démocratiser ( après l’Egypte, la Libye et la Tunisie :   il n’y avait aucune raison pour Mme Clinton ,  grande prêtresse de  la gauche libérale-impérialiste, que la brise   des printemps arabes ne souffle pas jusqu’à l’Atlantique.)

Nous pensions naïvement que les démocrates avaient tiré la leçon de leur échec et étaient prêts à revenir à une politique internationale plus modérée , ne cherchant pas    par exemple à remettre en chantier les  régime change, fondés sur cette invraisemblable prétention à imposer partout dans le monde par la force  le modèle de démocratie occidentale (dont on voit dans quel état lamentable il se trouve  aujourd’hui).

 

 

Rien appris, rien oublié

 

Or c’est le contraire : les discours  de Biden avant l’élection font craindre que les démocrates  n’aient rien compris et   que Biden s’apprête   à revenir dans les ornières de la politique  de Bush, puis d’ Obama-Clinton,  en pire ( pour ceux qui l’ignoreraient, le clivage démocrate-républicain n’est plus pertinent  : la politique d’Obama continuait celle de Bush : déstabilisation  de la Libye, de la  Syrie et de l’ Ukraine après celles de l’Irak et de l’Afghanistan, seul Trump a changé de  ligne .)  

En quoi la politique de Trump a-t-elle rompu avec celle des prétendus néo-conservateurs (« néo-cons » et vrais faucons) ?  Il a d’abord pris ses distances avec l’universalisme qui fondait ceux-ci à intervenir sur toute la planète : « Je ne cherche pas à devenir le président du monde, seulement le président des Etats-Unis ». Biden promet au contraire le retour à l’universalisme idéologique.

Ensuite un changement stratégique essentiel. Alors que le triangle inavoué Clinton-Obama, était : les Etats-Unis s’allient   aux islamistes contre la Russie, les intérêts des Européens étant passés par pertes et profit, celui de Trump au contraire repose  sur un  rapprochement  avec la Russie contre  l’islamisme, une posture éminemment plus favorable aux Européens tant sur le plan de la sécurité du continent   que  de la lutte contre le terrorisme ( premier acte de Bush, la destruction de Daech en liaison avec les Russes alors qu’Obama le soutenait par en-dessous).  Au centre du projet diplomatique de Biden, une prise de distance et une posture plus offensive face à la Russie.  Ce n’est pas assez que la Russie soit entourée sur plusieurs de ses frontières (Pays baltes, Pologne, Ukraine) de batteries de missiles et de chars d’assaut (comme si les forces russes étaient massées au Mexique sur la rive sud du Rio Grande !). Non, pour Biden, c’est une posture de faiblesse, le signe de complicité inavouée avec Poutine. Qu’un tiers de son équipe annoncée vienne du lobby militaro-industriel et qu’il ait annoncé une nouvelle augmentation des dépenses militaires fait froid dans le dos. Biden a aussi annoncé le retour des forces américaines au Proche-Orient : pour relancer la guerre de Syrie, qui avait failli provoquer une guerre mondiale en août 2013  ?   Trump, bloqué par les procédures judiciaires démocrates n’a pu aller aussi loin qu’il le souhaitait pour se rapprocher de Poutine mais tous les Européens lucides se sont sentis plus en sécurité de savoir qu’ils n’étaient pas fondamentalement hostiles.  De même quand il a coupé tout soutien aux  djihadistes de Syrie et d’ailleurs.  Comme dans le pays manichéen que sont les Etats-Unis, il fallait un bastard, Trump a préféré s’acharner sur l’Iran que sur la Russie, mais sans lui faire la guerre :  qui ne voit que c’est bien moins dangereux pour nous ?  

 

Un pas de plus vers l’asservissement de l’Europe

 

Les partisans de l’Europe idéologique jubilent car  Biden promet de renforcer l’OTAN et de soutenir le processus d’unification européen.  Comment ne pas voir que ce serait la voie d’une  servitude aggravée  ?  L’ éditorialiste  d’un journal libéral n’a pas attendu la confirmation de la victoire de Biden pour avertir la Hongrie et la Pologne que désormais il faudra qu’ils cessent de faire les malins et qu’ils devront s’aligner sur Bruxelles car ils n’ont  plus (depuis l’élection présumée  de Biden) le vent en poupe. Sombre perspective aussi pour les citoyens du reste de l’Europe qui s’aviseraient encore  de contester le politiquement correct libre-échangiste, migratoire,  climatique, sanitaire et libertaire. Les défenses immunitaires de l’Europe occidentale contre l’islamisme, déjà faibles,  seraient, à un moment critique, encore affaiblies. La chape de plomb que nous impose l’idéologie prétendue libérale, soutenue des deux côtés de l’Atlantique par une presse aux ordres de la haute finance, ne ferait que s’alourdir. Cette chape de plomb est l’effet d’un mode de pensée idéologique, messianique et manichéen, qui ne peut que conduire, comme toutes les idéologies, à la guerre. Il serait temps que les 60 % d’une opinion européenne largement manipulée ouvre enfin les yeux sur le danger mortel que représenterait pour le   continent l’élection de Biden si elle est  confirmée.

 

Roland HUREAUX

 

 

 

[1] En outre la majorité démocrate a la Chambre des représentants est plus étroite.

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 20:18

L’ELECTION DE BIDEN SERAIT UNE MENACE POUR L’EUROPE

 

http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/L-election-de-Biden-serait-une-menace-pour-l-Europe

 

Le parti-pris  quasi-unanime des  médias français en faveur de Biden dans l’élection présentielle américaine  fait frémir.

Frémir pour la démocratie et la liberté de l’ information. La semaine dernière, presque tous les jours un film contre Trump  sur le chaines et télévision  française  : où  va-t-on ?

Frémir aussi sur le manque de lucidité abyssal  des  leaders de opinion européens dans  cette élection.

Qui ne voit que les risques de l’élection  de Biden  sont considérables   pour la sécurité du continent européen.

La personnalité falote du candidat démocrate cache les forces  sous-terraines, ce qu’on appelle d’un terme imprécis l’Etat profond,  qui avaient soutenu la politique d’Obama. Cette politique , qu’on qualifie de manière trompeuse de  « néo-conservatrice » et  qui continuait d’ailleurs  celle de Bush  fis n’était pas liée à un parti ;   elle  était fondée sur le projet d’un nouveau Proche-Orient démocratique   à  promouvoir par  la force  . C’était un libéral-impérialisme.  Plusieurs  guerres furent entreprises dans ce but: Libye, Syrie, Yémen , après l’Irak et l’Afghanistan commencées par Bush. Plusieurs  autres pays ont  été déstabilisés  : Egypte, Tunisie, ce qui a  partout profité aux islamistes , protégés par Barack  Obama et Hilary Clinton.  

Les guerres du Proche-Orient provoquées par les Etats-Unis  , spécialement celles de Libye  et de Syrie sont la  cause directe de l’arrivée d’énormes   flux de réfugiés en Europe à partir de de 2015. Elles  se sont traduites par  un soutien inavoué mais systématique  aux islamistes du Proche-Orient , Al Qaida , Daech,  ce  qui leur a donné l’audace de parrainer , voire d’organiser des attentats terroristes en   Europe .   

La politique démocrate était en même temps fondée sur  une forte  animosité   envers la Russie  avec l’arrière-pensée chez  certains  théoriciens démocrates  comme   Zbigniew Brezinski, aujourd’hui décédé d’isoler complètement ce pays  des anciens territoires soviétiques et, dans un deuxième temps,    de le démanteler .   Cette politique a entrainé le coup d’Etat   de la place Maidan  à Kiev en 1994, conduit par Victoria Nuland,  secrétaire d’Etat adjoint, cause directe de  la guerre d’Ukraine.  Avec Biden, il faut craindre un regain de tension avec  la Russie, voire de nouvelles « révolutions oranges ».  

C’est une politique inverse, beaucoup  plus sécurisante pour l’Europe qu’a menée Donald Trump. La politique démocrate était celle d’une l’alliance non dite avec l’Islam – et spécialement  l’islamisme -  , contre la Russie – et de fait contre l’Europe  qui, dans cette perspective, ne pouvait être qu’un  champ de bataille ouvert à d’immenses  dommages collatéraux. Trump y a substitué sinon une alliance , du moins une détente  avec la Russie contre  l’islamisme , en particulier contre Daech . Pour les démocrates qui se cachent derrière Biden l’ennemi numéro un est la Russie. Pour Trump, l’ennemi numéro un est l’islamisme.  

En cas d’élection de Biden, l’Europe doit craindre ainsi doublement pour sa sécurité :  la reprise de la politique    Obama -Biden  au Proche-Orient et donc l’appui aux islamistes de tout   poil, y compris   Erdogan ou Daech ; un regain de tension avec la Russie  avec le risque  d’une bataille dont  le champ  serait l’Europe occidentale – c’est ainsi  que le voient   certains  stratèges  du parti.

On dit que Trump est hostile à l’Europe parce qu’il est réservé sur l’Union européenne et opposé au tandem Macron-Merkel , lié à ses adversaires démocrates. Mais sa politique  est fondamentalement favorable à la paix et à la sécurité de l’Europe tant vis-à-vis du terrorisme que de la Russie.

C’est dire que le résultat de l’élection du 3 novembre  est capital pour nous.  

 

Roland HUREAUX

 

 

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 20:17

POUR UNE EUROPE A GEOMETRIE VARIABLE

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 20:16

POUR UNE EUROPE A GEOMETRIE VARIABLE

 

Les péripéties saugrenues qui ont entouré  le Brexit montrent combien est insatisfaisante la situation actuelle de  l’Union  européenne .

Elle apparait comme un bloc compact  qui ne laisse d’autre choix à un Etat  que d’être dedans  ou dehors.

Cela est absurde au regard de la complexité de l’héritage européen, des relations diversifiées qui se sont tissées au fil des siècles entre les différentes nations ,  grandes et  petites,  qui la composent. La Grande-Bretagne ne se sent peut-être  pas aussi européenne que d’autres pays ; elle n’en est pas moins , de manière éminente,  partie prenante à l’histoire de l’ Europe.   Qu’elle n’ait pas supporté le carcan de Bruxelles est une chose, qu’elle soit  tenue pour totalement exclue en est une autre .

 Cela est d’autant plus vrai que les principaux acteurs de la négociation du Brexit, la commission de Bruxelles, la France et , au moins officiellement  l’Allemagne , veulent  une Europe de plus en plus intégrée qui deviendrait à  terme une seule entité se droit  international . Une  entité qu’on appelle  à tort fédérale car elle  est en fait de plus en plus  centralisée : en de nombreuses matières Bruxelles a plus de pouvoir en Europe que Washington aux Etats-Unis.

Imaginer qu’en constituant un bloc centralisé, elle deviendrait une Europe puissance est un leurre , au moins aussi longtemps  que les décisions seront prises par une majorité de petits Etats dont le politique étrangère est déterminée    à Washington ( et si elle ne l’était pas à Washington, elle  le serait à Berlin !). En 1956, deux grands Etats européens , la France et la Grande-Bretagne pouvaient  se permettre, pour le meilleur et pour le pire,  d’entreprendre une expédition militaire au Proche-Orient contre l’avis des Américains. Les Européens peuvent-il aujourd’hui envoyer ne serait-ce qu’un émissaire diplomatique sans leur feu vert ? Probablement pas. Etonnant aboutissement de 70 ans de construction européenne !   De fait ,  dans son action extérieure, l’Europe , c’est aujourd’hui l’OTAN  et rien d’autre.

 

L’Europe vers la  guerre ?

 

Nous touchons là  un deuxième risque  de l’Europe-bloc : ce bloc, pour se montrer qu’il existe , ne sera-t-il pas  porté, comme jadis  l’Allemagne de Bismarck,  à se chercher des ennemis ? Et lequel sinon  la Russie ? L’hystérie antirusse règne aujourd’hui à Bruxelles , pire que dans la plupart des  capitales du continent, sauf peut-être celles de  la Pologne et des pays baltes,  est inquiétante.   Elle  n’est pas pour déplaire à   Washington, au moins aux faucons de l’Etat profond qui interdisent à Trump tout rapprochement avec Poutine et demeurent influents à Bruxelles . La résolution  votée par le Parlement européen le 19 mars 2019 sur l’état des relations politiques avec la   Russie n’est pas  loin de la déclaration de guerre.  

La configuration  géopolitique actuelle de l’ Europe est au demeurant    bien étrange si l’on se réfère à l’histoire récente du continent  :  excluant les Etats-Unis et la Russie , mais aussi le Royaume-Uni , elle est limitée à l’ Ouest par l’Atlantique   mais jusqu’ où va-t-elle à l’Est ? Elle a déjà englobé les pays baltes. Au mépris de mille ans d’histoire commune avec la Russie,  les dirigeants européens  ont   voulu à toute force placer de  manière unilatérale  l’Ukraine sous leur influence exclusive, ce qui, selon le regretté Helmut Schmidt[1]  qui n’était pas précisément un extrémiste , fut la principale  cause de la guerre actuelle.   Et au-delà ? Cette Europe  s’étendra-t-elle jusqu’à Stalingrad ? Nous  n’en sommes pas loin ; d’autant    que , le Royaume-Uni parti , l’hégémonie allemande sur les institutions de Bruxelles se fait de plus en plus pesante.  Mais ne forçons cependant pas le trait : s’il est vrai que leurs périmètres sont analogues, l’Europe d’aujourd’hui n’est pas  celle de   1943 !   

La brutalité du choix qu’offre l’Europe-bloc ne gêne pas seulement le Royaume-Uni : au dehors,  la Russie, la Norvège ou la Serbie peuvent aussi se  prévaloir, au moins en partie , de l’héritage  européen. La Pologne et  la Hongrie , à l’inverse, aujourd’hui incluses,   mais dont l’histoire est originale ,  se trouvent  mises  à l’index par les instances de l’Union, comme les mauvais élève de la  classe.

S’il fallait , en dehors de l’héritage  chrétien,  chercher une donnée vraiment spécifique au continent  européen, ce serait justement la complexité ,  effet  du découpage naturel  assez étonnant  de ce petit « cap d’Asie »,   mais surtout  témoin de la richesse  de son histoire et de sa  civilisation. Une complexité qui se trouve  abolie par le modèle aujourd’hui dominant d’intégration , fondé sur l’idée d’Etats-Unis d’Europe , importée d’outre-Atlantique par des esprits simples et manifestement inadaptée à un continent aussi singulier que le nôtre.     

Face à cette dérive que représente l’idée d’une  Europe bloc,  il est urgent de reconfigurer les institutions européennes pour les adapter à la   réalité géopolitique du continent. L'Europe doit "ouvrir ses fenêtres" aux partenaires de son environnement proche et sortir d'une opposition frontale entre les in et les out  , comme on dit à Bruxelles, qui s'avèrera très vite suicidaire.

 

Au lieu d'un trou noir, une galaxie

 

La solution : s'orienter résolument vers un schéma d’Europe à géométrie variable  (qui s'applique déjà d'une certaine manière, tous les membres actuels de l'Union  n'étant pas dans l'euro) ;  remplacer des institutions centrales monolithiques qui, à vouloir concentrer toutes les compétences, pourraient vite devenir un « trou noir », par une « galaxie » d’agences thématiques spécialisées, sur la modèle de l’Agence spatiale européenne ou de l’OCCAR[2]. Les différents sujets d'intérêt européen qui sont aujourd'hui  traités à Bruxelles  pourraient continuer de  l'être , par le même personnel le cas échéant, mais la participation à chacune de ces agences serait à la carte ,   certains membres actuels pouvant s'en retirer et certains pays aujourd'hui à l'extérieur,  comme désormais  le Royaume-Uni, mais aussi  la Russie et pourquoi pas  la Turquie ou  le Maroc , pouvant adhérer à  l'agence de leur choix  ou  s’y  joindre  pour telle ou telle action. La coopération politique, appuyée sur un secrétariat spécifique, suivrait le même modèle, avec la possibilité d’ y associer certains pays tiers en fonction de l'ordre du jour.

Une Europe à géométrie variable permettrait à la fois d'atténuer la rigueur du Brexit et d’éloigner la Russie de la dérive vers l’Asie de l’Organisation de coopération de Shanghai ou encore de la  tentation du duopole Washington-Moscou,  en la réintroduisant dans quelque chose comme un nouveau « concert européen »  conforme à ses aspirations profondes. Même perspective pour la Turquie aujourd'hui contrainte à s'inféoder à Moscou.

Telle que nous la présentons, cette formule  ne serait pas incompatible avec un directoire,  qui ne saurait qu’être informel,  des principales puissances et des pays   les plus  engagés dans les diverses   coopérations .

Même s'il ne préjuge pas de l'avenir de l'euro avec lequel il n'est pas formellement incompatible, ce schéma obligera les adeptes d’une intégration sur le   modèle monnetiste  à  faire leur deuil du  super-Etat qui demeure leur objectif , destiné à périmer  peu à peu les Etats-nations, avec ses frontières, son armée, son drapeau, et pourquoi pas ses timbres et son équipe de football.

Le  modèle d’une  l'Europe bloc ne contredit pas seulement  la complexité qui est au cœur du génie européen. Comme le dit Jean-Jacques Rosa [3], il s'oppose aux tendances modernes privilégiant, non les constructions monolithiques, mais les   organisations plurielles, souples, interconnectées,  sans hiérarchie stricte. Ajoutons qu'au moment où la Russie est débarrassée du communisme et les Etats-Unis de ce projet mondial qu’était aussi le néo-conservatisme, le monde    s’éloigne, pour le plus grand bien de la paix, des modèles idéologiques du XXe siècle auxquels on peut, même de manière atténuée, assimiler le projet européen de l'après-guerre.

La réorganisation des institutions européennes que nous proposons n’est pas une option. Qui peut croire que l'édifice actuel (ou ce qu'il en reste) pourra se maintenir longtemps en excluant frontalement les deux principaux centres financiers de la planète (New York et Londres) et la première puissance énergétique et militaire du continent ? 

 Si l'Union européenne ne procède pas à une réforme rapide de ses institutions, on peut craindre qu'elle ne coure à une cataclysmique dislocation.

 

                                                           Roland HUREAUX

 

 

  

 

 

[1] Entretien - Bild 16 mai 2014

 

[2] L'Organisme conjoint de coopération en matière d'armement, basé à Bonn, qui avait  bien fonctionné avant d’être absorbé par l’Agence européenne de défense.

[3] Jean-Jacques Rosa, L'erreur européenne, Grasset.

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 20:15

Les enjeux de l’élection présidentielle américaine

 

  1. Alors que les prochaines élections présidentielles américaines approchent, puisqu’elles sont fixées au 2 novembre prochain, les sondages se multiplient qui donnent au 55ème président des Etats unis un retard à deux chiffres sur son compétiteur démocrate Joe Biden. Faut-il enterrer Donald Trump ?

Sûrement pas. La dernière fois, à pareille époque, il était également en retard. En matière électorale, à quatre  mois d’une échéance, tout est possible. D’autre part si Trump fait l’objet depuis des mois et des mois d’un travail de sape  émanant de presque toute la presse et d’un grand partie de l’administration, il n’a  pas encore  sorti son artillerie lourde comme  par exemple, la dénonciation de l’extrême corruption de Biden qui, depuis des années, fait avec son fils des  affaires douteuses en Ukraine.

 

  1. Vu d’Europe, on lui reproche sa gestion de la crise du COVID… Son manque de réactivité risque-il de lui coûter son fauteuil ?

Que faudrait-il dire en France ? Aux Etats-Unis, une grande partie de la police sanitaire dépend des Etats. D’autre part : selon certaines sources proches du renseignement, le COVID 19 est bien parti de  Chine mais certains éléments l’Etat  profond américain  seraient impliqués, précisément  pour affaiblir Trump :  je vous le donne comme on me l’a dit , sans plus.   En proportion de la population, les Etats-Unis sont moins touchés que la France.

 

  1. Le nouvel antiracisme américain qui fait florès dans le pays en ce moment ne risque-t-il pas de délégitimer les démocrates, en créant une vague conservatrice, un peu comme cela s’est passé en Mai 68 pour nous en France ?

Le bloc conserveur consolidé par la vague antiraciste existe déjà et il votera pour Trump. Mais est-il majoritaire ? Dans les classes urbaines américaines , l’esprit bobo, écologiste, libertaire, antiraciste est encore plus répandu que chez nous, non  sans quelque hypocrisie : dans ce pays puritain où l’antiracisme est omniprésent depuis longtemps, les mariages mixtes sont très rares, beaucoup  moins  que chez nous. Il faut comprendre qu’aux Etats-Unis, les riches – et les Noirs - votent à gauche (démocrate) et les pauvres à droite (républicain). Mais tous ne votent pas. Trump devra les mobiliser.

 

  1. Le bilan de Trump, en matière de politique étrangère semble assez léger. Qu’en retiendriez-vous ?

Léger ? Vous plaisantez. Trump n’a déclenché aucune guerre et a liquidé Daech, ce qui a eu pour contrecoup de mettre fin au terrorisme en Europe.  La Syrie et l’Irak sont revenus à peu près à la  paix, sauf quelques enclaves, même si des sanctions scandaleuses sont maintenues sur la Syrie. Sans faire de concessions majeures, Trump  a détendu les relations avec la Russie , ce qui fait que l’Europe qui serait le champ de bataille naturel d’un affrontement entre les deux grands a toutes les raisons de se sentir plus en  sécurité. C’est ce que nos bobos anti-Trump    n’arrivent pas à  comprendre. Trump a entamé un dialogue inattendu avec le Corée du Nord et les talibans d’Afghanistan, ce qui va aussi dans le sens de la paix. Vis-à-vis de la Chine, la guerre que mène Trump est exclusivement commerciale et elle est légitime : depuis le temps que les Européens demandent à Washington de rééquilibrer son commerce extérieur, ils ne devraient pas s’en plaindre. Il n’est  pas sûr que les choses soient vues de la même manière dans une Chine qui devient de plus en plus agressive.

Je voudrais que vous compariez le bilan de Trump avec celui de ses  prédécesseurs :

Bush père : une guerre (Golfe) sans doute  provoquée par les Etats-Unis ;

Clinton : deux guerres : le Rwanda dont Boutros-Ghali, alors secrétaire général des Nations-unies,  a dit que ce qui s’y est passé   était  entièrement   de la responsabilité des Etats-Unis, la guerre du Kosovo, plus des sanctions terribles contre l’Irak qui auraient  coûté la vie à 500 000 enfants ;

Bush fils : deux guerres : Irak et Afghanistan ;

Obama, prix Nobel de la Paix :  quatre guerres : Libye, Syrie, Ukraine, Yémen.

Trump : aucune.

Comme dit l’Evangile, on juge l’arbre à ses fruits. Trump est secrètement  un homme de paix, ce que ses adversaires démocrates ne manquent pas de lui reprocher mais comme il est à la tête d’une nation de cow-boys  à qui il faut des  Indiens en face (on dit rogue states), il s’en prend bruyamment à l’ Iran mais en se gardant de déclencher une guerre. Isolé sur la scène intérieure, il soutient aussi Israël plus que ne l’avaient fait son prédécesseur, pour le meilleur et pour le pire.

Globalement, le monde est bien plus sûr depuis qu’il est président, surtout à cause de son dialogue discret  avec Poutine que  les faucons démocrates   présentent comme une trahison.

 

  1. Que représentent les démocrates américains aux Etats unis mais aussi dans le monde ?

Je distingue le parti démocrate où on trouve des gens convenables comme Bernie Sanders, de gauche à l’intérieur et modéré à l’extérieur, candidat malheureux à l’investiture démocrate et les forces de l’Etat profond américain, celui qui soutenait la politique impérialiste d’Obama et H. Clinton, forces qui n’ont jamais   accepté la victoire de Trump   lequel  apparait , lui, comme le candidat du « peuple profond » ,  peu désireux d’aventures internationales. Les démocrates impérialistes, en osmose avec l’Etat profond, avaient déclenché  sous Obama, les printemps arabes et la politique  de regime change au Proche-Orient: démocratiser les Etats en les bombardant ou  y en soutenait systématiquement les   islamistes. Ce camp comprend une grande partie de l’administration civile, le Pentagone, la presse mainstream, c’est à dire presque toute. L’ Etat profond est entièrement anti-Trump et donc pour le candidat démocrate Joe Biden. Il est universaliste : lors de sa première campagne    présidentielle Trump avait  dit à sa concurrente : « vous voulez être présidente du monde, moi, je ne veux être seulement président des Etats-Unis ».  Cette force est ultralibérale, ultra-écologiste, immigrationniste,  antiraciste, pro LGBT, libertaire.  Elle a des ramifications dans tout le monde occidental : à Paris (Macron), à Londres (les anti-Brexit  qui eux aussi ont eu tant de mal à admette le verdict des urnes) , à Bruxelles, à Berlin et elle tient  toutes les organisations internationales : ONU, OMS, Banque mondiale, commission européenne. Elle a l’appui de presque  tous les médias occidentaux. La tyrannie du politique correct, c’est elle. Soros, Bill Gates la soutiennent à fond. Mais aussi Hollywood, le Hollywood de Weinstein… Hors du monde occidental, son  influence est cependant faible.

 

  1. Ont-ils fait alliance avec les néo-conservateurs et les faucons, comme semble l’indiquer la volte-face d’un Colin Powell, indiquant à son de trompes que tout républicain qu’il soit, il votera Biden ?

 

Ce n’est pas une alliance : depuis plus de vingt ans, les prétendus néo-conservateurs qui étaient plutôt républicains sont devenus  démocrates. Ils reprochent à Trump de   ne pas être assez dur  avec la Russie ; ils comptent, relancer la guerre de Syrie qu’ils ont l’impression amère  d’avoir  perdue . Je dis les « prétendus » néoconservateurs parce que ce sont des idéologues et que l’idéologie est toujours mensongère : ils ne veulent rien conserver du tout  mais au contraire bouleverser la planète pour établir quelque chose comme un Etat mondial  libéral-libertaire.  Le vrai clivage aujourd’hui, ce n’est plus démocrates contre républicains, c’est mondialistes (et donc impérialistes, antirusses) contre patriotes américains qui se soucient d’abord des problèmes internes à l’Amérique et cherchent  à apaiser les tensions internationales. Colin Powell a toujours eu une position ambiguë mais il est l’homme de la guerre d’Irak, que Trump a critiquée  et il est noir : il est logique qu’il se positionne contre Trump.

J’ajoute qu’à la politique traditionnelle des Etats-Unis depuis 1945 : alliance inavouée avec l’islamisme contre la Russie, Trump a tenté de substituer  une  nouvelle configuration : entente discrète avec la Russie contre l’islamisme . Avec Biden,  l’ancienne configuration pourrait être de retour : l’Europe aurait tout à y perdre.   

 

  1. Comment expliquer que les démocrates n’aient trouvé que Joe Biden comme candidat pour s’opposer à Donald Trump ?

 

C’est sans doute le signe d’une crise du personnel    politique qui touche tous les pays occidentaux ; les hommes sont de plus en plus médiocres : très peu de politiciens américains sont capables d’être présidents des Etats-Unis ; il faut chercher  des vieux  comme Biden, politicien à l’ancienne – ou Trump qui n’est pas jeune non plus. En France, nous ne sommes pas mieux lotis.

Comment expliquer ce déclin – dangereux car c’est  entre les mains de ces gens que repose en définitive la paix du monde ?    

Mon hypothèse : le règne quasi-universel de l’idéologie et de  ce qui va avec, les appareils bureaucratiques,  abêtit les gens et favorise partout les médiocres.

 

  1. Quels sont aujourd’hui les arguments de Donald Trump pour se succéder à lui-même ?

 

Outre son bilan de politique étrangère, auquel les Européens devraient être le plus sensible, il a pu  jusqu’au début de cette année afficher une belle  économique exceptionnelle : des millions d’emplois créés,  le marché intérieur  en voie de reconquête. Toutefois le confinement mondial a remis en cause ce rebond. En  définitive c’est ce qui fait élection dans ce pays qui se veut le gendarme du monde mais où les citoyens ne s’intéressent qu’à la marche de l’économie domestique.

J’ajoute pour ma part que le retour au pouvoir, derrière Biden,  des équipes libéral-impérialistes ( un terme plus approprié que « néo-conservateurs ») d’Obama-Clinton représente un double risque pour nous : d’une part un alourdissement considérable de  l‘Empire du politiquement correct,  ce que j’appelle le Mordor, comprenne qui pourra,  la restriction des  libertés, le  règne d’une oligarchie coupée du peuple, une aggravation des aberrations sociétales, de l’immigration , des éoliennes : tout ce que nous combattons aujourd’hui en France serait encore durci ; les chances  de Macron, en phase avec Biden sur tous les sujets, seraient améliorées.   

L’autre risque est celui d’un affrontement Etats-Unis -Russie ; à la différence de Trump, les démocrates haïssent Poutine. Le risque de guerre en Europe réapparaitrait.

On aime ou on n’aime pas le personnage, mais pour sa sécurité, intérieure et extérieure, la France (comme l’Europe)  a tout à craindre d’une défaite de Trump.

 

 

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 20:13

LA POLITIQUE ETRANGERE  DE TRUMP EST PLUS RATIONNELLE QU’ON NE CROIT

 

Seule sa réélection peut garantir la paix en Europe

 

Les Européens, qui ne font que suivre les idées dominantes  dans  la presse américaine, se trompent complètement sur la politique étrangère de Donald Trump : il serait, dit-on, imprévisible, incompétent  et   ne songerait qu’à mettre la planète à feu et à sang. Les journaux publient toujours la même photo où il apparait comme un furieux capable des pires extrémités.

La vérité est à l’opposé : la politique étrangère de Trump, compte tenu des contraintes qu’il subit, est parfaitement rationnelle et elle est même une garantie de paix, bien plus que ne le serait celle de son rival démocrate Biden, tributaire des réseaux les plus bellicistes,  ceux qui soutenaient le  couple Obama-Clinton.  

Disons-le tout net : sa politique a fait beaucoup pour favoriser la   paix au Proche-Orient : il est le premier président depuis Ronald Reagan, à n’ avoir commencé aucune guerre, alors que son prédécesseur est responsable de quatre (Libye, Syrie, Ukraine, Yémen), ce qui ne l’a pas empêché de recevoir le prix Nobel de la Paix . Ajoutons que grâce à lui, la Syrie et l’Irak sont sur la voie de la pacification. Il a engagé en outre un dialogue inédit avec les talibans d’Afghanistan et la Corée du Nord. 

Dès sa campagne électorale, Donald Trump avait affiché ses objectifs proche-orientaux et , pour l’essentiel, s’y est tenu  :  mettre fin aux regime change, à la doctrine qui voulait démocratiser les pays arabes par tous les moyens , au besoin en les bombardant ou en  y appuyant les islamistes les plus fanatiques, soutenir d’avantage  Israël, ce qui passait  par la rupture que l’on peut juger regrettable de l’accord  de Vienne avec l’Iran ou, plus symbolique,  le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Par derrière, un objectif inavoué : apaiser les relations avec Poutine, que Trump , poursuivi en justice par ses adversaires sur un soupçon de collusion avec Moscou , n’a pu atteindre qu’en partie . Il a néanmoins instauré une certaine détente  tout en maintenant une forte pression sur la Russie.

 

Un virage stratégique essentiel

 

Dans le triangle Amérique-Russie-Monde musulman, on peut dire en simplifiant que Trump a mis fin à l’alliance malsaine remontant au pacte du Quincy (1945) entre les Etats-Unis et l’aile la plus rétrograde de l’islam, notamment les mouvements terroristes actifs en Syrie, financés par les monarchies pétrolières.  Il a tenté de lui substituer une alliance avec le Russie contre le terrorisme islamique qui s’est traduite d’emblée  par la destruction de Daech. Dans la première configuration, qui était celle d’ Obama et  Clinton , l’Europe n’avait à attendre  que   des dommages collatéraux : terrorisme, immigration. Dans la deuxième, elle peut respirer.  

Ce changement, même entravé, devrait susciter chez les Européens une immense gratitude : ils avaient tout à perdre des scénarii   démocrates fous qui prévoyaient une guerre ultime contre la Russie dont l’Europe serait le théâtre, décrits  par George Friedman[1], président de Stratfor.  Nous devons sans doute aussi à Trump le recul du terrorisme en Europe, désormais privé de ses bases.

Derrière cette logique, une approche pragmatique : Trump défend les intérêts de l’Amérique d’abord (America first) et non point un projet mondialiste de démocratisation universelle, passant    par l’extension indéfinie du libre-échange, des migrations et de la théorie du genre.

Sans doute Donald Trump n’est-il pas un humaniste : il a opéré en 2018 des bombardements très spectaculaires en Syrie (tout en prévenant Poutine), il ne fait rien pour lever les sanctions inhumaines qui pèsent sur la Syriens  ni celles qui frappent la Russie, d’autant que leur levée profiterait   plus à l’économie européenne qu’à l’américaine.

Surtout, Trump subit des contraintes qui l’obligent à multiplier les leurres. La principale est celle d’une oligarchie médiatique, militaire et administrative, peut-être bancaire, ultranationaliste dont une partie ne songe qu’à en découdre avec Moscou. Les leurres : l’augmentation de crédits militaires, le mise en avant de faucons comme Pompeo ou Bolton qui ne sont pas les ultimes décideurs en matière de diplomatie, ce que le dernier nommé, vite retiré, a bien compris. Dans cette société belliciste qui se figure   dans un grand western planétaire, Trump, homme de communication comme l’était Reagan, a compris qu’il était moins dangereux de confier le rôle du bandit à l’Iran qu’à la Russie. L’assassinant de général Soleimani s’inscrit dans ce scénario ; après tout, il est moins grave de tuer un homme que de déclencher comme l’on fait ses quatre prédécesseurs, des guerres qui en tuent des centaines de milliers, ce que Téhéran a sans doute compris.

L’autre contrainte de Trump est son isolement intérieur qui le conduit à s’appuyer sur les réseaux sionistes les plus engagés, pas forcément juifs , comme les évangélistes qui forment sa base électorale.

Sur le scène extrême-orientale, Trump avait au départ envisagé de s’entendre aussi avec le président Xi. L’agressivité nouvelle de ce dernier, notamment dans la question de Taïwan, le rend difficile. D’autant que la guerre commerciale entre les deux puissances tend leurs relations, sans qu’à notre sens cela seul puisse être cause de conflit armé. La volonté de Trump d’opérer un rééquilibrage des échanges des Etats-Unis avec le reste du monde et singulièrement avec la Chine, si longtemps réclamé par les Européens, est pourtant légitime.

 

Roland HUREAUX  

 

[1] George Friedman, The emergent crisis in Europe, New York, 2015

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 20:11

 

L’idée de complot n’a pas bonne presse.

Il faut dans ce cas-là assurer ses arrières en revenant au dictionnaire. Complot : résolution concertée secrètement et pour un but le plus souvent coupable (Littré). Le mot de complotisme, habitude de voir partout l’effet de complots, est plus récent.

Pour qu’il y ait complot, il donc faut une action, secrète, à plusieurs   et dans un but   coupable mais pas forcément.

 

Une nouvelle dominance mondiale ?

 

Se répand aujourd’hui  de plus en plus l’idée  que domine  le monde un certain nombre d’hommes , généralement nord-américains  , animés de  la même idéologie : dépassement des Etats, abolition des règles morales traditionnelles en matière de sexualité, fongibilité et indifférence des sexes et des   races, ouvertures des frontières au libre-échange, au mouvements  de capitaux  et surtout aux mouvements migratoires,  volonté d’instaurer un gouvernement mondial  chargé notamment de contrôler le climat et de réduire la population de la planète .

Ils imposent d’autant mieux leurs idées qu’ils ont la main mise directe ou indirecte sur la majorité des médias internationaux. 

Leurs adversaires, défendent à l’inverse le fait national, les frontières, la morale naturelle (dite aussi laïque) , la famille. Loin d’être invités à débattre, ils font l’objet d’anathèmes violents ou d’une  exclusion  médiatique . Le qualificatif qui leur est le plus souvent apposé est celui de populistes, ce qui laisse supposer que les dominants disqualifient tout ce qui vient du peuple.

Comme si le contrôle de la presse ne leur suffisait pas, ces forces   ont commencé à imposer leur propre censure avec la complicité de gouvernements comme celui de Macron ou de la commission européenne.  Cette censure vise ce qui échappe à la presse officielle : Facebook, Twitter, Internet etc. ; où les grands serveurs  s’arrogent le droit de chasser les propos « haineux »  et plus généralement tout ce qui ne va pas dans leur sens, voire de censurer le président des Etats-Unis lui-même.

Bien que la vision du monde propre aux opposants à l’ordre mondial soit généralement  qualifiée de complotisme, on peut se demander  si  cette appellation  est  fondée : d’abord, parce que , nous y reviendrons, ce n’est pas un petit nombre d’hommes qui contrôle ces évolutions de la politique mondiale, c’est souvent un seul ,  tel George Soros.

Ensuite parce que la plupart de ces actions   ne sont pas secrètes . Il suffit de consulter internet pour voir que la plupart du temps, leurs protagonistes agissent au   grand jour : c’est ouvertement  que  John D. Rockefeller , une des dernières figures de cette dynastie, avouait sans fard  travailler à l’établissement d’un gouvernement mondial. Ajoutons que la plupart de ces magnats pensent œuvrer pour le  bien de l’humanité : ainsi ceux qui veulent un monde sans  frontières ou  un  malthusianisme généralisé.

L’important est qu’un très petit nombre d’hommes semble aujourd’hui  déterminer beaucoup de choses de la politique internationale, bonnes ou mauvaises.  S’ils sont peu nombreux, on ne voit pas comment ils consulteraient l’ensemble de la  population des pays concernés; on dira alors qu’ils ne sont pas démocrates et  même que c’est eux qui complotent contre  la démocratie.  Ils l’avouent d’ailleurs à leur manière : démocrate vient demos, le peuple, l’équivalent de  populus en latin, d’où vient populiste , mot qui suscite leur dégoût.

 

Les effets du Covid 19

 

La récente crise du Covid 19 a montré une large concertation à  l’échelle mondiale de la riposte à la crise : confinement -  jugé par beaucoup  excessif- , atteintes aux libertés fondamentales  ; le ministère de la santé français semblait être aux ordres de l’ OMS. Or l’OMS, en principe institution internationale publique,  reçoit 40 % de son financement de Bill Gates qui était il y a peu l’homme le plus riche du monde.

Il est patent qu’un médicament, ni bon, ni mauvais en soi,  mais qui était alors le seul sur le marché, la chloroquine ait  été interdit au tout début de l’épidémie  en France et dans beaucoup de pays.   Le même Gates qui n’a aucune qualification médicale s’est prononcé  contre son utilisation.

A l’occasion de cette crise, les liens qui existent ente Bill Gates, l’OMS , les grandes industries pharmaceutiques (Big Pharma) et les principaux  responsables de la  santé en France et ailleurs ont été  mis au jour sans que personne ne les conteste.

Nous n’irons pas jusqu’à dire que l’épidémie, en principe partie de Chine, mais d’un laboratoire international où même la France était partie prenante, a été délibérée. Malgré quelques faits troublants, nous n’en avons aucune preuve.

Il reste qu’au moins dans le domaine de la santé, l’épidémie du Covid et la manière dont elle a été gérée ont contribué à nourrir l’idée d’ un complot international : analogie de méthodes d’un pays à l’autre, hostilité de principe à tous ceux qui s’en écartaient.

Du Covid, passons à la géopolitique.  Le seul pays d’Europe à avoir, à tort ou à raison,  refusé  totalement les mesures préconisées par  l’OMS est la Biélorussie qui passe  pour un dictature  fermée. Des élections présidentielles contestées y ont eu lieu cet été. Selon la Charte de Nations-Unies (article 2-7) , la démocratisation de ce pays relève de son peuple et de personne  d’autre. Est-ce un hasard que des éléments extérieurs aient tenté récemment d’y fomenter une révolution, comme une révolution avait été fomentée il y a sept ans en Ukraine – et plus tôt en Géorgie ?   On les appelait « révolutions orange ». Il suffisait qu’en émergent des pouvoirs hostiles à la Russie pour que l’Occident les qualifie de démocratiques. Au même moment, le FMI imposait à la Biélorussie des exigences exorbitantes.

Bill Gates a annoncé depuis longtemps son projet « humanitaire » de réduire la population mondiale des 9/10 – et d’améliorer sa santé – en imposant à la terre entière un vaccin contre une trentaine de maladies, dont des expériences passées laissent craindre  qu’elles pourraient aussi contenir des moyens de réduire la fertilité des couples.

Sur un plan plus large, en France, les opposants au système dominant dénoncent une entreprise mondiale  (ou mondialisée) de réforme  s’attaquant aux racines mêmes de la société occidentale.

 

Les « bonnes œuvres » de George Soros

 

Il suffit de voir la liste, publique, de toutes les « bonnes œuvres » de quelqu’un comme George Soros, milliardaire américain nonagénaire, au travers de sa Foundation for an Open Société et ses centaines  de succursales pour savoir d’ où part cette entreprise  :

Subversion de la famille par les Femen, groupe d’agitatrices parties  d’Ukraine pratiquant la provocation et  la profanation des lieux de culte chrétiens,  soutien des  mouvements ultra-féministes et  libertaires, aux Etats-Unis , en Europe mais aussi dans des  pays du Tiers monde plus vulnérables. Un autre milliardaire, Warren Buffet finance  largement les mouvements pro-avortement .

Promotion de l’homosexualité au travers des mouvements LGBT, largement financés par Soros.

Campagne pour la légalisation des drogues douces.

Aide aux transports des migrants en Méditerranée, aux manifestants pro-migrants et anti-Trump en Californie et plus récemment au mouvement racial Black lives matter.

Subvention aux mouvements pro-migrants (No Border) ou d’ultra gauche (black blocks) internationaux qui , en France,  ont infiltré, pourri et finalement discrédité les Gilets jaunes dont la cible était précisément  l’ordre mondial.

Aide au collectif de lutte contre l’islamophobie, proche des Frères musulmans.

Soros s’est vanté de subvertir l’Eglise catholique en y favorisant les mouvements dits progressistes.

Une étude récente a montré combien d’anciens agents  ou obligés de la Fondation Soros ont noyauté la Cour européenne des droits d’homme  pour y imposer leurs normes : musèlement de la police, extension indéfinie des droits des migrants.

Nous oublions sans doute beaucoup d’autres « œuvres » du milliardaire.

Nous ignorons en particulier quel rôle il a joué dans les guerres du Proche-Orient commencées sous le pavillon des   printemps arabes et qui ont orienté , en accord avec le gouvernement turc, plusieurs millions de réfugiés vers l’Europe.

Le principal auteur de  ces actions multiformes ne se cache pas : il suffit de regarder les comptes de ses  fondations sur Internet pour voir où vont les milliards de dollars qu’il consacre annuellement  à ses bonnes œuvres ; il ne complote pas puisqu’il est apparemment seul à décider et qu’il est persuadé qu’il s’agit de bonnes actions.  

L’ancien président de la République tchèque Vaklav Klaus, qui n’était pourtant pas du genre à donner dans la démonologie, disait de Soros : « tout ce que  fait cet homme est mauvais, tout ce que dit cet homme est mauvais , cet homme est le diable ».

Pour ceux qui penseraient que systématiser ce genre d’approche  relève d’un fantasme franco-français, précisions que, parmi beaucoup d’autres, Robert Kennedy Jr, avocat new yorkais, petit-neveu du président,  reprend à peu près les mêmes accusations à l’égard de Bill Gates qu’il envisage de  traduire devant la Cour pénale internationale  pour crime contre l’humanité.

 

Géopolitique

 

Des manifestations contre la poursuite du confinement se multiplient   à Berlin, à Londres, à New York. Pas encore en France…

Nous avons évoqué d’autres terrains d’actions internationales    concertées : le rôle de l’Etat américain dans les guerres du Proche-Orient qui ont fait dans  7 pays  au moins 4 millions de morts  n’est guère contesté.   Il a été inspiré par les « néo-conservateurs » - qui sont en réalité des démocrates, tendance Obama-Clinton, désireux d’étendre par la force la démocratie dans le monde. Trump a en partie mis fin à cette politique.

Quand le Parlement français a adopté (après un vote très contestable du   Sénat) la loi Taubira instaurant le mariage homosexuel, le président Obama a obtenu un mois après jour pour jour que la Cour suprême oblige tous les Etats américains qui étaient réticents, soit 40 sur 50   à légaliser ce genre de cérémonie. Obama l’avait promis à Clooney et  Weinstein , les hommes le plus puissants de Hollywood à l’époque, soutiens traditionnels du parti démocrate. Mais pour convaincre la Cour suprême, il fallait qu’un grand Etat  européen bascule :  ce devait être la France . François Hollande avait sur ce sujet une obligation de résultat.

Nous pourrions, si nous savions tout, nous étendre sur le rôle de la haute finance internationale  dans la conduite des affaires du monde :  entre la direction  de Goldman Sachs, d’un côté ,    la Commission européenne et la direction de la Banque centrale  européenne, les allers-retours sont habituels :  ainsi  Draghi, Barroso. Le secrétaire général des Nations-Unies, autre portugais, António Guterres, pense que pour l’Europe, l’arrivée  massive d’ immigrés en n’est pas un problème, c’est la solution. Un de ses prédécesseurs, commissaire européen , puis secrétaire général adjoint des Nations-Unies, président de Goldman Sachs et de British Petroleum,   l’irlandais Peter Sutherland , aujourd’hui décédé, déclara lors d’une audition à la Chambre des Lords britannique, que « L’Union européenne doit , par l’immigration, saper l’homogénéité des nations » et que le multiculturalisme était un facteur de prospérité .  

Quelle est la puissance de ce qu’on appelle désormais l’Etat « profond » américain sur la scène mondiale, profond par opposition à l’Etat de surface qui est bien obligé, lui, d’obéir au président démocratiquement élu , ou de faire semblent ? Grande sans doute.

Les uns et les autres prêchent l’urgence de lutter contre le réchauffement  climatique  où ils voient un prétexte pour établir un gouvernement mondial : tout laisse  penser que  le phénomène Greta Thurnberg est  une invention de George Soros.

Argent, sexe, idéologie, diplomatie, guerre : comment sont articulés ces différents pouvoirs qui semblent  exercer dans  leurs domaines  respectifs tant d’influence sur la planète  ?  Nous le  dirons quand nous en saurons plus.

 

L’idéologie, facteur de sectarisme

 

On pourrait imaginer que  certaines personnes  aient une opinion qui les marque d’un côté sur tel  sujet, et  d’un autre sur tel  autre sujet. Mais il n’en est pas question :  le sectarisme partisan aidant,   sur tous les sujets clivants que nous  avons évoqués, les maîtres de l’ordre  mondial sont pratiquement du même côté. S’ils sont pour l’immigration, ils sont aussi  pour le mariage homosexuel, s’ils sont pour l’euro, ils sont aussi  pour le libre-échange (deux concepts que pourtant les meilleurs économistes  jugent contradictoires) . Et ainsi de suite.

Quoique nous ayons cité quelques Européens, la plupart des membres les plus éminents de cette oligarchie mondiale vivent aux Etats-Unis, spécialement sur la côte Est, avec un pied à Londres. Beaucoup de choses sur la planète se décident entre New York et Londres. Soros se mêle des affaires de dizaines de pays du monde mais il vit à Long Island.

Presque tous les dirigeants de l’Occident sont sous la surveillance de cette oligarchie. Elle les fait plus ou moins élire – en tous les cas leurs adversaires  sont subrepticement   barrés - , et ils sont surveillés de près , que ce soit sur le plan financier ou sur le plan de mœurs afin d’exercer sur eux  d’éventuels chantages. Macron, comme l’était Obama, et comme devrait l’être Biden s’il est élu,  est l’exemple de ces dirigeants zombie entièrement sous la tutelle de l’ordre mondial dominant : à  aucun moment, sur aucun sujet, d’aucune manière, le président   français n’a été capable de marquer  la moindre  distance par  rapport à la doxa qu’inspire l’oligarchie internationale.   

Contrôlant à eux seuls plus de 90 % de la presse occidentale , nous en avons l’exemple en France, ils arrivent à imposer une idéologie dominante dont on a vu les caractères principaux    : mondialiste, antiétatique ( nous préférons ce mot à celui de libéral ), libertaire et tout ce qui en résulte, « antiraciste » ( au sens où l’entend  la famille  Traoré) , à l’occasion  pro-islamiste,    favorable à l’immigration, au libre-échange, défavorable à la famille , aux nations classiques, ultra-écologiste etc.  Les journalistes qui ne penseraient pas dans ce sens sont poussés hors de leur journal puis empêchés  de trouver du travail et même sans  de telles  sanctions, le conformisme qui s’est emparé de cette profession suffit à y  garantir le monolithisme de la pensée : ainsi aux Etats-Unis, 90 % des médias sont hostiles à  Trump, au Royaume-Uni, 80 % étaient hostiles au Brexit ( qui l’a pourtant emporté, ce qui montre que le verrouillage des opinions n’est pas définitif) . En France, 90 % sont favorables à l’Union européenne, bien qu’en 2005, 55% des Français se soient déclarés contre.

 

Une maladie de l’Occident

 

Tous ceux qui ont circulé dans le monde savent que les problèmes ne se posent pas de manière très différente  d’un  pays à l’autre. Même Poutine, qui, en Russie, offre l’exemple de la résistance aux idées dominantes dites « politiquement correctes » , est confronté à un   parti occidentaliste qui voudrait ramener la Russie sur les   rails.  Seuls des pays étrangers à notre héritage : Chine, Japon, Afrique noire ne semblent pas touchés par cette    problématique. Rappelons que quand  le pape François a réuni un synode sur la famille, c’est la menace de schisme  des évêques africains qui a fait obstacle à   une mention positive de l’homosexualité dans le document final .  Pour la plupart de ces sujets touchant aux mœurs, comme la procréation artificielle  pour femmes seules, les pays non-occidentaux nous prennent pour des  malades mentaux ou d’irrécupérables  décadents,   et comme ils ne nous aiment en général pas, iIs attendent que le fruit pourri  tombe de  lui-même.

Tous les figures de proue de l’ordre idéologique dominant, de quelque pays qu’ils soient mais surtout des Etats-Unis, ont aussi en commun d’être violemment anti-Trump.

Bien que le président Donald Trump n’ait  pas eu  l’intention de bouleverser  le capitalisme mondial, il a commis à leur égard des fautes inexpiables : d’abord il n’a pas été élu grâce à   eux. Sa fortune péronnelle le lui permettait. Ensuite il a pris  sur certains  sujets des options clairement contraires aux leurs :  alors qu’au début, il n’avait  pas d’opinion  bien nette sur les sujets sociétaux, il participe aux marches   pour la vie – dans un pays que la  question de l’avortement  a mis au bord de la guerre civile ; il a instauré un certain protectionnisme, rompant avec le dogme du progrès illimité du libre-échange ; il a aussi , au  moins s’agissant  d’autres  pays que l’Iran,  mis fin à la politique de  démocratisation forcée ( regime change)  du monde musulman, et quoi qu’il soit obligé de ménager les bellicistes américains,  il ne tient pas la   Russie de Poutine   pour un ennemi absolu. Il est encore difficile de dire si sa politique ultra-sioniste, pro-Netanyahou, tient à l’opportunisme électoral ou à une conviction de fond. Ajoutons qu’il est le seul président depuis tente ans à n’avoir pas déclenché de guerre.

 

Une Russie post-idéologique

 

A côté de Trump, Poutine est   l’ennemi numéro un des mondialistes libéraux-libertaires pour des raisons qu’il nous faut préciser : certes, l’Etat russe, compte tenu  de son héritage séculaire,  n’est pas prêt à  obéir à un quelconque gouvernement mondial, mais  quelque chose de plus profond est en jeu  : la Russie  est  un Etat post-idéologique. Après l’expérience terrible du communisme, idéologie pure et dure,   de 1917 à 1990 , les Russes sont vaccinés ; ils savent reconnaitre l’ idéologie, en particulier dans sa dimension antireligieuse et ils la fuient .  

Les leaders occidentaux, non vaccinés eux, se sont, après 1990, jetés tête baissée dans  le mondialisme prétendu libéral : abolition des frontières, y compris migratoires, ultra-libertarisme, antiracisme hystérique, repentance à tout va.  

Comme toute idéologie descend , d’une manière ou d’une autre, de la philosophie des Lumières,   ce mondialisme ultralibéral  est en quelque sorte cousin du communisme, lui aussi issu des Lumières.  Le mondialisme ploutocratique remplace l’internationalisme prolétarien ; il est une sorte une idéologie de remplacement pour ceux qui ont besoin d’une espérance séculière.   Or, à la différence de nos libéraux occidentaux, les dirigeants russes actuels ont dépassé l’héritage des Lumières  dont ils ont vu où elle les a menés : exaltant la patrie, les communautés historiques, l‘héritage religieux et culturel,  réticents à toute forme d’universalisme ( et donc étrangers au véritable impérialisme toujours lié à un projet mondial) , ils représentent   pour les mondialistes  occidentaux  une remise en cause  radicale. L’opposition qu’ils expriment   est bien autre chose que celle de la droite et de la gauche en Occident.  Ce n’est pas pour rien que Soros a désigné Poutine comme son ennemi numéro un.

Cette opposition entre deux visions du monde, plus radicales que celle qui a longtemps opposé l’Est  communiste et l’Ouest libéral, les républicains et les démocrates, la gauche et le droite européennes,  a trouvé au cours des trente dernières années   un terrain de prédilection aux Etats-Unis.

 Donald Trump a donné le sentiment à ses adversaires qu’il remettait en cause une évolution à sens unique du monde vers toujours moins de frontières,  toujours plus d’émancipation sexuelle,  toujours plus d’indifférence au « genre », à la race, à la religion. La victoire du camp adverse que nous appellerons faute de mieux national signifierait la remise en cause de la perspective qui leur est chère, celle d‘un gouvernement mondial dirigé par des gens comme eux. Comme tous les idéologues, ils ne pensent pas seulement que leurs idées sont meilleures mais qu’elles vont dans le sens de l’histoire : ils se qualifient eux-mêmes de « progressistes ». Il est remarquable que dans un pays comme la Pologne, les plus ardents adhérents à la construction européenne  et au mondialisme  soient  les anciens communistes. La maîtrise des médias  par les idéologues , même dans un pays comme les Etats-Unis, où ils ne contrôlent pas le pouvoir politique, leur permet d’imposer cette vision du monde à une majorité passive et de  livrer à l’anathème leurs adversaires. Dès que l’idéologie entre en jeu, la diabolisation se substitue au dialogue.

 

L’enjeu de l’élection présidentielle américaine

 

Le conglomérat d’acteurs, pour éviter de parler de complot, qui promeuvent le mondialisme libéral trouve son épicentre à l’aile centriste   du parti démocrate américain ,  pas son aile gauche, symbolisée par Bernie Sanders peu  concernée par cette dictature idéologique , celle qu’ont incarnée les époux Clinton et Obama. Quand Trump déclare ostensiblement se soigner à la chloroquine, ce n’est pas pour soutenir le Pr Raoult dont il ne connait peut-être même pas l’existence, mais pour jeter une pierre dans le jardin de son adversaire Gates. Et il n’est pas excessif de penser que les mêmes qui donnent le sentiment de dominer l’Europe tirent les ficelles du monde dans son ensemble    : Hillary et  Bill Clinton et leur âme  damnée John Podesta, M.et Mme Bill Gates, les patrons des Gafa et naturellement George Soros.

Les partisans de Trump ne se privent pas de répandre le bruit que plusieurs de ceux que nous venons de nommer sont impliqués dans le Lolita Express trafic pédocriminel qu’animait feu Jeffrey Epstein. La libération sexuelle qu’ils promeuvent  n’est pas que pour  les autres.  Au travers du Washington Post dont il est devenu propriétaire, Jeff Bezos (Amazon), désormais première fortune mondiale,  contrôle une bonne partie de l’opinion américaine. Marc Zuckerberg (Facebook) vient de faire savoir qu’il s’arrogeait le droit d’annoncer  le premier le résultat des élections présidentielles américaines.

C’est dire que la bataille qui se prépare aux Etats-Unis pour les  présidentielles de novembre 2020, est une batille d’importance mondiale. Ce sont deux visions du monde opposées qui s’affrontent. Malgré le silence des  médias européens sur le sujet, la lutte  est déjà terrible.

Beaucoup d’observateurs sont frappés par l’acharnement haineux du parti démocrate (de son aile dominante ) à mettre à mort politiquement   Trump.  Ces gens savent qu’après avoir dominé la société occidentale pendant trente ou quarante  ans et présidé à sa dégénérescence morale, ils jouent leur dernière carte.

L’irruption du vote électronique et du vote par correspondance, si propre aux tricheries, motivé par le Covid 19  vient encore compliquer  les choses.

 

Armageddon ?

 

Certains évangélistes voient dans cette bataille, l’ultime affrontement des forces  du bien et des forces  du mal, ce que  l’Apocalypse (Ap , 19, 11-21) appelle  la bataille d’Armageddon.  Mgr Vigano , ancien nonce à Washington, demande des neuvaines pour Trump alors que le  pape François, dont les liens avec les milieux mondialistes sont connus, quoique on n’en sache pas exactement  la nature,  appuie  de manière à peine discrète Biden, le candidat démocrate.

N’allons pas jusque-là : ni dans un sens ni dans l’autre nous ne sommes à  la fin de l’histoire. Mais la bataille qui s’annonce aura un impact considérable.

Les adversaires de Trump, comme tous les idéologues, croient qu’il y une   marche inexorable de l’histoire et qu’elle va dans le sens qu’ils souhaitent : l’élection de Trump en 2016 avait été pour eux un malheureux accident. Tout à leur vision idéologique de l’histoire, abandonnant tout scrupule démocratique, leurs partisans au sein de l’administration, des services de renseignement , du Congrès  ont mené pendant quatre ans une guerre impitoyable contre le président élu, allant  jusqu’à paralyser l’action de son administration, spécialement de  sa diplomatie.  Pour eux, cette malheureuse parenthèse doit se refermer et ce qu’ils tiennent pour le courant normal de l’histoire doit reprendre. C’est dire que la chape de plomb   du politiquement correct que ces gens-là contrôlent avec leurs réseaux de médias risque pour nous, citoyens  d’Europe occidentale, de se faire , en cas de succès de Biden,  plus lourde encore qu’elle n’a  jamais été. Les partisans du mondialisme, comme Emmanuel Macron, s’en trouveront confortés  

Au contraire, si Trump est réélu, il ne sera plus possible de dire que sa première élection était une parenthèse : les antimondialistes, ceux qui pensent que les patries, les liens familiaux  naturels, l’héritage culturel , la normalité démocratique  ne sont pas  un vain mot, tous ceux qui préfèrent le débat à la  chasse aux sorcières,  au motif d’antiracisme, de sexisme, d’homophobie – et en Europe d’islamophobie, pourront à nouveau marcher la tête haute ; ils pourront espérer que  l’Occident,  revenu à un mode de gouvernement normal,  pourra, une fois débarrassé de cette idéologie  mortifère qui exerce aujourd’hui son emprise sur lui, reprendre , comme l’a fait la Russie en 1990,  sa marche en avant  sur les voies de la nature et de  la raison .

 

Roland HUREAUX  

 

 

 

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 20:09

 

AVEC LE PAPE FRANCOIS, L’EGLISE PLUS QUE JAMAIS DU COTE DES RICHES

 

Ceux qui imaginent que l’Eglise a changé se trompent : plus que jamais l’Eglise du pape François, et accessoirement celle de France, sont  du côté des riches.

Aujourd’hui, la politique se mondialise : le clivage qui traverse l’Occident est le même partout. D’un côté le camp des mondialistes qui veulent instaurer un Etat global (qui serait basé aux Etats-Unis mais avec une vocation planétaire), ce qui suppose l’attrition de toute les structures intermédiaires : Etats, familles, syndicats et la libre circulation des biens, des capitaux et des hommes, donc la totale liberté des migrations. Avec l’Etat, ce sont les identités qui doivent disparaître, identités nationales mais aussi régionales, sexuelles (la théorie du genre est un élément essentiel du projet).  De l’autre côté, ceux qui défendent les médiations ,  les nations (et donc leur expression juridique, les Etats), les familles , les collectivités locales, les frontières,  pas pour les fermer comme le prétend une propagande grossière, non,  pour  les   contrôler , ce qui s’est toujours fait ; les grande paniques, COVID, réchauffement climatique, sont un moyen d’opérer le grand basculement vers  le projet mondialiste , le reset  que l’on  nous annonce.

 

La résistance des peuples au mondialisme

 

La résistance des peuples au projet mondialiste est multiforme mais d’abord électorale   L’élection présidentielle américaine   est un test : jamais les clivages sociaux n’y avaient  été aussi marqués : en gros la moitié la plus pauvre du pays a voté pour Trump ( sauf les noirs, attachés au souvenir d’Obama  mais  chez qui le vote Trump a  fait  des progrès substantiels ). De l’autre, les classes moyennes urbaines et les grandes fortunes qui ont massivement voté Biden. La quasi-totalité des grandes fortunes américaines , Gafas en tête, était hostile à Trump. Le clivage est aussi géographique : selon les catégories si bien établies chez nous par Christophe Guilluy, les métropoles riches et branchées ont voté Biden, l’Amérique « périphérique » a voté  Trump.  C’est normal : la mondialisation  est  une machine de guerre des riches contre les pauvres, des branchés contre les paumés. Son but inavoué est de rendre les riches encore plus riches et les pauvres (au moins ceux du monde occidental) encore plus pauvres. La protection des pauvres passe  par la préservation des communautés intermédiaires que sont les nations ou les entités plus petites, ainsi que les familles. Dans un espace ouvert au grand large, les riches se débrouilleront toujours mieux que les pauvres.  Malgré ses moyens d’action limités, en quatre ans,  Trump a renversé la tendance en créant des millions d’emplois pour les plus démunis que le libre échange laissait sur la touche. Ça ne se pardonne pas !  

Tout cela est simple, mais difficile à faire comprendre parce que le camp des riches du monde, qui tient tous les médias de l’Occident, se drape désormais, fait sans précédent dans l‘histoire, dans l’idéologie de gauche :  internationalisme, antiracisme, libération sexuelle, environnement. Bref du côté de ces sentiments chrétiens dévoyés qui, comme l’a bien vu G.K.Chesterton, pavent l’enfer. Et plus il est féroce pour les pauvres, plus le camp des riches  s’affiche « progressiste ».

Ajoutons le menace sur le démocratie que fait planer cette idéologie : l’alliance du très grand capital qui possède tous les médias et d’une tribu journalistique de plus en plus inculte, formatée pour être presque toujours  du côté de la gauche , donc des riches , laisse à l’opposition un espace qui se  restreint chaque jour  , une situation qui a obligé  le président des Etats-Unis lui-même à communiquer avec son peuple en twittant !   Il n’est pas sûr que les média des  régimes totalitaires aient été moins monolithiques que ceux qui  désormais dominent  l’ Occident.

Menace aussi sur la paix : la présidence Obama-Clinton a montré l’agressivité d’une caste mondialiste qui pense imposer par tous les moyens des valeurs, comme la théorie du  genre, qu’elle considère comme universelles : quatre guerres   déclenchées par Obama, prix Nobel de la paix, aucune par Trump qui en a au contraire terminé deux. Le programme de Biden est une déclaration de guerre à la Russie. Toute idéologie tend à la guerre, même et surtout si elle est l’idéologie des puissants.    

On objectera à ce palmarès la question des migrants ( ou réfugiés) . Mais qui ne voit qu’ils ne se pressent aux frontières  que par la volonté de l’oligarchie mondiale, soucieuse de faire baisser les salaires pour accroitre les profits, d’alimenter sa machine idéologique d’un peu de larmes de crocodile et surtout de dissoudre les identités ?  Dissoudre les identités, c’est le projet que l’irlandais  Peter Sutherland[1], cet homme des « marges », président de Goldman Sachs et de la Shell, commissaire européen et secrétaire général adjoint des Nations unies et  accessoirement conseiller du pape pour les migrations,  avait avoué à la Chambre des pairs britannique. Sans compter que beaucoup de  réfugiés  viennent  de pays, Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, que la même oligarchie a mis à feu et à sang au nom des droits de l’homme  !  

Face à ce dilemme, le pape François a clairement choisi son camp, celui des riches : l’encyclique Tutti fratelli, publiée comme par hasard à moins d’un mois de l’élection américaine, pot-pourri de toutes les utopies mondialistes, utopies qui sont désormais portées, il faut le répéter, par les 0,1 % les plus riches du monde.  Au mépris des usages diplomatiques, le Vatican reconnait l’élection de   Biden alors qu’elle n’est pas officielle, participant ainsi à un mouvement mondial de pression organisé pour faire fléchir l’opinion américaine et les juges  qui vont in fine arbitrer.  De petits prélats français qui ne connaissent rien aux affaires du monde se mettent au diapason, se réjouissant de l’élection encore hypothétique du catholique Biden à la Maison blanche, ignorant tout, apparemment, de la corruption     abyssale du personnage, expression de ces élites mondialisées et antipopulaires qui dirigent  le camp démocrate. De la même manière,  l’épiscopat français, dans sa majorité, avait eu un tendre pour    le président Macron, pantin du mondialisme à la française, au point de l’applaudir debout (standing ovation )  ! Peut-être découvrira-t-il, s’il ouvre un peu les yeux, au travers de la question des messes dans le confinement, le caractère radicalement antireligieux de l’idéologie mondialiste ?

 

La reductio ad hitlerum, vieux cliché éculé des mondialistes

 

Le pape va publier, dit-on, un livre où il dénonce le camp patriote, Trump en tête, comme incarnant le retour des dictatures des années trente. Vieux cliché éculé   de la propagande mondialiste. Il se peut que d’Argentine on ait mal suivi l’histoire de l’Europe au XXe siècle. François ne sait peut-être pas que les dictatures totalitaires ont déclenché des guerres, dont la terrible seconde guerre mondiale. Trump, lui, est le premier président américain depuis trente ans, à n’en avoir déclenché  aucune ; favorable   à la paix, favorable aux pauvres, favorable aux valeurs familiales , Trump aux yeux de François est un mauvais chrétien !   Messeigneurs,  il faudrait que vous regardiez le monde réel autrement que par les lunettes de la propagande mondialiste et que vous mettiez à jour vos concepts.

On peut dire que nos prélats, sont faciles à gruger en politique   et le mondialisme a des capacités diaboliques (nous pesons nos mots) pour mentir sur ce qu’il est. Mais il se peut aussi hélas que l’Eglise, la haute Eglise, pas le vrai peuple chrétien bien sûr, retrouve avec François un réflexe antique  qui lui a fait perdre tant de fidèles en Europe, celui de prendre le parti des riches, parti qui a l’air, il est vrai, plus propre, plus policé  qu’un  peuple suspect de   « populisme ». Un haut prélat français nous disait avec un discret sourire, que l’Eglise avait toujours été élitiste. Cela valait peut-être aux temps anciens où ces élites avaient encore du bon sens et un réel sens de leurs devoirs envers les populations, qu’elles ne voulaient pas les réduire des 9/10 comme M. Bill Gates.  Ces élites aujourd’hui sont devenues folles, touchée par le virus mortel de l’idéologie.   La haine du populisme à laquelle les élites mondialisées vous entrainent, voyez, Messieurs les prélats, si ce ne serait pas le nouveau nom de la haine des pauvres.

Roland HUREAUX

 

[1] Décédé en janvier 2019

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 20:07

YES MR GATES,  BLACK LIVES MATTER !  

 

Le mouvement Black Lives matter apparu aux Etats-Unis cet été avait pour but officiel de défendre la vie des noirs, menacés par les violences policières.

Ses organisateurs et a fortiori ses militants  ne se doutaient sans doute pas qu’ils  avaient  été soutenus par les tenants du nouvel ordre mondial.  Avant même le début du mouvement, George Soros annonçait dans un journal allemand qu’il allait organiser aux Etats-Unis  des  manifestations de gens de couleur dans le but de faire perdre Trump.

Or il est notoire que  Soros est proche des quelques personnes qui sont les agents actifs du nouvel ordre mondial :  Bill Gates, Marc Zuckerberg, Jeff Bezos et toutes les principales fortunes de la planète.  Ces gens-là   partagent une haine abyssale de Trump et s ‘étaient juré de le faire battre. Le scrupule   démocratique ne les étouffe pas : Marc Zuckerberg (Facebook) s’est vanté avant l‘élection que c’est lui qui décidera   qui sera le gagnant d’élection présidentielle ; il a coupé les comptes de Trump en pleine campagne électorale. Les noms de Soros et Gates, comme par hasard, apparaissent dans les montages financiers des sociétés soupçonnées d’avoir faussé le comptage électronique des  votes.

 Ceux qui aiment cette sorte de gens diront qu’ils se rattrapent en soutenant des mouvements antiracistes. C’est oublier certaines des  idées fondamentales qu’ils partagent : bien davantage que le racisme, c’est le réchauffement climatique qui les préoccupe et pour eux, sa cause c’est l’homme . Depuis plusieurs années, Gates répète l’antienne malthusienne : il y a dix fois trop d’hommes sur la terre, il faut en réduire le nombre des neuf dixièmes. L’objectif de 700 millions d’hommes (et de femmes) revient en boucle.

Comment ? On ne   soupçonnera quand même pas ces émules de George Orwell de vouloir utiliser les gaz. Mais imposer une vaccination obligatoire, sous peine de confinement perpétuel par une puce sous la peau, fabriquée par Microsoft, pourquoi pas ?  Vacciner en introduisant un stérilisant, cela s’est déjà vu dans certains pays du Tiers monde. 

Qui seront donc ces 700 millions ? On peut supposer que les Américains riches seront préservés . Ces milieux malthusiens sont aussi eugénistes ; ils  ont le culte du QI (voir les conférences du Dr Laurent Alexandre), et, à terme, envisagent son gonflement par le transhumanisme.

Comme ils ne sont pas, peut-on supposer, complètent idiots, mêmes s’ils    connaissent mal la démographie, ils  savent que l’Europe occidentale, les deux Amériques, la Chine et une partie de l’Asie    sont entrées dans la voie de la dénatalité et du recul démographique. Reste  l’Afrique et, sans nul doute, ce sont les Africains qu’ils ont dans le collimateur.   Moins il y aura de vies africaines dans les années à venir, mieux cela vaudra, selon eux, pour le bien de l’humanité. Leur mépris des  vies noires s’exprime déjà dans le fait d’utiliser certains pays d’Afrique pour tester des médicaments ou des vaccins.   Bien que la fécondité africaine soit encore élevée, elle est en baisse mais cela ne leur suffit pas. M. Bill Gates songe aux moyens de la réduire encore. Black Lives matter certes mais pour les mondialistes qui tirent les ficelles de ce mouvement, il y a de limites : moins de black lives (pas quelques victimes de la police, mais quelques centaines de millions) et la planète sera sauvée.

 

Roland HUREAUX

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